sep 27, 2009

En feu de corps ...

L’on m’a demandé, pour l’histoire en cours, de « pimenter» quelque peu, d’y insérer un ou deux passages plus « corsés » … Donc, j’essaie et je m’exécute en vous demandant toute votre indulgence et pourquoi pas, vos suggestions …

Merci.

 

La nunuche se sentait fébrile.

Son homme, celui qui la faisait frémir juste en ne pensant qu’à lui, était parti ce matin très vite, trop vite ...

Elle, qui restait encore allongée dans leur lit, s’étirait en pensant à ce désir qui l’avait tenaillé quand elle l’avait regardé, en douce, se lever si beau dans sa nudité et se diriger vers la salle de bains. Elle l’aurait rejoint sous la douche si elle avait osé, pour le caresser doucement. Il l’aurait capturé de sa bouche, de ses bras, de son corps …

Cependant non …

Elle était restée dans sa tendre torpeur, il fallait qu’il aille travailler.

Et puis, à besoin de lui impératif, elle lui  avait envoyé ce message et il avait répondu. Elle avait senti son désir et ce fut lui qui fut le plus fort.

Elle décida de se préparer, d’aller l’attendre à sa sortie de bureau, de lui en faire la surprise.

Elle était donc là quand ce fut l’heure.

Elle était là, tendue dans cette faim qui l’avait tourmentée toute à l’heure.

Il la regarda amusé et intrigué.

Il la sentait encore plus à lui que d’habitude alors que leurs peaux ne se touchaient même pas.

Tout son corps exhalait le désir et celui ci était si palpable, qu’il eut envie d’elle tout de suite.

Elle le regardait en souriant, s’approchant au plus près pour l’embrasser tendrement, juste tendrement. Elle sentit sa main se poser sur sa hanche dans ce geste de possession qu’elle aimait tant et qui la rapprochait de lui tout contre .

Sa raison vacilla presque.

Il fallait quitter cet endroit, rentrer, enlever ces barrières de tissus, être nue contre lui, être nus ensemble…

Il semblait troublé lui aussi mais elle rassemblait tellement ses forces pour ne rien laisser paraître qu’elle ne vit pas ce regard couvé sur sa nuque, descendre lentement le long de son dos, le long de cette fermeture éclair interminable qu’il se prendrait en plaisir, à défaire. Il devina qu’elle ne portait rien sous cette robe et cette image suffit à lui donner envie de rejoindre encore plus vite leur appartement.

Elle posa sa main sur sa cuisse comme elle le faisait toujours alors qu’il conduisait et ferma les yeux.

Il mit la radio et parla de tout et n’importe quoi, sans émotions apparentes et pourtant, elle avait le don dans ses gestes innocents d’épanouir son désir d’elle en une seconde et il faisait de fichus efforts pour ne pas tout à coup, remonter sa main entre ses cuisses pour constater ce qu’il avait déjà entrevu et glisser en toute impunité vers cet endroit déjà humide et chaud.

Ils arrivaient.

La voiture garée dans le parking souterrain, ils prirent le chemin côte à côte de l’ascenseur .

Ne pas se toucher de trop prés.

Ne pas s’effleurer.

Ne pas se respirer.

Le désir était quasiment tangible et ils faisaient de foutus efforts pour ne pas se laisser noyer maintenant dans le plaisir de leurs corps affamés et de l’un et de l’autre.

La porte de l’ascenseur se referma.

Quatre étages… Quatre …

Rez de chaussée.

Trois étages…Trois …

Tandis qu’elle se retournait et plongeait dans ses yeux, il l’attira à lui avec toute violence de passion retenue dans un baiser aussi fougueux que voluptueux, laissant sa main remonter le long de sa cuisse, relevant sa robe, saisissant ses fesses … Elle émit un gémissement de plaisir, le sentant si dur tout contre elle, elle inonda la main qui la caressait et pénétrait plus loin.

Trois.

La porte s’ouvrit.

Il rabattit sa robe, la prit dans ses bras et l’emporta à l’intérieur.

Il la posa délicatement.

Ils se tenaient enlacés dans un baiser de torture délicieuse.

Il défit la fermeture éclair interminable, elle enleva ce qu’elle pouvait lui ôter aussi vite qu’elle le pouvait mais, que peut une simple robe contre un costume complet ?

