déc 20, 2009

Lettre au Père Noël...

Très cher Père Noël,

 

En bonne casse pieds depuis pas mal d’années, je voudrai pour ce Noël là, te demander quelque chose de différent.

Je voudrai essayer la nouveauté nouvelle de demander l’impossible .

Je te prie de me l’apporter à ta convenance, avec ou sans joli ruban (mais avec, ça serait mieux quand même ; après tout, c’est « Noël » où l’on se doit de faire un minimum sur le côté présentation ) .

Si tu savais comme je suis impatiente de me réveiller en ce matin du 25 décembre et de découvrir, yeux écarquillés et sans doute encore tout ensommeillés, ce que tu m’auras apporté !

 

Soupir …

 

Chic !

A Noël, je vais avoir l’impossible !

mum en bétise 19-12-09.jpg

Nb : S’il te venait bien sûr à m’oublier, pourrai je émettre de sérieux doutes quant à ton existence méritée ?

 

Merci donc, très cher Père Noël, pour toute l’attention que tu porteras à ma requête, certes, particulière cependant, je suis certaine que tu peux le faire !

déc 12, 2009

En désolée ...

Il y a quelque fois des envies qui vous attrapent et vous secouent tout entier en fort.

 

L’on si plie, l’on si cale afin de les calmer au plus près de leur désir.

Et puis, elles s’éteignent l’on ne sait pas pourquoi, l’on ne sait pas comment.

Alors, on se méfie.

On devient prudent, on ne laisse plus vagabonder leurs appétences selon leur bon vouloir et l’on vit en petit régime, en territoire connu.

Je vous prie de croire qu’elles se démènent au mieux pour vous agiter sous le nez, sous les yeux, sous le cœur leurs plus extraordinaires qualités afin que vous plongiez dans le soi disant délice des délices.

La faiblesse, en très chère, s’invite en traîtresse parfois et l’on se retrouve dépourvu à la bise venue en clin d’œil, tandis que l’on songeait baiser posé.

 

Cependant, c’est sans compter sur le petit courage qui vous prend par la main en vous sermonnant un peu, certes, mais qui au fond, est bien votre plus fort allié pour retrouver le chemin de la raison.

 

Jusqu’à ce qu’un jour, l’on découvre avec stupeur que celui là est une évidence, pas une envie banale qui va et vient à son rythme.

Et l’on se surprend à penser à un quotidien avec celui là, de n’importe quel moment de la journée ou de la nuit, de n’importe quelle saison.

Pas envie d’un CDD.

Pas envie d’un CDI.

Juste du « un toi et moi » , plus loin par là bas ou par ici.

 

Le manque peut conduire à la tristesse la plus infinie, au vide dans le cœur le plus absolu qu’il pourrait s’arrêter de battre de peur de s’entendre cogner si fort dans autant d’espace si froid et si incommensurable.

Ce qui rempli ce cœur, c’est de savoir que celui là est là et d’être si plein de lui pourrait le faire sans aucun doute, jaillir hors de sa poitrine si elle ne le retenait pas.

 

Je suis désolée, je t’aime

Je suis désolée, je sais qu’il ne fallait pas

Je suis désolée, je t’aime

Je suis désolée, je n’ai envie que de toi

Je suis désolée, je t’aime,

Je suis désolée.

Je ne l’écrirais qu’ici, sur ce mot scotché à la hâte sur ta porte d’entrée.

 

Est ce que l’on doit dire à l’autre qu’on l’aime à tout bout de champ comme une litanie pour conjurer sans doute l’absence de force de cet amour, qui n’est peut être, par là même, que d’une désuétude bête à pleurer ?

Est ce que l’on doit crier son amour à la face du monde pour que celui là daigne lui concéder un peu de place et ainsi se pavaner aux yeux de tous ?

Est ce que l’on doit jeter les mots d’amour aux quatre vents pour être sûr qu’ils soient toujours entendus, parce qu’à chaque fois poussés plus loin, plus fort cependant, revenant toujours ?

 

Bizarrement, lorsque l’on tient réellement à quelqu’un, tout à coup, on devient muet.

Les mots restent là au fond de sa gorge, au fond de ses yeux.

Ils s’expriment simplement sur les corps, se partagent, s’échangent par la plus étrange magie. Cela chemine en bonheur douillet, un de ceux qui ne crie pas mais qui avance toujours doucement vers par là.

