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avril 17, 2010

En cheminement d'égarée ...

- « Tu es grande maintenant et moi, je ne peux pas vivre sans lui. »

- « Ca veut dire quoi, ça ? Que je vais t’apporter des fleurs au cimetière ? »

 

Et ces mots que vous avez un jour jetés comme ça du haut de vos seize ans, vous harcèleront sans cesse.

Vous les houspillerez pour s’être glissés ainsi dans cet ordre, pensants sans doute être d’une efficacité redoutable, détonation en diable pour que le sous entendu avancé ne demeure que celui là.

Présomptueuse impétueusement outrecuidante !

Bien sûr, à la nouvelle déclarée par un agent délégué, vous percevrez tout l’illusoire de la démarche …

Bien sûr …

 

Se doit on de mourir d’amour pour un x ou un y ?

Se doit on de mourir d’un honneur bafoué ?

Se doit on de mourir d’un vide laissé ?

 

J’ai souvent pensé que c’était d’une stupidité sans nom d’envisager une telle issue.

Le manque de courage devait sûrement être la cause de tout ce remue ménage dingue au cœur des neurones et d’entrevoir que je me suis encore trompée, laisse un doute titanesque dans le fragile, au fond, petit être que je suis.

 

Alors, allez y de votre couplé, d’ailleurs le mien jusqu’à il n’y a pas si longtemps, allez y, ne vous gênez pas, voilà, c’est ça : la vie trouve toujours un chemin donc, forcément, il y a toujours une solution voir plusieurs …

 

Et pourtant, il y a le facteur z, le petit grain de sable qui s’est inséré dans la mécanique toutefois bien huilée, certes, un peu fatiguée ou un peu trop endormie par son ronron monotone.

Ca s’amorce par des pannes mineures, l’effet papillon en fait, à la stupéfaction finale, le « à quoi ça sert de continuer ? » qui d’un œil extérieur, je vous l’accorde, détonne en toute incongruité.

Puis, vous faites le pari, à la manière de Blaise, que si cela doit en être ainsi, celle là, espérée, devra se montrer sans attendre au coin, au virage de n’importe quoi et vous emporter résolument.

Vous fixez donc les règles du jeu, simples en fait : pas d’attention à quoique ce soit !

 

Au bout du jour désigné, après cette conduite manquée d’expérimentation particulière, alors que vous avez échoué au bord de la sépulture du défunt fraîchement enfoui, « Elle » arrive en invitée surprise comme « Elle » sait si bien le faire depuis tout ce temps.

« Elle » vous sourit comme à son habitude, en vous glissant de sa voix toujours aussi douce que vous êtes son élue et que vous n’échapperez pas à ces missions que vous vous devez encore de réussir.

« Elle » vous rappelle, accessoirement, que les cimetières ne sont pas des lieux pour vous, elle évoque l’épisode du Père Lachaise (*) , histoire de …

Néanmoins, c’est un peu différent car cette tombe là est celle des gens chéris et les aimés ne font jamais de mal…Semble-t-il …

 

La vie trouve toujours un chemin ?

Bah, le plus difficile tandis que vous avez perdu la boussole, c’est de ne pas oublier votre connaissance des règles élémentaires d’astronomie …

La vie trouve toujours un chemin !

 

Et, « Elle » sourit toujours.

 

 

(*) http://petitesfictionsdansmarealite.hautetfort.com/archive/2009/08/23/l-etrange-souffle.html

 

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