Elle se retrouva nue bien plus vite, il la plaqua contre le mur de l’entrée et se mit à vouloir l’explorer là maintenant alors qu’elle ne rêvait que de lui en elle, son membre si dur au plus profond d’elle. Il jouait avec ses seins si durs, si dressés, sa langue chatouillant, léchant à qui mieux mieux. Ses mains continuaient de la caresser avec autant d’insistance qu’elle en restait coite sous tant d’assauts répétés et soudain, sa bouche curieuse remplaça ses doigts qui la rendaient déjà folle, à moitié folle ?

Elle gémissait .

Elle ne savait pas comment elle tenait encore debout, il la tenait, il l’emmenait dans une folle sarabande de plaisir, de délices sans fin.

Etait ce cela mourir debout ? Elle qui voulait le surprendre de lui faire l’amour, c’est lui qui l’emmenait encore sans restriction aucune dans tous les méandres du plaisir …

Elle gémit plus fort.

Si il continuait, elle ne pourrait se retenir de jouir là dans sa bouche.

Elle essaya de se dégager mais il en avait décidé autrement.

Elle chancela au moment où elle se laissa glisser entièrement dans le ravissement déferlant.

Il la tenait toujours, la rattrapa tout contre lui en l’embrassant doucement mais il le savait, elle ne lâcherait pas prise, sa langue se montrerait exigeante dans sa bouche, elle imposerait son rythme celui impétueux qu’avait son corps qu’il la possède encore plus intensément, plus profondément.

Elle laissa son corps parler à celui qu’elle aimait. Il l’épousa dans le moindre de ses mouvements, ses mains, sa bouche, sa langue dansaient sur cette peau qu’elle rêvait depuis le matin.

Il ne tint plus alors que les caresses s’attardaient sur son sexe si dur, alors qu’elle le regardait bien dans les yeux … Il jouit si fort qu’il eut presque peur qu’elle ne fut effrayée par sa puissance décuplée.

Elle le contemplait toujours et à ce moment là, il sut qu’il allait la conduire sur leur lit et lui faire l’amour en la prenant simplement. Ils chevaucheraient en tendresse, intimement et indiciblement liés, tantôt lentement, tantôt rapidement mais verseraient à coup sûr dans le plaisir le plus exceptionnel, yeux dans les yeux, bouche contre bouche, langues mêlées ..

sep 19, 2009

Du petit train train du tortillard ...

Alors que le hérisson déguisé de nuages prenait sa route dans un ciel pourtant si bleu qu’il pourrait se perdre en gros mouton laineux au moindre souffle de vent, le train lui, avançait sur son bonhomme de chemin, pas trop mécontent à vrai dire.

 

Il s’éloignait sûrement et rapidement de la gare où il avait laissé derrière lui les pleurs, les joies, les bagages oubliés de toutes sortes : du doudou qui ne ferait pas qu’un malheureux, de la monnaie du petit déjeuner pris au petit café du coin, de l’amoureux transit demeurant uniquement cela sur le quai en lui murmurant « bon voyage » sans oser l’embrasser, du chien pourtant dans son panier, et que sais je encore … Un bric à broc souvent, des histoires tristes quelques fois ou simplement invraisemblables …

 

Envers et contre tout, il avalait les kilomètres .

 

Après tout, il fallait qu’il respecte son horaire et rien ne le ferait plus souffrir qu’un retard, même infime. Il avait été conçu pour être rapide, sûr et efficace. Il devait donc être le bon petit train que l’on attendait qu’il soit.

 

Le hérisson tremblait.

L’heure de la transformation était proche.

Il se mouvait encore en épines toutes dehors, il ne sera toute à l’heure que boucles soyeuses.

Le train ahanait presque tout à bougonner de sa vitesse autorisée sur cette partie encore villageoise.

Il ne rêvait qu’à la pointe qu’il se permettrait toute à l’heure, tendu encore plus loin vers la direction choisie par tous ces gens qui avaient pris place à son bord et qui commençaient leur nouvelle petite vie de passagers.

C’est fou en fait, que de pénétrer en un lieu fermé, porte refermée du wagon attribué, fasse que l’humain se métamorphose bon gré mal gré en nouvel Indiana machin du rail à la recherche de son siège qui lui semble, vu d’ici, définitivement perdu.

Et non !

Contre toute attente, l’éclair de génie vient à cogner son neurone en tentative d’action, volontairement passer ici en mode « mini » pour cause d’immersion en milieu étranger.

Car il est toujours utile de le rappeler : il appartient au genre humain pourvu par conséquent de tout ce qu’il faut pour réfléchir en toute situation.