 

Ps : Laisse moi devenir et ton crayon et ton cahier…

 

 

- Que veux tu ?

- Juste toi.

 

 

déc 06, 2009

Une histoire de Noël, à ma façon ...

Je m’étais endormie lovée dans mon canapé.

Le feu de cheminée crépitait joyeusement, le sapin de Noël paré et illuminé de douces lumières tremblotantes.

La maison était calme et tranquille.

 

J’avais voulu cette année attendre bravement ton retour mais gagnée par cette douce torpeur environnante, je m’étais laissée glisser vers le pays des rêves, abandonnant là et l’espoir de te rencontrer enfin et le verre de lait et le gâteau préparé par mes soins pour toi.

Il fallait évidemment tous les sésames pour que cela fonctionne, enfin, paraît il…

L’on m’avait pourtant toujours prévenue que mon attente aboutirait encore à un échec!

Croire au Père Noël est une chose cependant, vouloir absolument le rencontrer en est une autre.

Pourtant, il le fallait.

 

« Elle » était passée me voir à l’improviste comme Elle aimait à le faire.

Elle m’avait communiquée de sa voix si douce et si basse, les mots que je devais lui répéter à lui, le Père Noël : confiés et aussitôt oubliés par moi car rappelons le, je ne suis ici qu’une messagère.

 

Et là et bien, je dormais à poings fermés, bercée par la paisible et bienveillante chaleur du salon, elle avait jolie allure la messagère en Aurore* nouvelle !

Comment pouvais je alors conduire ma mission ?

 

Nous savons tous que le Père Noël ne passe qu’une seule fois dans l’année et le message à remettre ne pourrait attendre une année de plus, c’est certain.

 

C’était compter sans mon Doudou.

 

Bon, il faut vous rappeler, je vous ai déjà parlé de lui.

En revanche, ce que j’ai omis de vous expliquer, c’est que celui çi a été déposé tout spécialement pour moi par le Père Noël alors que je n’avais qu’une dizaine d’années.

Je me souviens ma déception à la découverte de ce cadeau que je jugeais destiné à un bébé ou tout du moins, à n’importe qui, mais de plus jeune que moi !

Et puis, j’avais mieux regardé ce petit ours en peluche qui semblait m’observer aussi avec des yeux étonnés. Lorsque nos regards s’étaient croisés, j’ai su que celui là serait tout au long de mon existence, le plus important.

Ce que j’ignorai alors, mais que mon cœur avait deviné, c’est que ce petit tas de poils là avait été conçu exclusivement pour moi et qu’il fut réalisé par la Mère Noël en personne, en revanche, je ne l'appris que bien plus tard.

 

Je le baptisai « Doudou » .

C’est ainsi que débuta notre incroyable et néanmoins, merveilleuse histoire parsemée, depuis toutes ces années écoulées, d’aventures diverses que je vous conterai une autre fois peut être, parce que là, il faut bien dire que notre temps est compté même si les mots n’ont pas besoin d’être économisés.

 

Doudou est donc « spécial » autant que je puisse l’être.

Il existe entre nous, un lien si fort que rien dans ce monde çi ne peut le détruire. Il en est assurément d’une autre ritournelle lorsque nous passons dans d’autres dimensions, mais voilà que je m’égare encore.

Il nous faut juste paraître d’une normalité affligeante aux yeux de tous, enfin pas toujours…

Zut, mon crayon me démange.

 

Avec les années qui avancent, il m’accompagne moins souvent et aujourd’hui donc, il est confortablement installé sur mon lit, sur son propre coussin que je lui avais confectionné le lendemain de son arrivée.

 

Bien sûr, à l’instant où je plongeais dans le sommeil avec une retenue toute timide, Doudou se redressa.

Il savait qu’Elle m’avait confié une mission et en connaissait l’enjeu.

C’était vraiment capital, l’avenir de Noël en dépendait et Doudou était le seul de nous deux à le savoir.

Sa mission était donc de me réveiller ce qui n’était pas une mince affaire : il était dans ma chambre, au premier, j’étais dans le salon en bas, porte fermée.

Et franchement, cela faisait bien longtemps qu’il ne s’était pas déplacé tout seul.

 

Il est important de souligner que ce monde fige quelque peu ses capacités. Tout ça à cause de ces humains qui souffrent de plus en plus du manque à rêver, ça les enferment dans une réalité désormais dictée et adoptée à la soi disant majorité.

C’est pour cette raison que nos liens sont si forts, pour pallier à cette gène de manœuvre ici bas.

