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juin 13, 2010

Promenons nous dans les bois ...

Aujourd’hui, je lâcherai mes cheveux, point de maquillage et fi d’ornement.

Je ne serai parée que du désir de toi et de cette robe rouge de soie légère, pour te retrouver dans les bois du parc du château.

Le soleil ne sera pas timide et j’enlèverai mes chaussures pour courir pieds nus sur l’accueillante pelouse douillettement réchauffée par tous ces rayons bienveillants.

Je courrai pour te rejoindre là bas, non loin de la Folly, tout prés du bosquet épais dit celui des « amoureux flamboyants ».

Celui où l’on dit que les cœurs battent plus forts juste en le traversant.

Moi, je sais qu’il me colorera, bien malgré moi, dans la palette étendue des rouges, à la manière d’un feu d’artifices exclusif.

Celui qui me montera aux joues suite à ma course alors que tu me cueilleras à la volée, dans tes bras,

Celui qui gonflera mes lèvres sous les assauts répétés de ta bouche si douce,

Celui qui me versera en passion brûlante sous le fusionnel effet qui n’appartient qu’à nous.

Sans doute aussi, serai je rouge de honte d’autant de plaisirs exquis assouvis ici, mais peut être à cause des mots voluptueusement tendres susurrés à mon oreille .

Je …

 

 

Haie !!

Ce machin m’a griffé ..

Zut !

Je saigne en plus !

Il faut que je sorte de ce truc, trop de rouge passion pour moi.

Mais pourquoi faut il toujours qu’ « Elle » me colle dans des missions aussi déconcertantes : me rendre au cœur du bosquet des « amoureux flamboyants » dans le parc du château de R !

Pour couronner le tout, je m’y suis coupée, la belle affaire, je vais en plus y laisser de mon sang !

En sortant tout en maugréant de ce dédale feuillu, je me dis que cette fois l’environnement n’a pas trop changé et que je m’en tire au final, pas si mal.

 

Et alors que je m’éloigne de cet endroit, j’ai comme une envie irrépressible d’enlever mes chaussures et de courir sur cette herbe si verte et si moelleuse.

Après tout, personne ne me regarde et de toute façon, il n’y a personne !

Enfin si,  « Elle » est là, je le sais, même si « Elle » ne se montre pas systématiquement à chacune de mes missions, il faut qu’elle y assiste, ça doit être plus fort qu’elle…

 

Tandis que s’arrête ma course, essoufflée, heureuse et le rose aux joues, je manque de tomber sur lui qui me capture d’un baiser et m’enveloppe de ses bras en souriant :

 

-« Alors jolie femme à la rousseur exquise, je m’absente pour aller chercher notre thé et tu t’échappes en course légère ?

Tu peux toujours courir au delà des mondes, je te retrouverai sans cesse ».

 

Et sans autre forme de procès, il m’allonge si délicatement en m’enserrant si étroitement sur ce vert tendre que mon cœur se souvient soudainement…

 

 

« Elle » s’éloigne en souriant …

 

 

-« Que veux tu ?

- Juste toi. »

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