Et donc, brusquement, il comprend forcément qu’avec le billet qu’il tient dans la main, son sacré graal à lui, sa quête aboutira forcement quelque part ici.

Il se projette enfin dans un futur très immédiat, assis à une place respectable.

La révélation du numéro exhibant les chiffres espérés s’agite devant lui, aussi soudainement que les boucles laineuses tout là bas dans le ciel.

Bon, il faudra certes, me direz vous, en passer par la sacro sainte danse du bagage au dessus de la tête, sorte de rite avant de devenir une bonne fois pour toute, « passager » . Danse improvisée laissant à penser à son exécutant qu’il faut impérativement la prochaine fois, garnir moins son havresac afin de ne pas mettre en péril sa vie ou celle des autres forcément car après tout, l’on s’improvise « autre » ici et bagagiste, c’est un métier qui franchement ne court que les hôtels en grand…

Quoiqu’à bien y réfléchir, l’on s’étonne en agréable parfois en aidant quelque gente dame en détresse. La consigne alors est de dégager un flegme tout « maitre nageurienne » , un bedon rentré et les biscotos sans défaut …

La formalité accomplie de manière conventionnelle ou pas, néanmoins avec succès, notre voyageur prend possession de sa place en s’assurant tout de même une nouvelle fois, que le numéro est bien celui qui figure sur le ticket « magique ».

 

Pour celui là, c’est fait.

Il est installé, à sortir ses petites affaires qui vont l’aider à passer un heureux voyage. Il peut se poser en paix et afficher le regard un brin méprisant pour celui qui entre à son tour dans le wagon et qui franchement, à l’air pitoyable.

Hum, il me semble, Monsieur, que c’est quelque peu la contenance qui était la votre avant votre installation de Poussah…

 

Et cela, va se répéter sans cesse jusqu’à ce que chaque place trouve preneur.

 

Et moi alors ?

 

La nunuche du cœur qui voyage rarement a heureusement la bonne idée d’être avec lui, son homme extraordinaire qui en un clin d’œil les a installé avec la dextérité qu’elle lui connaît. Elle va se lover doucement, tant bien que mal, tout contre lui et laisser le train rêver à sa lancée fulgurante, son tracé irréprochable, ses minutes scrupuleusement respectées et son arrivée triomphale à la destination finale où il laissera échapper tous ces passagers qui reprendront bien vite le court de leur histoire de gens ayant pris le train …

 

 

sep 13, 2009

Signes, vous avez dit signes ?

Il y a quelques jours déjà que rien n’allait plus …

 

Bon, c’est vrai pour tout le monde, de toute façon, quand le cœur a été un tantinet piétiné et que l’objet de tout vos désirs a été soudainement soudain, éloigné.

Etre convalescent, en fait, n’est jamais drôle pour personne même si dans le terme utilisé, l’espoir de guérison marque, déjà et de plus en plus, son empreinte.

 

Et c’est alors que tous ces petits trucs surviennent, vous titillant sans cesse.

L’on se demande ce qui peut bien avoir changé, ce qui peut bien avoir suscité ces rouages bizarres qui s’agitent et sous votre nez, et dans votre tête …

L’on essaye néanmoins de relativiser tout cela, de se dire que ça n’est juste qu’une concordance de faits, certes du même acabit, s’enchaînant inlassablement ainsi bout à bout et de manière forte agaçante vu l’état déclaré.

 

Est ce que quelqu’un ou quelque chose a un truc important à vous dire ?

Après tout, comme vous êtes si tête en l’air, en espèce de Bridget en titre, il faut sans doute des moyens un peu plus tapes à l’œil et répétés pour attirer votre attention.

Mais là, ça commence à faire beaucoup !

Vos mails, votre boite aux lettres, vos papotes avec vos amies et même vos rêves, s’y mettent ! Vous ne pouvez plus faire un pas sans que ce machin là s’agite en toute indécence sous votre nez.

 

Donc, je dis stop s’il vous plait, Monsieur le Farceur (on peut féminiser après tout, il ne faut pas être aussi sectaire) , temps mort, je sors du jeu !

Vous y allez un peu trop fort et je ne suis pas sûre de pouvoir passer l’épreuve en tout succès.

Merci donc de m’oublier et de vous acharner sur quelqu’un d’autre, merci infiniment.

A bon entendeur …

 

 

- « Psssiiitttt ?!!!!

Tiens, tu es là, toi ?

Bah oui, toujours quand tu es un peu out and not fun !

Mouais… Qu’est ce qu’il y a cette fois ? J’ai révélé encore un secret du livre des filles ?