 

Doudou sauta sur ses pattes et entreprit de rejoindre la porte de la chambre.

Cela lui prit une bonne heure et il était, déjà, 23h30 !

Il n’aurait jamais le temps.

 

Il lui fallait rejoindre le pays des rêves et m’y retrouver.

L’ennuyeux, son étendue était gigantesque et notre lien là bas ne fonctionnait qu’à une petite moitié de son potentiel.

Néanmoins, rien ne pouvait décourager mon fidèle compagnon.

Il s’endormit dans la seconde et entra au pays des rêves en survolant au plus haut dans le ciel car ici, bien sûr, il pouvait se mouvoir à sa guise.

Tandis que Doudou volait jusqu’à moi, je paressai agréablement sur transat sous parasol sur la plage idyllique que j’aimais à rejoindre parfois, heureuse et réjouie d’avoir un temps parfait.

 

Les minutes s’égrainaient et ma recherche demeurait infructueuse.

 

Mon petit ours courageux ne baissait pas son rythme : il me dénicherait et me réveillerait juste à temps.

 

Toutefois, au deuxième coup de minuit, le doute emplit sa petite tête de poils.

C’est alors qu’il m’aperçut me lever d’un bond et disparaître.

 

Parce que voyez vous, nous sommes le soir de Noël…

Rappelez vous ..

A ce moment là, la magie est partout.

 

Comme j’étais endormie, baignée dans un décor de Noël, ce fut bien simple au bout du compte.

Toutes les décorations posées, de la plus petite à la plus grande, y allèrent de leur voix, cela donna un brouhaha assourdissant qui ne manqua pas de me réveiller tandis que le Père Noël posait le bout de sa botte gauche sur le tapis de mon salon.

Nous fûmes tous les deux surpris.

Enfin, moins lui apparemment.

Il est vrai qu’enfant, j’avais monté la garde bien souvent, lui me connaît donc et puis, c’est le Père Noël, voyons !

Pour moi, c’était un magnifique émerveillement malgré tout ce j’avais pu voir jusqu’à présent.

Je lui révélai les mots que la Mort m’avait glissé et illico, son bon visage s’éclaira encore plus.

Il me donna une bise sur le front et me planta là, en ayant tout de même bu le lait et mangé un bout de mon gâteau.

Le tout se passa avant que le dernier coup de minuit ne retentisse, il y a dix minutes en fait.

 

Je baille, monte les escaliers, attrape précautionneusement Doudou allongé prés de la porte de ma chambre et nous glisse sous la couette.

 

-« Tu sais, ce soir..

- Nan, ne me dis rien très cher ami, tu n’en as pas le droit !

- Oui, c’est vrai. »

 

Il se blottit tout contre moi et j’entrevois à ce moment là, la merveilleuse chose que nous avons permise ce soir.

Nous nous endormons en souriant, rejoignant le pays des rêves où la Mère Noël nous attend patiemment.

 

 

Nb : Et vous savez quoi ?

Il avait eu le temps de déposer un joli paquet pour moi, au pied de l’arbre ; alors que pour moi, le plus joli des cadeaux avait été de le voir et son bisou déposé sur mon front.

 

* : Pour mémoire, la Belle au bois dormant

déc 05, 2009

Déraison déraisonnable nécessaire ...

Une fois ne sera pas coutume, je serai déraisonnable.

 

Une envie de boutons nacrés en tout petits comme ceux qui ornent en fermeture cette robe de satin rouge qui m’a faite sentir le plaisir qu’auraient vos mains à les déboutonner, laissant ma peau se dévoiler si doucement que la fièvre d’une lenteur orchestrée me laisserait sans nul doute en grande confusion de sens.

 

Le miroir me disait que cette robe avait cette magie toute particulière d’entraîner les amants dans leur monde de volupté.

 

Qu’il en soit donc ainsi.

 

Me glisser alors dans ce long fourreau étrangement sensuel sera ce soir la plus compliquée des missions vestimentaires qu’il m’ait été donnée : le satin prés de la peau scellé au plus prêt grâce à cette rangée de petits boutons nacrés si disciplinée partant de la nuque jusqu’au plus bas des reins n’étant certes pas, la manière la plus simple de se vêtir.

Mais sera t elle vraiment la plus simple à maîtriser ?

Car après tout, l’émoi versé dans mon corps à imaginer vos mains pourraient m’entraîner sur des chemins de traverse jusque là, interdits .

