sep 10, 2009
Et la ravissante idiote dit ...
« Où étais tu ? »
« Dans des histoires qui n’étaient pas les miennes » » …
Quand on cherche désespérément, ou pas, l’amour et que brutalement, ou pas, on le trouve, c’est quelque part la question que l’on peut se poser.
Car après tout, on en a remué, ou pas, des secondes, des minutes, des etc … pour en arriver là : juste dans ses bras, au plus prés, tout contre son corps serrée, le cœur en ébullition de Bonheur si immense que l’on se demande si la réaction chimique s’effectuera un jour et si elle restera là, en épée de Damoclès.
C’est à ce moment là que l’on y pense mais jamais, plus jamais après, sauf si bien sûr, l’exécution s’ébranle (ébullition, vapeur, pschiiitttt …)
Alors pourquoi ?
Pourquoi se donner toute cette agitation en vertiges hallucinants pour ne s’apercevoir au bout du compte que lui et vous, c’est du tout simplement simple en fait.
Quel est ce besoin irrépressible de vouloir absolument trouver son autre, sa moitié, son (coller ici le mot qui vous va bien) … ?
Est ce que l’amour glissé en sommeil quelque part dans nos cellules est si puissant qu’il actionne tous les leviers à sa disposition pour se libérer totalement et faire de nous un esclave consentant en dépendance totale ?
Dans ce cas, c’est certain, nous n’avons pas d’autre choix quand le processus est lancé.
En revanche, se poser la question de savoir si la survie de l’espèce travaille de concert me laisse tout à coup, une vision que je préfère oublier.
Ouh que oui !
Bref …
Puisque je suis une ravissante idiote, j’ai imaginé dans ma petite tête qu’une histoire d’amour presque parfaite (je préfère cette notion là) était en fait la résultante de deux sujets mis en présence chez qui le processus d’amour réveillé et bien déclenché s’était réalisé correctement et au même moment.
En fait, deux sujets en phase de « pile poil c’est le moment de tomber en amour toi et moi » se rencontrent et ça donne une histoire exceptionnelle et belle.
Forcément ce truc là ne survenant que sous conditions exclusives, les élus sont soit considérés comme une espèce en voie de disparition, soit railler parce que finalement comment croire à ça !
Néanmoins de toute façon, à la manière des légendes urbaines, l’idée se propage partout.
C’est celle ci qui a permis aux petits malins de survivre : le processus s’étant juste déclenché avec un décalage et vous l’aurez compris plus le décalage est grand, plus la réaction chimique (ébullition, vapeur, pchiiitttt ..) a des risques de se produire.
Quant à ceux qui cherchent en désespoir, c’est soit parce qu’ils ont volontairement interrompu le processus, soit parce qu’ils sont irrémédiablement sourds à tout.
Et que vive la diversité , n’est ce pas ?
« Chut, viens là, mon agitée du sommeil »
Et là, honteuse de l’avoir réveillé , je lui raconte ma théorie toute fumante encore.
« Et toi, que veux tu ? »
« Juste être avec toi ! »
Simplement simple, quoi !
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sep 07, 2009
L'histoire de Sophie ...
Ecrire une belle histoire.
J’ai toujours aimé en coucher, mettre sur le papier en délicates attentions ce qui permet de s’envoler et de rêver une vie en plus joli.
Serait ce pour oublier que la mienne est plus souvent teintée de gris ?
Non, à bien y réfléchir, il en est ainsi pour chacun d’entre nous .
Quoiqu’on en dise, nous oscillons tous dans des vies colorées de gris infinis, avec certes quelques fois, des effets de soleil éblouissants qui comme tout effet, n’a rien de permanent.
Alors oui, je choisis d’écrire des histoires où l’amour vole en éclatant, où les cœurs ne savent qu’exulter en passion infinie de tendresse ; je préfère à tout prendre, essayer de capturer quelques rayons de soleil pour les faire danser un petit peu sur vos vies … (et zut, mes chevilles)
Et si pour changer, j’écrivais une histoire « noire » ? Un truc bien laid à souhait jetant le plus foncé des gris annoncés ?
Quels ingrédients faudrait il prendre ?
Laissez moi réfléchir…
Ah oui, je sais, enfin, je crois …
Sophie est amoureuse et il faut dire que ça ne lui était pas arrivée enfin, jamais, à vrai dire.
Elle laissait son cœur se prendre au sentiment de l’autre, celui qui disait l’aimer d’un amour si grand. Cela lui suffisait en fait, pour croire qu’elle en ressentait tout autant.