Nan, nan … Mais c’est quoi ce « truc » qui te poursuit sans cesse ?

Ah ça ! Le « mariage » ! La panacée de l’ironie suprême ! Il ne me manquait plus que ça comme épreuve « choc » recevoir des tonnes et des tonnes de pubs, d’infos sur le sujet !

Rires … Heu, excuses moi ! C’est plutôt vache ça !

Comme tu dis, d’ailleurs, je crois que je vais faire comme la noiraude, je vais en parler à mon vétérinaire …Nan, je plaisante …Et le livre des filles au fait, il dit quoi dans ce genre de cas ?

Tu sais bien que l’on ne peut rien divulguer ainsi cependant là, il n’y a rien, pas de conseils pratiques !

Ca m’aurait étonnée aussi, vu que la plupart du temps, le côté pratique faut le chercher ! Je vais appliquer ma méthode : changer de boite mail, mettre une note pour le facteur, sermonner mes amies ... Pour le reste en immédiat, j’aviserai.

Tu sais, tu n’es vraiment pas drôle aujourd’hui !

On a tous de bons et mauvais moments … »

 

 

Et la nunuche du cœur posa son crayon et referma son cahier.

Elle sourit, c’est vrai que rien n’est facile quand on ne sait pas ce que l’on veut.

Elle avait de la chance, sans doute, oui, sans doute.

 

sep 11, 2009

Petite scène de vie quotidienne de la nunuche du coeur ...

La nunuche du cœur que je suis, bien posée sur son coussinet, écrivait.

 

Les mots s’échappaient de son crayon et s’en allaient se ranger bien sagement sur le papier.

Ils étaient impatients que l’histoire, dont ils faisaient partis, avance.

Chacun avait son rôle à tenir et, en braves petits mots qu’ils étaient, ils faisaient, ma foi, une jolie figure et tout ce microcosme cheminait, ainsi, en paix.

 

La clef tourna dans la serrure de la porte d’entrée.

 

Le crayon filait toujours et arrêta sa course quand la porte se referma.

La nunuche sourit, il rentrait, l’homme exceptionnel qu’elle aimait.

 

Elle reprit son écriture priant instamment tout son petit monde de se concentrer tout de même un tantinet.

Cependant, elle frémissait déjà d’imaginer le baiser qu’il ne manquerait pas de lui déposer en effleurant sa nuque si doucement, si tendrement de sa main chérie.

Le crayon sursauta, le mot en suspens n’osa même plus bouger.

Devait il sauter de son plein gré là derrière les autres ou attendre sagement la reprise d’écriture ? Après tout, il n’était plus qu’un mot tout seul, et de mémoire de mot, il ne savait pas.

 

Lui s’était approché et livra ce délicat et non moins passionné baiser.

Il effleura sa nuque en lui souhaitant le bonsoir.

 

Le mot, lui, était autant au bord de la torture que celle qui contenait son instrument. Il gardait sa position en maintenant tant bien que mal ses consonnes et voyelles.

La nunuche, en revanche, avait perdu de sa contenance.

Il est vrai que quand il arrivait et s’emparait ainsi, en un baiser, de tout son être, elle était livrée corps et cœur liés à leurs désirs partagés dans la nanoseconde immédiate.

Cependant, elle ne voulait ne rien laisser poindre ce soir ; flegme, toute en flegme et occupée seulement à sa nouvelle histoire.

 

Il fallait tout d’abord sauver ce petit mot si courageux et finir au moins le paragraphe, au moins …

 

Il la regarda du coin de l’œil en souriant.

Il aimait ce petit air qu’elle prenait lorsqu’elle se voulait paraître fort occupée alors qu’il sentait sourdre en elle, l’appel du plaisir qu’ils connaissaient tous les deux si bien.

 

Le petit mot soulagé put enfin rejoindre ses comparses qui s’agitèrent un instant dans la mise à la ligne en guise de standing ovation. Il avait tenu bon et avait parfaitement exécuté sa pause sur le papier, un réel petit mot exemplaire !

 

Elle leva les yeux et vit son sourire esquissé, ses yeux s’allumer.

Elle était découverte …

Quoi de plus étonnant, il la connaissait si bien !

Elle remercia son petit monde du travail jusque là accompli et le pria d’être plus sage qu’elle jusqu’à son retour prochain.

 

Le crayon fut donc posé et le cahier, refermé.

 

Elle s’étira là, sur son coussinet et alors qu’elle allait se lever, il la souleva et l’emporta tendrement et fermement vers leur univers rien qu’à eux.