Un frisson parcoura ma peau comme une légère brise d’été au sortir du creux des vagues sait si bien le faire.

L’on soulignera évidemment l’importance de se préparer en toute quiétude à l’entrée dans les bras d’un amant même si l’on connaît, par intuition, la toute perfection voluptueuse des étreintes.

Je jetais un regard dans le miroir à cette nunuche là qui me surprend toujours quand elle la joue grand apparat.

Cependant, il fallait au moins cela pour des retrouvailles en forme de premier rendez vous après l’épisode douloureux de la « blonde » , des retrouvailles avec la vie sous la forme d’acceptation de dîner avec cette homme que je côtoyais souvent à la maison d’édition, qui a le pouvoir, le don de jeter le trouble un tantinet en beaucoup, à chacune de nos rencontres.

Et fichtre que je pensais tout cela impossible, il n’y a pas encore si longtemps !

Mon amie qui m’avait aidée à finaliser l’installation de ce petit bijou, qui m’hébergeait maintenant depuis de longues semaines, me regarda tout sourire en me souhaitant une jolie soirée et referma la porte de l’entrée sur moi, me livrant à ce palier devenu tout à coup « le » monde hostile des doutes.

Mais qu’étais je en train de faire ?

Enfin, nan, pas encore .

J’étais juste là dehors, en route pour…

Vertiges.

Mal au cœur.

Nœud au ventre.

Je n’avais qu’une envie là, maintenant, c’était de tambouriner à la porte et de rentrer dans mon cocon.

Et puis, mon imagination me laissant voir mon amie l’œil collé au judas, attendant ces gestes là et me sermonnant à tout va en ouvrant la porte violemment, eurent raison de moi.

J’avais dit oui parce que j’étais prête.

Je pris l’ascenseur et entra dans le taxi qui m’attendait au sortir de l’immeuble.

 

Il y a des moments où le temps s’arrête.

 

Celui où il posa ses yeux dans les miens, à mon entrée dans ce restaurant, en fut un .

Celui où il posa sa main au creux de mes reins, un autre.

Celui où il posa le trouble dans mon esprit avec le parfum de son corps, un troisième.

Celui où il posa le son de sa voix jusqu’au plus profond de moi, un quatrième…

 

Lorsque je repense à cette soirée, c’est fou au final le nombre d’instants suspendus, comme si l’on souhaitait insidieusement me faire mettre le doigt sur le caractère exceptionnel de ces heures et faire remarquer réellement à chaque parcelle de ma petite personne que je ne devais pas les prendre à la légère.

 

Lorsque plus tard, bien plus tard, sous couvert de feu de cheminée et de bougies allumées, son souffle glissa au creux de mon cou après le plus suave des baisers de la nuit naissante et que sa main entreprit de défaire en toute délicatesse ces petits boutons si patiemment fermés, je me dis avant de plonger dans la plus douce des exaspérations contre la lenteur exacerbée de cette action menée avec la plus grande des dextérités, qu’il n’y avait pas de hasard : la robe n’avait été faite que juste pour ces mains là…

 

Le dernier bouton succomba et je fis de même.

nov 29, 2009

Brève d'un jour ...

La fille en face de moi me posa la question récurrente, celle que je détestais entendre et qui forcément arrivait toujours à un moment ou à un autre, à me demander si il n’y avait pas un sérieux problème au pays de l’imagination journalistique ou si nous ne vivions en fait que dans un pays de semi liberté qui imposait les questions types et les réponses en parfaite adéquation avec le bon ton général.

Cela concernait forcément ma propension à écrire toujours dans le même registre avec une innovation toujours renouvelée.

Et bien sûr, je me pliais au petit jeu de la réponse que l’on attendait de moi.

J’y répondais en souriant, cette fille faisait son boulot et moi, le mien.

Au sortir de cet échange ô combien familier, je me sentais quelque peu perplexe.

Je repensais à cette période où je ne rêvais que d’éditions de mes histoires et où je n’avais pas envisagé le côté « people » que cela incombait.

Après tout, si j’avais voulu être en étalé dans tous les mags de la terre, j’aurai choisi autre chose que de devenir « écrivain » .

Est ce que le fait de devenir un personnage « public » induisait que l’on se plie sans protestation aucune, au jeu du paraître en hipe du moment ?

Ou est ce que cela était la rançon à payer pour être connue par le plus grand nombre, quitte à y perdre une partie de son âme ?

