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avril 09, 2012

Du délicat intolérable de l’absence qui ne sied guère...

Il est une chose bizarre en fait (bon, d’accord, il y en a plusieurs mais c’est moi qui débute indubitablement cet écrit là, alors …) .

 

L’on court toujours après le grand amour, enfin « l’amour » tout court car même à lui seul en son nom prononcé, il fait rêver et, l’on en a envie comme jamais pour connaître, ressentir ce qu’il est.

 

Cependant, il est important -sans doute- que vous sachiez ce que j’ai curieusement constaté.

 

L’amour, ça va peut être de soi quand on le voit et pourtant, ça fait fichtrement mal, une douleur épouvantablement intolérable tandis que celui que l’on aime est loin de soi.

L’impression incroyablement singulière que l’on ne sait plus respirer, que la lumière est faiblarde, que le temps s’étire, que tous nos sens en fait, sont altérés résolument, immanquablement .

 

Cela peut paraître abject comme concept pour une fille aussi indépendante, néanmoins cela va de soi lorsque l’on comprend que la fille en question fonctionne bien mieux en plein quand son amour n’est pas si loin d’elle.

Tout semble plus facile, tout trouve une solution, tout va plus vite, tout est plus beau, plus lumineux, plus évident, plus resplendissant…

 

Et vous pouvez sourire autant que vous le souhaitez à cette idée insidieusement ignominieuse dans notre merveilleux monde libre, toutefois vous verrez quand vous approcherez cet état là, vous constaterez avec stupide stupeur stupéfiante que je n’avais pas tort.

 

L’on n’imagine même pas cette vraie douleur horriblement provocante que l’on se traîne micro seconde après micro seconde quand on s’improvise à écrire sur l'insoutenable absence de l’aimé.

Ca non, on ne peut pas l’envisager tel que cela ; on se la joue écrivain fin d’observations et on se coince pourtant le clic en delete, irrémédiablement.

 

Par ce qu’ici, c’est ma raison qui vacille en aliénation, mon corps qui oscille en déséquilibre comme si tout à coup, j’étais à nouveau plongée dans les sables mouvants.

Vous savez, ceux là de cette vie pas rêvée du tout des petits besogneux de type humain, où il ne faut pas bouger un cil afin de ne pas sombrer plus vite.

Il faut attendre patiemment d’être prise dans les bras pour sortir de « ça » .

 

(Hum, si quelqu’un ici croit que je me suis baignée là dedans, je lui laisse essayer le clic ci dessus cité ou se mettre le doigt jusqu’au coude dans l’œil droit, pour le fun ; si il y a un goût pour le gauche... )

 

Abasourdie, découvrir que tout compte fait, aimer, c’est avoir l’extrême liberté de faire ce que l’on a envie, assurément.

 

Car à bien y réfléchir, en resplendissant en amour, l’on s’éclaire en sagesse ouvrant les yeux en tout grands et l’âme, en immense ; à condition bien sûr, d’être alors prêt à ne pas se mentir, à accepter ce qui est.

Extraordinairement, tout devient possible, très simplement.

 

Là, sans mon amour, je vis en enfer aussi inutile qu’un glaçon, effroyablement morne de morgue cafardeuse rampante en scolopendre poilu, ce qui doit être un comble pour cet insecte là …

 

Je me sens vulnérable comme jamais et je ne sais si j’ai assez de force pour supporter cela encore longtemps.

Je me traîne en manque de toi, profondément insupportable.

Je crois bien que je vais appeler un truc demain dans le style « je livre tout très vite » et me faire expédier, glissée dans un carton, à ton adresse.

 

 

- «Il est indiqué ici que vous devez ouvrir la lettre d’abord. Bonne journée ! ».

 

Nb : Dépêches toi d’ouvrir ce foutu carton ….

Nb2 : Je sais désormais ce que sont des yeux ébahis…

 

 

 

- «Que veux tu ?

- Juste toi.»

Commentaires

Votre version sur l'amour et l'insoutenable absence de l’aimé est intéressante mais je pense qu'il y a plus difficile à vivre sur le sujet, et notamment : Ne pas avoir encore rencontré l'être aimé.
Merci toujours...