 

-« Que veux-tu ? »

-« Juste toi. »

sep 10, 2009

Et la ravissante idiote dit ...

« Où étais tu ? »

« Dans des histoires qui n’étaient pas les miennes » » …

 

Quand on cherche désespérément, ou pas, l’amour et que brutalement, ou pas, on le trouve, c’est quelque part la question que l’on peut se poser.

Car après tout, on en a remué, ou pas, des secondes, des minutes, des etc … pour en arriver là : juste dans ses bras, au plus prés, tout contre son corps serrée, le cœur en ébullition de Bonheur si immense que l’on se demande si la réaction chimique s’effectuera un jour et si elle restera là, en épée de Damoclès.

C’est à ce moment là que l’on y pense mais jamais, plus jamais après, sauf si bien sûr, l’exécution s’ébranle (ébullition, vapeur, pschiiitttt …)

 

Alors pourquoi ?

 

Pourquoi se donner toute cette agitation en vertiges hallucinants pour ne s’apercevoir au bout du compte que lui et vous, c’est du tout simplement simple en fait.

 

Quel est ce besoin irrépressible de vouloir absolument trouver son autre, sa moitié, son (coller ici le mot qui vous va bien) … ?

Est ce que l’amour glissé en sommeil quelque part dans nos cellules est si puissant qu’il actionne tous les leviers à sa disposition pour se libérer totalement et faire de nous un esclave consentant en dépendance totale ?

Dans ce cas, c’est certain, nous n’avons pas d’autre choix quand le processus est lancé.

En revanche, se poser la question de savoir si la survie de l’espèce travaille de concert me laisse tout à coup, une vision que je préfère oublier.

Ouh que oui !

 

Bref …

 

Puisque je suis une ravissante idiote, j’ai imaginé dans ma petite tête qu’une histoire d’amour presque parfaite (je préfère cette notion là) était en fait la résultante de deux sujets mis en présence chez qui le processus d’amour réveillé et bien déclenché s’était réalisé correctement et au même moment.

En fait, deux sujets en phase de « pile poil c’est le moment de tomber en amour toi et moi » se rencontrent et ça donne une histoire exceptionnelle et belle.

Forcément ce truc là ne survenant que sous conditions exclusives, les élus sont soit considérés comme une espèce en voie de disparition, soit railler parce que finalement comment croire à ça !

Néanmoins de toute façon, à la manière des légendes urbaines, l’idée se propage partout.

C’est celle ci qui a permis aux petits malins de survivre : le processus s’étant juste déclenché avec un décalage et vous l’aurez compris plus le décalage est grand, plus la réaction chimique (ébullition, vapeur, pchiiitttt ..) a des risques de se produire.

Quant à ceux qui cherchent en désespoir, c’est soit parce qu’ils ont volontairement interrompu le processus, soit parce qu’ils sont irrémédiablement sourds à tout.

 

Et que vive la diversité , n’est ce pas ?

 

 

« Chut, viens là, mon agitée du sommeil »

Et là, honteuse de l’avoir réveillé , je lui raconte ma théorie toute fumante encore.

« Et toi, que veux tu ? »

« Juste être avec toi ! »

 

Simplement simple, quoi !

sep 07, 2009

L'histoire de Sophie ...

Ecrire une belle histoire.

J’ai toujours aimé en coucher, mettre sur le papier en délicates attentions ce qui permet de s’envoler et de rêver une vie en plus joli.

 

Serait ce pour oublier que la mienne est plus souvent teintée de gris ?

Non, à bien y réfléchir, il en est ainsi pour chacun d’entre nous .

Quoiqu’on en dise, nous oscillons tous dans des vies colorées de gris infinis, avec certes quelques fois, des effets de soleil éblouissants qui comme tout effet, n’a rien de permanent.

Alors oui, je choisis d’écrire des histoires où l’amour vole en éclatant, où les cœurs ne savent qu’exulter en passion infinie de tendresse ; je préfère à tout prendre, essayer de capturer quelques rayons de soleil pour les faire danser un petit peu sur vos vies … (et zut, mes chevilles)

 

Et si pour changer, j’écrivais une histoire « noire » ? Un truc bien laid à souhait jetant le plus foncé des gris annoncés ?

Quels ingrédients faudrait il prendre ?

Laissez moi réfléchir…

Ah oui, je sais, enfin, je crois …

 

 

Sophie est amoureuse et il faut dire que ça ne lui était pas arrivée enfin, jamais, à vrai dire.