Bon, il est vrai aussi que cela répond aux conditions expresses de l’offre et de la demande car après tout, je vis, nous vivons dans une société dite de consommation.

L’essentiel pour moi étant que mes histoires courent et laissent dans le cœur et la tête de mes lecteurs, un certain goût de plaisir, je ne suis plus aussi rebelle à l’idée de me courber et de respecter les règles de ce jeu.

C’est ainsi qu’à présent, je peux me rendre toute seule à ce type d’interview alors qu’avant, il fallait toujours qu’il soit là, lui, mon homme extraordinaire qui me protège de tout.

Je grandis sans doute.

Enfin, pas tout à fait.

Je ne suis toujours pas en mesure de me rendre à ces soirées grand apparat sans avoir une peur au ventre indicible et auxquelles je n’irai sûrement pas sans sa présence rassurante à mes côtés.

Je me dis par moment qu’il faut avoir en soi une grande part de folie pour s’exhiber ainsi aux yeux de tous.

Je n’arrive toujours pas à me dire que j’y vais en autre, en déguisée : cette nunuche là de grand soir apprêtée comme une fille de papier glacé, ça n’est résolument pas moi, je ne suis alors que la comédienne pour mon art.

Cela le fait rire.

Moi, qui a ses yeux, est la grande dompteuse de la folie, à naviguer comme je le fais dans tous ces mondes imaginaires, certains auraient, paraît il, déjà perdu le sens de la réalité et plongé dans les comptes à régler rubis sur l’ongle à leur raison défaillante.

Moi, je lui réponds simplement que c’est parce qu’il est là.

Il est mon ancre dans ce monde çi et je suis si bien amarrée à lui que je peux m’envoler n’importe où, je suis sûre de rentrer toujours.

 

 

 

-  Que veux tu ?

-  Juste toi.

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=UjzJVuG1noQ&feature=Pl...

 

nov 28, 2009

Essai improbable de vol ...

Sur ma peau qui frissonne encore de tes mains posées, je glisse le drap devenu si froid.

 

J’ai décidé d’abandonner maintenant et de ne plus revenir dans ce corps dont tu ne veux pas.

Je vais voler et chercher une enveloppe plus adaptée à tes souhaits : une blonde, sans doute, petite, juste pulpée comme il le faut, au bel âge de trente cinq balais (pourquoi celui là ? Bah, parce que je le trouve sympa) .

Donc aujourd’hui, comme ça, je me dis que je peux bien faire cet effort là et trouver cette blonde qui te mettra en émoi.

 

Hrum …

 

Je peux vous préciser en tout cas que ça n’est pas facile mais alors pas du tout de s’extirper de sa peau !

Fichtre que ça fait mal !

Je dois être quelque peu inconsciente aussi, je m’en vais comme ça, à l’aventure, moi qui ne suis pas aventureuse, sans avoir établi de plan précis.

Est ce que je vais dénicher ça, cette fille que tu désires ?

 

Hrrrummmm …

 

Nan franchement, je me savais quelques fois déraisonnable mais à présent, je me ferai presque peur à partir si loin de moi sans process parfaitement établi et timé  de retour !

Suis je devenue folle ?

Oui sans doute.

 

Hrrrrrrrruuuuummmm …

 

Dès le moment où j’ai compris que je serai à jamais comme la lettre qui ne peut que voyager timbrée sous peine de ne jamais arriver à destination ou finir en voie de garage ou pire, à la poubelle.

 

Soupir.

 

Pour l’instant, je vole loin de moi comme je peux, en explorant de ci, de là, à la recherche de cette fille que tu voudrais que je sois.

Nan de nan mais elle se trouve où cette trentenaire petite blonde juste pulpeuse à souhait ?

En plus, c’est fatiguant de chercher si loin de moi cette inconnue que tu convoites et qui ne me ressemble pas !

 

Hrrrrrruuuuuuuuuuuuuuuuuuuuummmmmm …… !!!!

 

A m’éloigner ainsi, c’est certain je vais oublier qui je suis, voir pire, ce que je cherche et me retrouver à me glisser dans la peau d’une brune piquante dont tu ne voudras probablement pas.

Te perdrai je alors ?

Ou est ce que je ne me rendrai même pas compte que je n’existe plus pour toi ?

Oublierai je que nous fûmes un jour, un nous ?

Envolé donc tout l’amour qui me pousse à faire ça ?