Elle vivait donc ainsi depuis quelques années, naviguant de cœur en cœur et l’on peut souligner sa propension à se faire aimer.
Il est vrai qu’elle était plutôt jolie et dotée d’une nature aimable et docile.
Sophie avait trente huit ans et contrairement à tout son entourage, n’était pas mariée et n’avait pas d’enfant, au grand dam de ses parents, un tantinet envahissants, dont elle était l’unique fille.
Alors que son dernier amour s’en était allé posséder l’herbe verte d’un gazon plus frais, elle se mit à détester sa vie, son métier de professeur la barba ; elle ne supporta plus les ados geignards boutonneux qui lui en faisaient voir de toutes les couleurs, histoire de voir quel mal être gagnerait au mieux.
Elle ne supporta plus les reproches incessants de ses parents et relations concernant son soit disant manque de discernement qui la faisait être toujours « la » célibataire ; il y en a même qui lui agitait, en guise de menace, le personnage de la « vieille fille » se profilant incontestablement dans son horizon.
Elle ne supporta plus ces histoires d’amour qui n’en étaient pas en fait, juste des compromis pour ne pas se casser le cœur, ce qui est il me semble, un foutu avantage mais, je m’égare là….
Avec donc cette tempête en tête, elle décida que franchement un sérieux changement d’air s’imposait.
Ca tomba bien, les vacances d’été arrivaient à grands pas et dans la profession qu’elle exerçait, c’était vraiment l’avantage extra.
Son choix se porta sur Les Baléares où elle pouvait même y passer tout un mois.
C’est là bien sûr, qu’elle rencontra l’homme qui réveilla son cœur et qui fit d’elle, et pour la première fois, une femme « amoureuse ».
Cependant Sophie ne savait pas que cette curieuse manière d’être jusque là se retournerait contre elle.
A vouloir trop aimer, on peut aimer mal.
A vouloir trop se perdre dans l’autre, on peut y laisser son cœur, fracassé.
Et l’homme qu’elle avait rencontré, ne voulait en fait, qu’une belle histoire de vacances, un truc à la deux minutes trente de bonheur, qui ici, certes, dura vingt cinq jours.
Dans son débordement d’extase à amplitude démultipliée, elle ne vit rien. Cet homme perpétra avec elle ce qu’elle même avait toujours fait : se noyer presque dans le désir de l’autre et dans sa passion aveuglante pour juste assouvir son appétit de bonheur en toc transitoire.
Chacun rentra de son côté en se promettant de se retrouver une fois réintégrés leur petite vie.
Elle promit plus que lui sans nul doute car lui, à peine débarqué n’y songea quasiment plus.
Il gardait simplement l’idée de vacances parfaites.
Elle gardait l’idée de naissance d’une belle vie.
Et quand au bout de trois jours, elle n’eut plus de nouvelles car au numéro de portable donné, répondait à présent le message haché « ce numéro n’est plus attribué » , elle ne comprit pas tout de suite.
Elle s’obstina une semaine entière encore et encore à le recomposer : le message impersonnel et mécanique resta le même .
Son cœur se rompit, sa raison vacilla, sa tête éclata.
Elle se sentit inutile sans raison de vivre.
Elle se sentit vide et perdue comme jamais.
Son entourage avait bien compris qu’il se passait quelque chose d’ennuyeux mais n’avait pas deviné à quel point.
Et quand le téléphone sonna chez les parents de Sophie et que l’agent du commissariat demanda à sa mère de se rendre aux urgences de l’hôpital, le monde de Sophie comprit que plus jamais il ne tournerait comme avant, qu’il faudrait qu’il tourne, tout du moins, mais sans elle.
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sep 04, 2009
Histoire d'été parmi tant d'autres ou presque ...
Miette aurait dix sept ans dans trois mois et franchement, elle avait plus que hâte de grandir encore plus vite.
Enfin, non grande, elle l’était déjà, pas besoin d’en rajouter, même si tout le monde disait qu’avec son allure, elle pourrait envisager une carrière de mannequin.
Elle n’en avait rien à faire de son paraître.
Elle voulait elle, rester dans l’ombre et plus particulièrement derrière la caméra.
Son rêve ? Devenir réalisatrice de films animaliers. Et bien sûr, personne ne l’encourageait dans cette voie.
Elle s’en fichait, dès qu’elle aurait vieilli suffisamment, elle partirait loin de cette famille de tarés qui au bout du compte voulait simplement la caser au meilleur des partis possibles. C’était sa famille cependant et, elle la trouvait vraiment à gerber.