Elle laissait son cœur se prendre au sentiment de l’autre, celui qui disait l’aimer d’un amour si grand. Cela lui suffisait en fait, pour croire qu’elle en ressentait tout autant.

Elle vivait donc ainsi depuis quelques années, naviguant de cœur en cœur et l’on peut souligner sa propension à se faire aimer.

Il est vrai qu’elle était plutôt jolie et dotée d’une nature aimable et docile.

Sophie avait trente huit ans et contrairement à tout son entourage, n’était pas mariée et n’avait pas d’enfant, au grand dam de ses parents, un tantinet envahissants, dont elle était l’unique fille.

 

Alors que son dernier amour s’en était allé posséder l’herbe verte d’un gazon plus frais, elle se mit à détester sa vie, son métier de professeur la barba ; elle ne supporta plus les ados geignards boutonneux qui lui en faisaient voir de toutes les couleurs, histoire de voir quel mal être gagnerait au mieux.

Elle ne supporta plus les reproches incessants de ses parents et relations concernant son soit disant manque de discernement qui la faisait être toujours « la » célibataire ; il y en a même qui lui agitait, en guise de menace, le personnage de la « vieille fille » se profilant incontestablement dans son horizon.

Elle ne supporta plus ces histoires d’amour qui n’en étaient pas en fait, juste des compromis pour ne pas se casser le cœur, ce qui est il me semble, un foutu avantage mais, je m’égare là….

 

Avec donc cette tempête en tête, elle décida que franchement un sérieux changement d’air s’imposait.

Ca tomba bien, les vacances d’été arrivaient à grands pas et dans la profession qu’elle exerçait, c’était vraiment l’avantage extra.

Son choix se porta sur Les Baléares où elle pouvait même y passer tout un mois.

 

C’est là bien sûr, qu’elle rencontra l’homme qui réveilla son cœur et qui fit d’elle, et pour la première fois, une femme « amoureuse ».

 

Cependant Sophie ne savait pas que cette curieuse manière d’être jusque là se retournerait contre elle.

 

A vouloir trop aimer, on peut aimer mal.

A vouloir trop se perdre dans l’autre, on peut y laisser son cœur, fracassé.

 

Et l’homme qu’elle avait rencontré, ne voulait en fait, qu’une belle histoire de vacances, un truc à la deux minutes trente de bonheur, qui ici, certes, dura vingt cinq jours.

Dans son débordement d’extase à amplitude démultipliée, elle ne vit rien. Cet homme perpétra avec elle ce qu’elle même avait toujours fait : se noyer presque dans le désir de l’autre et dans sa passion aveuglante pour juste assouvir son appétit de bonheur en toc transitoire.

 

Chacun rentra de son côté en se promettant de se retrouver une fois réintégrés leur petite vie.

Elle promit plus que lui sans nul doute car lui, à peine débarqué n’y songea quasiment plus.

Il gardait simplement l’idée de vacances parfaites.

Elle gardait l’idée de naissance d’une belle vie.

 

Et quand au bout de trois jours, elle n’eut plus de nouvelles car au numéro de portable donné, répondait à présent le message haché « ce numéro n’est plus attribué » , elle ne comprit pas tout de suite.

Elle s’obstina une semaine entière encore et encore à le recomposer : le message impersonnel et mécanique resta le même .

Son cœur se rompit, sa raison vacilla, sa tête éclata.

Elle se sentit inutile sans raison de vivre.

Elle se sentit vide et perdue comme jamais.

Son entourage avait bien compris qu’il se passait quelque chose d’ennuyeux mais n’avait pas deviné à quel point.

 

Et quand le téléphone sonna chez les parents de Sophie et que l’agent du commissariat demanda à sa mère de se rendre aux urgences de l’hôpital, le monde de Sophie comprit que plus jamais il ne tournerait comme avant, qu’il faudrait qu’il tourne, tout du moins, mais sans elle.

sep 04, 2009

Histoire d'été parmi tant d'autres ou presque ...

Miette aurait dix sept ans dans trois mois et franchement, elle avait plus que hâte de grandir encore plus vite.

 

Enfin, non grande, elle l’était déjà, pas besoin d’en rajouter, même si tout le monde disait qu’avec son allure, elle pourrait envisager une carrière de mannequin.

Elle n’en avait rien à faire de son paraître.

Elle voulait elle, rester dans l’ombre et plus particulièrement derrière la caméra.

Son rêve ? Devenir réalisatrice de films animaliers. Et bien sûr, personne ne l’encourageait dans cette voie.