 

Hrrrrrrrrrrrrrruuuuuuuuuuuuuuuuuuummmmmmmmmmmmmm !!!!!!!

 

A faire quoi ?

M’éloigner de moi ?

Etre quelqu’un d’autre ?

Nan, mais qu’est ce que je raconte là !

 

Et ça n’est pas le pire !

STOP, CA SUFFIT !

 

Suis je tombée sur la tête ?

 

CA SUFFIT LA ! A vrai dire, ma petite chérie, tu te balades, en pitoyable, l’âme à l’air !

 

Tiens, tu es là, toi ?

 

Et heureusement !

Si tu rentrais tranquillement chez toi ? Dans ton corps de quadra grande gigue rousse certes non pulpeuse, néanmoins le tien ?

Ne pas oublier, ma petite chérie, que tu ne dois penser que pour toi, arrêtes de vouloir imaginer ce que lui, il souhaite.

Tu composes certes des histoires d’amour mais la tienne ne s’inventera pas. C’est seulement lui et toi qui l’écrira à votre manière, à votre rythme.

Et bien sûr, si il doit en être ainsi.

 

Tu as raison cependant, je croyais ..

 

NAN !!! ARRETE !!

 

Je déteste quand tu fais ça, à surgir en petite voix off fort énervée ; néanmoins, je suis d’accord sur ma propension à l’exagération excessive, je suis en plus ridicule à me balader ainsi toute nue.

 

Je ne te le fais pas dire et toujours à ton service !

 

Mouais, pas trop de fanfaronnade tout de même, je ne suis qu’une amoureuse égarée, pas perdue pour le reste !

 

Psiitt ! Tu l’as dit ..

 

Quoi, qu’est ce que j’ai dit ? Nan, je n’ai rien dit, rien dit du tout.

Bon et en plus, je suis sûre que ça va me faire mal de me remettre dans ma peau, non mais quelle idiote !

 

Soupir ..Je le confirme, tu es la plus grande ravissante idiote que la terre est portée !

Qu’est ce que je vais bien pouvoir faire de toi !

http://www.youtube.com/watch?v=WZWcbLr074A

nov 21, 2009

As long as you're near me

Un jour je me suis réveillée et j’ai découvert que je voulais devenir meilleure.

 

Parce qu’auparavant j’étais quoi ?

A vrai dire, je ne sais pas.

J’ai pourtant toujours eu l’impression d’être quelqu’un de pas trop mal et d’ailleurs, c’est ce que mon entourage me soutenait jusqu’à présent.

 

Cependant là, j’ai eu envie à ton premier regard, à tes premiers mots posés de me surpasser, de faire les efforts que je n’aurai accomplis pour personne d’autre, hormis sans doute aucun, pour mes enfants mais ce n’est pas l’à propos ou si bien sûr, néanmoins, je vous épargnerai un discours long et fastidieux.

C’est étrange à vrai dire de vouloir ainsi être la personne pour toi la plus parfaite. Enfin, non pas parfaite, je déteste la perfection tout compte fait, elle a quelque chose de malsain même quand elle veut bien faire.

Qu’est ce qu’on ne provoque pas comme bêtises sous couvert de soi disant perfection !

De toute façon, elle ne peut exister puisque si cela aurait dû être ainsi, nous serions tous fichus sur le même modèle avec le même mode de pensée…

Ouf !

Heureusement la diversité, comment avancer sinon ?

 

Bon, tout ça ne me dit pas pourquoi j’ai envie de ça maintenant.

Pourquoi j’ai envie de changer alors que je ne me sentais pas si mal ?

Enfin, nan, ça n’est pas « changer » .

J’ai l’impression de me retrouver en fait, c’est comme si je me redécouvrais.

Celle là qui pointe son nez, c’est celle qui me regardait dans la glace, il y a quelques temps de cela en arrière et qui contemplait le monde avec ces yeux là d’une assurance sans limite, ceux qui t’observent maintenant.

C’est ça en fait, je me sens plus moi ! Je ne peux qu’éclater de rires ici : avoir noter ça, c’est une galéjade tellement énorme qu’il vaut mieux en rire et à gorge déployée encore !

C’est très bizarre en fait, où m’étais je perdue pendant toutes ces années ?

Est ce que j’ai joué sur le mode Alice dans des terriers trop étroits pour moi, à m’en faire devenir si étriquée que je ne savais plus qui j’étais ?

 

Ce que je sais c’est que ce matin en ouvrant mes yeux, tout a changé.

