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janvier 22, 2012

Du droit de l'écrit qui ne s'écrit pas ...

C’est pour toi que j’écris.

Toi, qui me liras peut être .

Toi, qui me liras sans doute.

Je voudrai poser ces mots si doux comme ces baisers que tu me donnes. Pourtant, je ne puis rien, je me sens nue comme à la minute où tu as posé ta main sur moi, frissonnante déjà de désir de toi…

 

- « Heu … STOP !

 

- Quoi ?! Pardon ???

- Tu ne peux pas écrire ça, c’est personnel !

Rappelles toi : on n’écrit rien de personnel : ni toi, ni moi, la Nunuche en titre, ni elle, cette imbécile de Bridget …

On la joue soft, balbutiements de cœur ému au caprice étonné d’un tâtonnement en diable de chamade d’amour explosif de l’héroïne insoupçonnée, c’est tout !

On n’écrit pas que l’on aime ; un auteur, ça n’écrit pas sur son amour.

Un auteur, c’est triste, en fait.

Ca peut écrire toutes les plus belles choses que la terre porte et au bout du compte, vivre aussi tristement qu’une pierre de lune de la face cachée.

C’est une sorte de comédien qui porte en lui tous les rôles du monde et qui ne peut, que dans le secret de son regard, dire, à celui que son cœur a choisi, l’incroyable force de son Amour.

- L’imbécile de Bridget te tire la langue et te dit de mettre tes écrits sur ton  exceptionnel au feu !

Mais en revanche, ma pauvre chérie, je suis d’accord avec cette pimbêche là. C’est à croire qu’il y a une malédiction car aucun de ceux qui ont essayé d’épanouir leur amour en pleines lettres, n’ont gardé leur bien aimé.

Pour vivre heureux, il faut savoir vivre cachés et il semble que cet arrangement là, est bien vrai.

- Mouais, c’est exact.

Par contre, mon exceptionnel est et c’est ce qui te rend si ronchonne envers moi, Bridget des débris de cœur !

- Je le trouverai quand je veux mon Darcy !

- N’importe quoi ! Tu n’aimes que te plaindre d’être sans amour ou d’avoir été à deux doigts de … Tu es pitoya…

- STOP ! (moi aussi je sais le faire)

Non mais, ça ne va pas vous deux ?

On s’arrête.

Chacune rentre tranquillement dans son histoire et me laisse essayer de commencer la mienne.

Pourtant, c’est peine perdue, avec vos bêtises, je n’ai plus envie.

Je vais la remiser pour plus tard.

Décidément, j’arrive même à me mettre à dos mes personnages de filles, avec Doudou et Petit Crayon qui me font la tête parce que j’ai voulu tuer le Père Noël …

- Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaannnnnnnnnnnnnnnnnn !

- Nooooooooooooooooooooooooonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn !

- Bon, ça va, je n’ai rien publié ; cependant voilà, je fais face à une grève depuis et je suis en panne de graphite, obligée de tapoter en directe sur le clavier et vous savez combien je déteste cela !

Alors voilà, ça donne n’importe quoi …

Je peux soupirer en fort costaud ?

Merci ….

- Nous sommes désolées vraiment !

Allez, nous rentrons sans faire d’histoire et nous te bisons beaucoup.

Si si... »

 

Et tout ça de concert, les chenapanes …

Je vais me retrouver avec une fin à la saque de mots, ciel je n’ai rien trouvé de mieux …

 

L’impétueuse capricieuse ne gagnera pas aujourd’hui, elle restera maîtresse du silence. Elle continuera à mal respirer, étriquer entre ces deux touches, attendant l’heure où elle sortira en plein jour pour vous conter ses aventures de cartes magiques et du mélange des jeux taraudés par les dés .

 

 

Et moi ?

Et moi…

 

- « Que veux tu ?

- Juste toi . »

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