Elle s’en fichait, dès qu’elle aurait vieilli suffisamment, elle partirait loin de cette famille de tarés qui au bout du compte voulait simplement la caser au meilleur des partis possibles. C’était sa famille cependant et, elle la trouvait vraiment à gerber.

 

Cela faisait deux mois qu’elle négociait avec ses parents afin qu’ils la laissent camper cet été avec sa copine Cindy sur la presqu’île de Quiberon qui n’était pas si loin de Brest, après tout, et le plan était simple : les parents de Cindy avaient un emplacement là bas, ils les emmenaient donc, elles n’étaient pas toutes seules et pour quinze jours, seulement !

D’accord, elle rentrerait en train et c’était bien là, la chose qui coinçait : le retour en train !

 

Ce matin, à trois jours de partir, elle avait eu l’idée de génie d’appeler sa grand mère Marie qui rentrait tout juste, après quatre mois, du Vietnam.

Celle ci étant tout à fait d’accord pour lui servir de chauffeur pour le retour,  elle s’empressa de revenir à la charge auprès de ses parents et réussit enfin, à décrocher leur approbation.

 

Ouf !

 

Le reste n’étant que formalités : prévenir Cindy, préparer son sac, acheter deux, trois trucs nécessaires et attendre patiemment le jour du départ.

 

Elle respirait presque mieux depuis qu’elle était descendue de voiture.

C’est vrai que ce coin avait comme quelque chose de magique  et puis, elle était loin de sa famille. Quinze jours de liberté, ou presque … Les parents de Cindy n’étaient pas si cools, mais ça le ferait bien quand même.

 

Tandis que ceux ci s’affairaient autour du mobile home, les filles s’épuisaient à monter leur tente. Ca n’était pas compliqué parait il mais là, sans doute de rire sans arrêt, ça ne fonctionnait pas.

C’est à ce moment qu’il proposa son aide, ce grand garçon blond aux yeux pétillants et au sourire craquant qui était flanqué de deux comparses, que Miette bien sûr, trouva insignifiants tant ce gars là, lui accrochait les yeux.

Forcément la tente fut bien en place en un seul ouf, le temps de savoir qu’il s’appelait Paul, qu’ils avaient le même âge, qu’il venait ici depuis son enfance et qu’il connaissait bien sûr l’endroit comme sa poche.

Et ce « ouf » là était passé si vite à son goût, à elle.

Que dire alors pour retenir Paul ?

Miette paniquait complètement car elle ne trouvait pas de mots.

Cindy constatant son désarroi, vint à son secours et heureusement.

Elle proposa le plus naturellement possible de se retrouver le lendemain histoire de faire un truc tous ensemble. Les garçons, curieusement, se montrèrent tout de suite enthousiastes et rendez vous fut donc pris, pour le jour suivant vers quatorze heures trente à l’entrée, là bas, au bout de la plage.

Miette avait presque envie de prendre sa copine dans les bras et d’effectuer une danse de la gloire, ce truc ridicule à souhait tout en trémoussements heureux et bondissants, l’on pouvait bien sûr accompagner le tout de petits cris de plus ou moins grande satisfaction.

Et bien évidement, c’est ce qu’elles firent !

 

Et tous les jours suivants furent emplis de la magie la plus douce.

 

Cela avait commencé par leurs yeux accrochés.

C’était poursuivi par leurs mains qui se rejoignirent et leurs lèvres qui ne voulurent plus du tout se quitter.

 

Collés ! Ils étaient collés ensemble dès le lever du soleil à son coucher et jusqu’aux clins d’œil complices de la lune.

Miette et Paul ou Paul et Miette ne se quittaient plus, ne pouvaient pas se quitter chaque nuit ; au moment de rejoindre leur tente respective, c’était un déchirement sans nom. Autant de gravité, à ce moment là, aurait pu interpeller n’importe qui serait venu à passer, n’importe qui. Même les parents de Cindy qui décidèrent du coup de proposer à Miette de rester deux semaines de plus.

Il faut dire que plus sa date initiale de départ approchait et plus les amoureux transits devenaient pâles.

A cette heureuse nouvelle, c’était certain, plus que certain même, ils retrouvèrent la couleur de leur amour exceptionnel portée haute et claire.

Cindy prit une photo de ce moment là et il est vrai que l’on sent encore aujourd’hui, presque le Bonheur immaculé s’échappé du papier figé.

 

Miette sourit.

Elle entendit la clef tournée dans la serrure de la porte.