Je ne veux plus mourir d’amour, je suis bien trop vieille pour ça.

Je ne veux plus de faux semblants, je suis trop fatiguée de tout ça.

Je ne veux plus de futur en hypothétique beauté flamboyante, je suis lassée de ces mots qui sonnent creux dans ces bouches.

Je ne veux plus que l’on me promette la lune et le soleil, je veux juste que tu me regardes comme ça et que l’on avance plus loin.

 

Il aura juste fallu que tu poses ton regard et quelques mots.

Il aura juste fallu que tu m’enlèves ma précieuse robe et que tu m’aimes au plus profond de moi pour faire ressurgir de je ne sais où celle qui aurait dû toujours être là.

Et le plus curieux actuellement, c’est que j’ai peur de formuler ce que je ressens, peur que ces mots devenus usés et salis par ces bouches inconvenantes ne viennent polluer cet étrange apaisement qui m’envahit depuis que tu es là.

Je suis désolée, il m’aura fallu tout ce temps pour comprendre.

Je ne sais pas ce que je suis mais je sais ce que je suis quand tu n’es pas là.

Je te veux toi, c’est tout, c’est comme ça.

http://www.youtube.com/watch?v=M2IoMOQkBx4&translated...

nov 15, 2009

Zéro heure cinquante cinq minutes ...

A presque une heure d’un nouveau jour, je me suis réfugiée sur le canapé ainsi que tu me l’avais préconisée ; néanmoins, malgré tout, je ne peux pas dormir et je me sens quelque peu idiote là de me parler à moi toute seule.

 

Deviendrai je le jouet de mon imagination ?

 

En fait, je l’écris ainsi car j’ai toujours rêvé le voir ainsi posé.

 

Attendez ne trouvez vous pas que cela en jette comme ça ?

Mettez la phrase en bouche et prenez toute la mesure de chaque mot, de chaque lettre composants ce petit bout de texte, et loin de moi le goût de tomber dans le péjoratif!

 

Avoir traversé mon coussinet me laisse complètement stupide.

J’imagine cette blonde partout.

Et surtout, pendu à son cou, à sa peau, sur sa peau que moi, j’aime tant.

Comment un tout petit appel a pu me faire basculer dans cette folie qui je vous l’assure, n’a rien de douce ?

 

Je la déteste cette blonde.

Je le déteste pour me plonger en froid dans un tel désarroi.

Je me déteste de me laisser dériver si loin dans la douleur.

Si loin que je ne me souviens plus de ce qu’il m’a dit ce soir là, lors de son appel, alors que je le croyais rentrant plus tôt pour moi.

Il n’y a que des bribes, des mots épars :

« ce soir » … « Tu sais cette fille blonde » … « Il faut que je la vois » … « C’est important pour moi » …

Je me remémore le raccroché, le sombre soudain de mon âme, mon réveil, mon sac fait à la hâte et mon départ mécanique en refuge chez mon amie.

 

Deux semaines sont ainsi passées, sans que je ne sache comment, à vivre en dehors du temps, en dehors de moi.

Il a appelé tous les soirs, il a sonné tous les jours et fait l’inverse aussi.

Cependant, mon amie ne l’a pas laissé m’approcher.

Jusqu’à ce qu’il trouve le moyen de lui expliquer.

Jusqu’à cet après midi où elle m’a conduite à ma maison, à notre maison sous le prétexte de récupérer mon coussin préféré pour que je recommence à écrire et guérir.

C’est ainsi que j’ai poussé la porte d’entrée en me demandant ce qu’il y avait de neuf au royaume du soi disant joli…

Forcément quelque chose de pourri dans ce coin autrefois de paradis ?

Hum…

Faut il soulever les tapis ?

Regarder sous les meubles ?

Soulever les tableaux ?

Un faux plafond peut être ?

Une latte de parquet qui s’échappe ?

Bon alors quoi ?

Quoi là ?

Sur la vitre aux yeux de tous, juste dissimulé par les jeux de lumière et de l’ombre ?

Il est certain qu’il n’y a pas de meilleure cachette que celle ci…

 

Et je me rendis compte subitement de toute l’étendue de ma stupidité.

Moi, la nunuche du cœur, souveraine en bêtise première !

 

Car là écrit de sa main sur les carreaux, dans la buée, était noté :

« Souviens toi.

Souviens-toi que je ne veux que toi.

