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octobre 27, 2013

Missive à faufiler jusqu'à toi...

L’eau glisse sur ma peau, je ferme les yeux et les gouttes en douce, me murmurent l’écho de la tienne vibrant soudain à l’unisson d’un idyllique toi et moi.

Le rythme m’obsède insidieusement toujours et encore, lorsque le drap me recouvre en m’allongeant dans ce lit désormais si froid, sans toi.
Ma peau se glace alors d’imaginer soudain, cette nuit noire t’entourant de tout l’hostile que la noirceur puisse porter et déchaîner sans état d’âme, en sinistre glas.

J’ai peur mon amour, une peur idiote, égoïste et lâche en enfant gâtée que je suis, de tout à coup, me retrouver seule, abandonnée à moi-même avec un chagrin si immense qu’un univers entier n’y suffirait pas.
Il me faudrait disparaître car tu le sais, je ne suis rien sans toi.

Ne ris pas, ne te moque pas, j’ai si peur pour toi.

Fichtre que j’en ai assez d’être ainsi éloignée, de vivre recluse et cachée aux yeux de tous, tremblante et vacillante en découvrant les nouvelles qui nous parviennent sporadiquement, vaille que vaille.
Fichtre que j’aimerai posséder ce moyen qui me fasse entendre ta voix rassurante évoquant ton prochain retour et me chuchotant malgré tout, les mots que tu ne me dis pas.

Mince et flûte.

Je dois finir ici cette lettre.
Léontine vient de me prévenir qu’Ange appareille sans tarder.
Reviens moi vite mon aimé, reviens moi sauf et gardes toi bien des vils affreux mécréants.
Je t’embrasse en  délicieux baisers doux.


- « Que veux tu ?
-  Juste toi. »


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