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avril 04, 2010

Le bug au milieu des mots ...

Moi, la fille bien posée sur son coussinet, je n’ai pas envie aujourd’hui de laisser les mots batifoler à leur convenance simplement parce que tu m’as susurré avant de partir de « m’abandonner au plaisir de l’écriture » et accessoirement, du chocolat puisque ce sont des jours dédiés à cela.

 

Il est vrai qu’en ton absence, je m’installe confortablement et je pars dans mes mondes jusqu’à ton retour.

Cependant là, l’idée d’abandon au plaisir me ramène inexorablement, inéluctablement à toi.

Fichtre, je bugge !  

Oui, c’est tout à fait ça !

Grrrrrrr …

Il est pourtant assez rare que les mots me fassent la moue en faille d’histoires extérieures à moi ; cependant là, ils ne me parlent tous que de toi.

En me relisant, j’ai des pages et des pages portant ta description et dans ces moindres détails, des kilomètres de toi, de toi et moi, de nous.

Qu’y a t il de différent ?

Nous nous éloignons souvent et jamais ton absence a eu une incidence sur mon plaisir d’écrire.

Alors quoi ?

Pourquoi cette expression « m’abandonner au plaisir de l’écriture » s’insinue t elle autant en moi ?

Ai je décelé un reproche en ténue ?

Ai je décelé une envie furieuse de mots de moi pour toi ?

Ai je décelé ton manque tout neuf de moi pour toi ?

Ai je décelé mon manque surprenant de toi pour moi ?

Ce que je sais, c’est qu’à peine quarante huit heures viennent de s’écouler et que je me sens telle un chat un soir d’orage.

Peut être que respirer profondément, m’installer différemment, commencer un cahier neuf et re tailler mon crayon ? …

 

Criiitch-Tchriiitch …

 

L’important est de s’approcher, en toute délicatesse avec beaucoup de méticulosité, de la précieuse hampe.

Ensuite, toujours avec énormément de précautions vous venez flipotter doucement, très doucement, la fente.

Cela demande une dextérité infiniment obséquieuse certes, mais le résultat ne se fait pas attendre.

Lorsque vous posez à nouveau vos lèvres pour faire résonner un son des plus exquis, celui là vous le constatez enfin, correspond à celui que votre désir secret porte aux nues si souvent, sans avoir néanmoins jusqu’à présent réussi à atteindre.

Il n’y a pas à dire.

Il n’y a qu’un maître luthier pour arriver à ce résultat là …  avec un hautbois .

 

Soupir …

 

Encore cinquante deux heures …

Fichtre et si je me mettais au sudoku ?

 

Nb : Il est toujours déconcertant de se voir agiter sous le cœur le temps des sentiments plus forts et plus grands que soi. C’est peut être pour ça après tout que cela nous bouscule sans dessus dessous, à passer du lapin à la poule avec un air si cloche

 

 

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