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décembre 24, 2010

Une histoire de Noël en made in moi ...

J’étais très ennuyée, fort ennuyée d’ailleurs en découvrant l’horrible chose que je m’en vais vous conter par ce petit crayon là.

 

Ce matin là, Doudou …

 

(Il n’est nul besoin, n’est ce pas, de vous rappeler qui est celui çi ?

 Si il en était ainsi, merci de regarder au post du 3 décembre, s’il vous plait, vous saurez alors de quoi il en retourne.)

 

Ce matin là donc, Doudou me fixait avec des yeux très, très tristes.

Il est vrai que notre mission chez les entre deux clans…

 

Tiens, il faudra un jour que je vous en raconte une ou deux de ces aventures, mais bon, celles çi sont encore à tenir secrètes pendant quelques temps, étant donné que …

 

Mais qu’est ce que je fais moi !

 Ca y est, je m’égare !!

 

Je taille mon crayon.

Voilà …

 

Pour faire court, parce que je me sens en écriture bavarde aujourd’hui, il manquait le bouton de Doudou, celui que la mère Noël avait cousu en tout dernier sur son petit ventre rebondi si joli.

Celui là était d’une importance primordiale car il lui accordait la possibilité de communiquer avec moi, ici, dans notre monde des humains tout à fait normal.

C’est pour ça qu’il me jetait des regards implorants, tandis que moi, je pensais tout bêtement que c’était un matin où j’avais un peu la paix car c’est un sacré bavard après une mission, si vous saviez !

C’est ce qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille, forcément.

Forcément…

Au bout d’une demie heure de silence devenu bizarrement insoutenable, je m’approchais de lui en l’observant avec plus d’attention et c’est ainsi que je découvris l’horrible !

 

Zut et cata de zut !!!

 

J’ai toujours tendance à paniquer.

En général, mon fidèle compagnon a un mot juste qui me remet les idées en place et me permet de trouver la solution.

Cependant, là …

Et bien, je laissais l’exubérance de la panique n’en faire qu’à sa tête et pour une fois qu’elle pouvait plonger en démesure, elle ne se gêna pas sous le regard écarquillé et effaré de mon ours préféré.

Il usa alors d’un stratagème d’une parfaite abnégation : il se jeta du haut de mon lit, en se déplaçant certes, à la vitesse du koala excité un soir de lune en apogée, pour atteindre le bord du dit couchage mais, ce monde normal n’avait pas du tout d’avantages pour lui, il faut bien le rappeler…

Evidemment, cela eut l’effet escompté : mon désarroi se prit un seau d’eau glacée qui le calma derechef et après un petit saut de surprise, laissant là l’étroit seau en découdre avec le sot soudain désabusé, je me précipitais au secours de mon ami en espérant qu’il n’y ait pas plus de bobo.

Ce mot là me fit penser bien sûr, à la trousse à pharmacie et donc, aux répares tout exprès faits pour lui.

 

Ouf !

 

Tout le monde allait être sauvé ou presque..

 

Après avoir constaté que Doudou allait bien et posé celui çi en sécurité au milieu de mon lit, j’allais chercher donc le nécessaire en question en me souvenant stupidement de la phrase de la Mère Noël concernant les réparations dites de « sutures » .

Il fallait que cela soit effectué par ce spécialiste dont j’avais noté le nom sur un papier que par bonheur, j’avais aussi déposé là…

 

On se tait le désarroi et on continue à sécher!

Nan mé !!!

 

Nous étions le matin, veille de Noël, ce vingt quatre décembre deux mille dix, il était sept heures trente, tout allait bien.

 

Il fallait simplement nous préparer et nous mettre en route, la boutique était dans la vieille ville et de chez nous, cela faisait juste une vingtaine de minutes à pieds.

A huit heures cinq, nous étions déjà devant la porte sur laquelle était annoncée neuf heures comme horaire d’ouverture ; par conséquent, prendre un chocolat chaud dans le café d’en face semblait la meilleure des idées immédiates puisque de là, nous pouvions tout surveiller.

A neuf heures une, nous rentrions dans la boutique du sauveur de Doudou et là, j’eus la surprise de découvrir un fort vieux monsieur incroyablement accablé de sombre.