Écrit par : Esum | avril 12, 2012

Puis je émettre un doute ?
En effet, ne pas savoir ce qu'est l'amour laisse envisager que la souffrance n'a pas été encore perçue en son entier ... Un espèce d'ersatz de mal au cœur en quelque sorte, que l’on prend pour de la souffrance et d’ailleurs, ceux là qui en ont fait l’expérience le disent « on se remet de tout » , preuve quelque part qu’ils ne savent pas.
Découvrir les yeux de son aimé révélé confronte à la réalité de la douleur de son absence, le monde devient alors sans intérêt puisque le seul intérêt est lui, l'aimé, l'aimé dans ce monde, ces deux là dans ce monde. Plutôt devenir Juliette que de vivre sans Roméo. Sans doute excessif, mais il n’est pas d’autre choix, selon moi.
Merci à vous en tout cas.
Si j’osais me pousser curieuse, je souhaiterai que vous l’ayez trouvé et que votre commentaire ne soit seulement qu’une mise en jour.
Merci infiniment ...

Écrit par : Pascale | avril 12, 2012

Je ne l'ai trouvé, mais je l'imagine...
Merci toujours.

Écrit par : Esum | avril 13, 2012

J'en suis désolée.
Je vous donne alors ce voeu qui me reste, il pourra sans doute vous servir... Il serait égoïste de le garder en tant que fille comblée ...
Quelque chose à éveiller une drôle d'idée sur le "plus difficile à vivre" que vous avez évoqué : l'amour "impossible" avec toutes ses variantes ...
Moi qui suis toujours à tirer sur les fils ....
Et maintenant, vous évoquez "mais je l'imagine" ... Encore un effet "milonga" ? Sans doute, puisque mon esprit bat déjà la campagne ...
Merci à vous en tout cas pour avoir répondu à la curieuse impolie que je suis.

Écrit par : Pascale | avril 14, 2012

Imaginer est toujours plus beau. Pas de contraintes, pas de moche, pas de banal, pas de standard que du champ de coquelicots. Pas d'effets particulier, juste plus facile en vous lisant. Merci toujours.

Écrit par : Esum | avril 15, 2012

Celà m'a conduite à essayer de comprendre ..
Au final, je me suis dit que l'on pouvait sans doute imaginer ce que l'on ressentirait, une image de, mais pas un portrait fidèle .
Celà m'a incitée à supprimer des textes où je me suis sentie si ridicule d'avoir osé essayer d'imaginer! D'autres sont encore sur la sellette, mais celà me permettra de me souvenir que l'on peut approcher sans jamais égaler, comprendre, intégrer vraiment ce que celà est (et encore, je me trouve présomptueuse là) ... Moi, je dis que l'imagination n'est pas tout, un support sans nul doute, un moment de répit après une déchirure, cependant si loin de... la vibration partagée, vraie, intense, merveilleuse.
Merci beaucoup pour celà, merci infiniment.

Écrit par : Pascale | avril 16, 2012

Je suis vraiment désolé, ne prenez pas en considération ce que j'ai écrit, (je n'ai pas de talent pour cela et je ne le ferai plus) ce ne sont que des réflexions et des états d'àmes sans soleil.
Je parcours vos textes avec un grand plaisir, surtout ne suprimez rien, je ne voudrais être une interférence au milieu de tous ce talent que vous nous offrez.
Merci toujours.

Écrit par : Esum | avril 16, 2012

Ne soyez pas désolé!
Depuis le temps que je dis que tout commentaire aide à progresser et c'est ce que vous me permettez!
Je n'avais jusque ici pas été confrontée à cette idée en brutale et il faut savoir accepter, digérer et se poser les bonnes questions.
Je vous ai déjà écrit que l'écrivain réagissait à un mot, un terme, une expression, un à priori ... Ca lui permettait d'aller plus loin ...
C'est ici ce que vous avez permis avec votre "je l'imagine", c'est tout ce qu'il faut retenir.
En revanche, je serai vraiment navrée de ne plus susciter de vos commentaires ici ou ailleurs - vous vous exprimez sans doute autre part aussi - car dire que l'on ne va plus écrire, c'est dommage .
Je ne supprimerai donc pas plus de textes car après tout, il faut un avant et un après.
Merci à vous encore, merci infiniment.

Écrit par : Pascale | avril 16, 2012

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