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avril 24, 2010

Leurre de chocolat ...

J’aime à penser qu’il n’y a qu’entre toi et moi que la barrière infime du tissus de ma petite robe pour te retenir si loin et si près de moi lorsque nous nous promenons dans la vie aux yeux de tous.

J’aime à penser comme il te serait tellement simple de l’ôter avec tes mains si sures, si précises, si habiles.

Comme l’une de celle là qui se pose en toute assurance au creux de mes reins en me rapprochant délicatement de toi, basculant ainsi mon âme en émoi, mon cœur en chamade et mon corps en désarroi de ne pouvoir, ici et maintenant, coller à toi au plus près de ta peau, en si juste contre toi.

 

Il en est ainsi des au revoirs, qu’ils soient sur les quais de la gare, les halls d’aéroport, les jetées de port ou tout simplement, un trottoir.

 

L’on se doit de rester dans une dignité de posture.

L’on se doit de donner une image idyllique …

Tout cela pour les yeux de tous !

 

Pour les tiens, cependant, je sens que tu perçois ce frémissement indicible qui me traverse.

Je me cache bien vite derrière mes verres teintés pour masquer l’égarement qui ne doit pas être.

Je t’embrasse encore et te fais un signe de la main avec le plus beau sourire.

Je te laisse partir en ne sachant que jeter un « reviens moi et prends soin de toi » , le cœur si gros, l’âme si lourde, les yeux noyés de larmes …

 

Lorsque plus tard, bien plus tard, je découvre les cinq carrés de chocolat noir laissés juste pour moi, un pour chaque jour de ton absence, je me souviens en souriant de la manière décrite à ton encontre de ma dégustation.

 

Donc, très cher absent, et ceci chaque jour, je le prendrai adroitement et délicatement entre mes doigts.

Je le glisserai tendrement dans ma bouche en tout doucement, ce bout de douceur que j’aime tant.

Je le poserai sur ma langue et l’y retournerai avec mille précautions pour qu’il soit à l’endroit parfait, en adéquat et idyllique position.

Je le laisserai pourtant ainsi fondre en le suçant, quoiqu’il en soit, méticuleusement et minutieusement en toute profusion de lenteur, afin que le plaisir intensément éveillé s’écoule en secondes infinies et que son goût, en extraordinairement délicat et fort à la fois, explose enfin en mille et une saveurs au creux de mon palais, éclaboussant mes papilles d’un désordre orgasmiquement sensuel.

 

Car bien sûr, très cher absent, tu connais l’émoi suscité par un seul carré de qualité ainsi dégusté…

 

 

Cinq carrés, cinq jours...

A n’avoir sur le bout de la langue que le seul goût du chocolat…

Soupir.

Cinq jours, cinq carrés…

Soupir…

Et pourtant, sur ma langue, je sais que je ne garde que le goût de toi, l’envie de toi.

Grrrrrrr … Je hais les vacances !

 

 

- Que veux tu ?

- Juste toi. 

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