Je ne comprenais pas, sa boutique était magnifique quoique quelque peu, poussiéreuse, remplie de tas de peluches merveilleuses toutes réalisées par lui et pas un seul ours, curieusement. Sa renommée était telle qu’il y avait des délais d’attente pour certains modèles…

Je m’étonnais auprès de lui de sa mine alors qu’il avait placé Doudou sur la table d’opérations et qu’il s’apprêtait à jouer du fil et de l’aiguille.

Il me raconta alors son histoire et fichtre oui, elle avait de quoi rendre affligé n’importe qui serait passé par là et aurait entendu celle là comme moi.

Tandis que j’essuyais une larme, l’intervention fut finie.

Je considérais Doudou et son regard en disait long quant à l’occupation de nos prochaines heures : nous devions rendre le sourire et le bonheur dans le cœur de cet artisan habile.

Oui, c’est ce que nous devions faire, c’était veille de Noël, que Dieu ou Diable !

C’était simple.

Il nous fallait partir à la recherche de la femme de cet homme là qui en fait, s’était donnée la mission de sauver Gaïa en allant remettre au Grand Ordenanceur l’ours que son cher époux avait créé et qui, elle le savait, ressemblait à celui perdu par l’avant dernier nommé, si dépité qu’il en soit ainsi, qu’il en faisait depuis, voir de tous les temps déréglés à la seconde citée qui elle, du coup, ne savait plus à quelle ellipse se vouer.

Il s’en suivait de joyeux bordels dingues météorologiques pas du tout au goût de tous, d’ailleurs…

 

(Tout le monde a suivi ? Je continue alors. )

 

Celà faisait sept ans qu'elle était partie .

Il  est vrai que si l’on n’avait pas toutes les clefs pour voyager entre deux et une certaine habitude, l’on pouvait se retrouver coincé dans un entre deux approximatif qui vous laissait à peine entrevoir des faits tout juste ébauchés et en général, à moins d’un truc dans le style douche froide, vous restiez figé comme ça, ni tout à fait ici, ni tout à fait là bas, invisible pour tous ...

Un beau gâchis quoi !

 

Le vieil homme interloqué nous regarda nous volatiliser.

Je ne sais d’ailleurs toujours pas si c’est le fait d’avoir entendu  mon ours parler ou le fait de disparaître ainsi qu’il l’a le plus interpellé.

Il savait pourtant le merveilleux dans lequel nous baignions ; cependant, il n’y avait jamais assisté et constaté par lui même ces petits phénomènes « magiques ».

Il était quand même en liaison étroite avec les bureaux du Père Noël et avait du reste, régulièrement celui çi, au téléphone.

Par là même, rien n’aurait dû l’étonner, néanmoins, de l’expérimenter, c’était quand même quelque chose !

 

Je vous épargnerai les détails invraisemblables de notre quête pour retrouver ceux là que nous étions venus ramenés ou encore, la description du happy face du Grand Ordenanceur en découvrant le cadeau apporté et bien sûr, le soupir de soulagement de Gaïa tout à coup, égayée…

Parce qu’au final l’important, ce fut quoi ?

C’est quoi ? …

 

Un sourire éclaira le visage du vieux monsieur qui leva la tête en entendant la sonnette de la porte d’entrée du magasin, celle qu’il aimait depuis de si nombreuses années, rentrait du marché.

 

-«  Tu sais, mon amour, dit elle en lui déposant un baiser (bah oui, même après tout ce temps) , je crois que notre Billy a trouvé une famille.

Madame Bruchetière va passer toute à l’heure, sa fille a accouché d’un garçon ce matin à cinq heures quarante cinq et un ours en peluche, surtout les tiens, lui semble un bon cadeau pour ce petit.

Te rends tu compte comme il n’a pas de chance cet enfant là ?

Naître un vingt quatre décembre !

Allez, avant de ranger mes courses, je vais noter dans le grand livre des départs pour cette année deux mille trois, celui de notre Billy. »

 

Et oui, je vous rappelle que nous étions la veille de Noël et le Père Noël ne pouvait pas ne pas y aller de son tour de sac à cadeaux…

Et vous savez quoi ?

Nous avons toujours dans la boite à pharmacie aux répares tout exprès faits pour Doudou, le bouton …

Et les entre deux clans ne sont plus dans le secret de …

 

Cependant, chut, cela est une autre histoire …

 

Nb : Un Noël de joliesse emplie, n’est ce pas ?

 

Nb2 :

-« Que veux tu ?

 - Juste toi. »

 

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