Et toi, que veux tu ? »

 

Fichtre, je me rappelle !

 

Tous les mots de ce soir là me reviennent en chevaux au galop, ils passent au ralenti maintenant pour que je les saisisse bien un à un.

Et je comprends que mon esprit n’a entendu que ce qu’il voulait entendre et lu ce qu’il voulait bien lire.

Je suis rouge de désarroi.

Je suis rouge de colère.

A vivre dans mes mondes j’en oublie l’essentiel : n’être qu’à l’écoute de mon amour.

Grrrrrrrrrrrr …

Et je me retourne et il est là.

Je plonge dans ses yeux, le reste n’a plus d’importance.

 

- Que veux tu ?

- Juste toi.

nov 11, 2009

Dormance en égarement ...

Les jours passés à dormir et à se réveiller…

A faire l’amour en mettant le pays qu’est devenu notre lit à l’envers de l’endroit, à s’abreuver de l’un de l’autre en étanchant cette soif irrésistible qui me fait dire que loin de toi, je ne suis qu’un désert sans vie et l’on sait pourtant qu’il n’y a rien de plus grouillant que ce lieu là.

 

Les jours passés à dormir…

Seule dans ce lit où tu m’apparais encore quelques fois, où ma peau est en désespoir de la tienne, où mon corps est en désespérance du tien, où je suis en désolation de toi.

 

Les jours passés à dormir et à s’égarer…

A se réfugier dans un monde où tu es encore là, où ton odeur traîne encore partout, où vivre avec toi est le seul possible …

 

La nunuche du cœur soupire et ne respire qu’en demi souffles.

Son coussinet ne la retient plus, mais plus du tout…

 

Et le temps s’enfuit encore dans les silences des mots empesés, englués …

Chut…

Nan !

Si, chuuuutttt … Et dors dans le canapé.

 

 

- Que veux tu ?

- Juste toi.

oct 31, 2009

En trente et un octobre ...

Le jour entre rêve et réalité …

Le jour où je rejoints sans restriction mon pays secret.

Le jour où je retrouve les gens que j’aime, que je leurs parle de ma vie.

Le jour où je me dis qu’une petite heure, c’est bien peu de choses…

Les conseils fusent, les idées bonnes ou mauvaises aussi ..

Je ressors en premier novembre, certes fourbue et la tête pleine de brouhaha, cependant apaisée en espérant déjà l’an prochain, où l’équilibriste que je deviens alors, exécute son numéro en excellence …

 

Elle sourit comme toujours.

Elle se dit qu’Elle a fait le bon choix au final.

Elle qui ne doit se permettre aucun écart même infime soit il, pour que le chemin continue d’aller dans son sens…

Elle ne manquera pas de lui susurrer au creux de son oreille qu’Elle est toujours aussi contente de la retrouver, cette nunuche de cœur trop humaine.

Le choix avait été bon.

Elle en reste persuadée même si cela laisse à supposer qu’il faudra bientôt la préparer au plus grand bouleversement de sa vie…

Elle sourit encore en pensant qu’il y a des gens ici bas qui l’envisagent comme l’entité la plus froide en existence et pourtant, certains savent qu’Elle devient au cours des temps, un tantinet « sentimental » : aller s’enticher de cette fille là pour Elle, la Faucheuse, puisque c’est ainsi qu’on la nomme, qu’elle comble !

 

Et la nunuche sourit aussi, la voix si basse et si douce devenue si familière lui a glissé le salut qu’elle attendait déjà …

Elle sortira sous le soleil en respirant grandement et en laissant toutes ses histoires en bribes, en murmures, en cascades, en flots tumultueux se déverser en elle et se ranger tranquillement en toute quiétude de savoir qu’elles pourront resurgir en tout éclat lorsque le crayon courra sur le cahier aimé.

Mais cela sera demain …

 

Maintenant, il fallait déjà se préparer à l’heure la plus longue et la plus dense de l’année, en retrouvailles immortellement mortifiantes pour la plupart et pourtant, en y réfléchissant bien, puisque chacun peut saisir tout au plus simple, cela est aussi un clin d’œil mort de vie …

Bien sûr, d’autres dans cet intervalle, s’amuseront à se faire la peur de leur vie et y arriveront sans nul doute…Quand Elle s’approchera juste à ce moment là, si parfaite à l’image qu’ils avaient d’Elle.

Néanmoins, vous conviendrez qu’il faut bien que le chemin aille dans le même sens !

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