Cela faisait deux mois qu’elle négociait avec ses parents afin qu’ils la laissent camper cet été avec sa copine Cindy sur la presqu’île de Quiberon qui n’était pas si loin de Brest, après tout, et le plan était simple : les parents de Cindy avaient un emplacement là bas, ils les emmenaient donc, elles n’étaient pas toutes seules et pour quinze jours, seulement !
D’accord, elle rentrerait en train et c’était bien là, la chose qui coinçait : le retour en train !
Ce matin, à trois jours de partir, elle avait eu l’idée de génie d’appeler sa grand mère Marie qui rentrait tout juste, après quatre mois, du Vietnam.
Celle ci étant tout à fait d’accord pour lui servir de chauffeur pour le retour, elle s’empressa de revenir à la charge auprès de ses parents et réussit enfin, à décrocher leur approbation.
Ouf !
Le reste n’étant que formalités : prévenir Cindy, préparer son sac, acheter deux, trois trucs nécessaires et attendre patiemment le jour du départ.
Elle respirait presque mieux depuis qu’elle était descendue de voiture.
C’est vrai que ce coin avait comme quelque chose de magique et puis, elle était loin de sa famille. Quinze jours de liberté, ou presque … Les parents de Cindy n’étaient pas si cools, mais ça le ferait bien quand même.
Tandis que ceux ci s’affairaient autour du mobile home, les filles s’épuisaient à monter leur tente. Ca n’était pas compliqué parait il mais là, sans doute de rire sans arrêt, ça ne fonctionnait pas.
C’est à ce moment qu’il proposa son aide, ce grand garçon blond aux yeux pétillants et au sourire craquant qui était flanqué de deux comparses, que Miette bien sûr, trouva insignifiants tant ce gars là, lui accrochait les yeux.
Forcément la tente fut bien en place en un seul ouf, le temps de savoir qu’il s’appelait Paul, qu’ils avaient le même âge, qu’il venait ici depuis son enfance et qu’il connaissait bien sûr l’endroit comme sa poche.
Et ce « ouf » là était passé si vite à son goût, à elle.
Que dire alors pour retenir Paul ?
Miette paniquait complètement car elle ne trouvait pas de mots.
Cindy constatant son désarroi, vint à son secours et heureusement.
Elle proposa le plus naturellement possible de se retrouver le lendemain histoire de faire un truc tous ensemble. Les garçons, curieusement, se montrèrent tout de suite enthousiastes et rendez vous fut donc pris, pour le jour suivant vers quatorze heures trente à l’entrée, là bas, au bout de la plage.
Miette avait presque envie de prendre sa copine dans les bras et d’effectuer une danse de la gloire, ce truc ridicule à souhait tout en trémoussements heureux et bondissants, l’on pouvait bien sûr accompagner le tout de petits cris de plus ou moins grande satisfaction.
Et bien évidement, c’est ce qu’elles firent !
Et tous les jours suivants furent emplis de la magie la plus douce.
Cela avait commencé par leurs yeux accrochés.
C’était poursuivi par leurs mains qui se rejoignirent et leurs lèvres qui ne voulurent plus du tout se quitter.
Collés ! Ils étaient collés ensemble dès le lever du soleil à son coucher et jusqu’aux clins d’œil complices de la lune.
Miette et Paul ou Paul et Miette ne se quittaient plus, ne pouvaient pas se quitter chaque nuit ; au moment de rejoindre leur tente respective, c’était un déchirement sans nom. Autant de gravité, à ce moment là, aurait pu interpeller n’importe qui serait venu à passer, n’importe qui. Même les parents de Cindy qui décidèrent du coup de proposer à Miette de rester deux semaines de plus.
Il faut dire que plus sa date initiale de départ approchait et plus les amoureux transits devenaient pâles.
A cette heureuse nouvelle, c’était certain, plus que certain même, ils retrouvèrent la couleur de leur amour exceptionnel portée haute et claire.
Cindy prit une photo de ce moment là et il est vrai que l’on sent encore aujourd’hui, presque le Bonheur immaculé s’échappé du papier figé.
Miette sourit.
Elle entendit la clef tournée dans la serrure de la porte.
Son homme rentrait, son Paul.
Parce que l’on dit toujours que les amours de vacances ne durent pas, qu’il faut se quitter à la fin de l’été et patati et patata … Et bien pas toujours !
Cela faisait dix ans qu’ils étaient mariés, ils avaient deux enfants et leur amour resplendissait parfaitement encore comme au premier jour.
Elle posa la photo et alla à sa rencontre.
Il l’enlaça tendrement et elle s’abandonna à leur baiser rien qu’à eux, si fort et si doux …
17:53 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : made in moi