Son homme rentrait, son Paul.

 

Parce que l’on dit toujours que les amours de vacances ne durent pas, qu’il faut se quitter à la fin de l’été et patati et patata … Et bien pas toujours !

 

Cela faisait dix ans qu’ils étaient mariés, ils avaient deux enfants et leur amour resplendissait parfaitement encore comme au premier jour.

Elle posa la photo et alla à sa rencontre.

Il l’enlaça tendrement et elle s’abandonna à leur baiser rien qu’à eux, si fort et si doux …

sep 02, 2009

Et soudain, le train-train ...

Nous cherchons tous une belle histoire d’amour.

 

Un truc qui nous fasse exploser le cœur à la manière d’un feu d’artifice, nous laissant en tout point infime de notre être, pantois de bonheur en parfait de perfection.

Cependant, chacun sait que la vie n’est pas un long fleuve tranquille et l’on se retrouve souvent coincé, englué dans de curieux bourbier d’amour, l’on si noie presque en suffocation d’effroi .

Alors quand une belle histoire en visionnage vient à gratter là, profondément, son petit cœur, en désespéré du Bonheur, l’on s’en gave, l’on s’y plonge jusqu’à l’écœurement ou presque.

C’est comme si l’on avait envie de raviver sa propre couleur du délice des délices avec une teinture qui, en fait, n’était pas la sienne et que l’on s’apercevait au bout du compte, qu’elle ne tenait pas après plusieurs lavages….

Et pourtant ! A la première immersion, que la vie est soudainement soudain, plus belle !!!

 

Est ce que celle-ci sera l’une de celle-là ?

 

C’est ce que Cathy se posait sans cesse au lieu de vivre en paisible.

Il lui fallait chercher l’exaltation extrême qu’elle ne retrouvait en fait, que dans des romans, dit si justement, « à l’eau de rose » ou des films de filles bien dégoulinants de sirop d’amour magnifié.

Et tandis qu’elle rebondissait d’histoires en histoires, elle ne s’apercevait pas que Jérôme, lui, était bien là.

 

Un café renversé sur sa chemise par une lecture attentive de magasine avisé sur une heure de déjeuner avait été « leur » première rencontre, il y avait tout juste un an.

Depuis, ils se croisaient régulièrement à ce moment particulier de la journée de travail où le temps vous est compté.

Le choix de lui parler d’autre chose le démangeait certes, cependant il n’osait jamais et elle donc, ne l’envisageait que comme ces passages obligés de sa petite routine bien huilée.

 

Les vacances d’été lui firent un pied de nez.

 

Car, alors qu’elle s’affairait à planter, avec ses deux copines, la tente sur ce bout de Bretagne en presqu’île de Quiberon, Jérôme lui, installé là depuis une semaine, recevait en plein cœur en la voyant, l’étincelle universelle décliquante irrémédiable des cœurs en sommeil.

 

Bien sûr, il s’approcha.

Bien sûr, elle le reconnut.

Bien sûr, il lui proposa son aide et comme rien, à ce moment là, ne venait égarer la belle rose engluée, elle reçut elle aussi, le petit « TZIT-TZIT » qui allait changer sa vie de petite embourbée.

 

Alors le charme opéra.

Alors la métamorphose commença.

Ainsi, juste les cœurs se reconnurent et se parlèrent à mots tendrement muets.

 

Et lorsqu’il l’invita, pour le lendemain, à lui faire découvrir cette presqu’île qu’il affectionnait tant, elle ne se posa pas de question, elle lui répondit par l’affirmatif tout simplement.

 

Ce qui est assez fou, en vérité, pour une fille comme elle, rappelons ici son côté plus qu’un tantinet exalté de rêveuse d’Amour, c’est que cette nuit là, elle dormit de tout son saoul et n’envisagea rien d’extravagant dans le cheminement de ce jour qui serait demain.

Elle s’endormit tranquillement, presque le cœur en paix, presque … Bah oui, lui savait déjà !

 

Dois je vous raconter cette journée où laisserai je votre imagination baigner et nager plus loin dans cette histoire ?

 

Sourire …

 

Sentir l’irrésistible à portée n’est pas exaltant mais juste rassurant, c’est comme si tout à coup, toutes les pièces du puzzle se mettaient en place d’un seul coup d’un seul.

C’est ce qu’il se passa dès le moment où il lui prit la main pour l’emmener sur leur chemin…

 

-« Où étais tu ? « 

-« Dans des histoires qui n’étaient pas les miennes . »

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