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  • Et si tremper la plume suffisait à ...

    Puisque vous partez en voyage, mon amour, je voulais laisser ici quelques recommandations d’usage pour ces contrées exotiques si lointaines …

    A moins bien sûr que le plus simple ne soit juste de vous embrasser de ce baiser si long, si doux et si fort comme celui que vous me donnâtes dans les escaliers rue de Thorigny, en me serrant si fort contre vous.

    Ceci, bien sûr, afin que vous n’oubliez pas que je vous aime et qu’en votre absence, je les laisserai s’égarer aux quatre vents, nos baisers qu’à nous, pour qu’ils vous retrouvent et votre cœur et votre corps et votre bouche tant adorés.

    Bien à vous,

    Votre nonamoureuse.

    PS : revenez moi

     

     

    Son audace la fit sourire.

    Elle posa la plume à côté de l’encrier qu’elle referma avec beaucoup de précautions, il ne manquerait plus qu’elle s’épancha, en plus, en sa maladresse habituelle.

    Le buvard soupira en posant sa douceur sur les mots sagement alignés, à moins que ce ne fut elle, son cœur battait si fort.

    Elle glissa le billet dans une enveloppe qu’elle scella de son sceau et sonna Vladimir.

    -« Portez ceci sans tarder à Monsieur de Saint Elm. Attendez la réponse s’il devait y en avoir une. »

    Le majordome referma la porte la laissant seule avec ses larmes qui sourdaient déjà…

     

     

    Elle faillit tomber en bas de son lit tellement le sanglot qui la secouait était immense.

    - « Purée, je déteste ces rêves !

    Vous avez entendu, je préfère encore les petites énigmes à ça! ».

    Elle sauta hors de son lit.

    La journée allait être longue.

    Rue de Thorigny, c’était fermé pour travaux ; c’est certain, « Elle » exagérait en plein !

     

     

    - « Que veux tu ?

     - Juste toi. »

  • A l'amour atout pris en tel ...

    -« Toc, toc, toc ?

    Bien le bonsoir ma tite demoiselle!

    Je m’invite en impromptu, histoire que vous vous posiez la bonne question.

    - Tiens, voilà autre chose, j’avais l’habitude de la petite voix à tiret et guillemets mais, c’est bien la première fois que vous pointez le bout de votre timbre en douce basse par ici !

    Bonsoir donc !

    - Bah, à vraie dire, je suis poussé par celle là que vous venez de citer. Elle dit qu’après tout, vous écouterez davantage si c’est une voix en mâle qui vous incite à réfléchir…

    - Fichtre !

    Voilà t’y pas que la tite voix se lance dans des stratégies à deux jetons de téléphone ?

    Qu’est ce que j’ai encore fait pour mériter ça ?

    - En fait, pas grand chose.

    Cependant, ces temps çi, vous volez davantage que vous ne marchez, vous contenez tellement de lumière que ça déborde de partout, vous…

    - C’est un problème ?!

    D’être heureuse, c’est un problème ?!

    - Heu non, pas vraiment .

    Enfin, ça n’est pas ainsi que je veux vous l’expliquer.

    Non, la question en fait que l’on aimerait que vous vous posiez, c’est cette interrogation fondamentalement primordiale et existentielle quant à la nature en pile poil de l’objet causal à tous ces bouleversements sensiblement exceptionnels.

    - Pardon ??? !!! »

     

    Soupir et très gros soupir …

    Et moi qui me disais qu’un peu de masculinité, ça aiderait.

    Bon allez disparais, ça n’est pas gagné ainsi, tu me l’as braquée avec tes phrases alambiquées en lourdes de flan parisien…Et merci quand même !

     

    - « héééééé ! hoooooo !

    - Tiens, te voilà toi ?

    C’est quoi cette idée idiote de m’envoyer une voix off masculine.

    Je suis en chaque particule imprégnée de lui, me coller le ton d’un autre me fait pousser d’irrépressibles envies de me boucher les oreilles des neurones.

    - Désolée, je croyais que ça pourrait aider ! Tu es tellement bizarre ces temps çi que je n’arrive pas à attirer ton attention .

    Héééééé, je ne le crois pas !

    Bon, ça suffit ! Arrête deux secondes de t’extasier comme ça.

    Je te rappelle que j’ai accès à tout d’ici et ça va là, j’ai l’impression d’être en barbecue sur le soleil alors, on se calme deux secondes et demi et … On ne boude pas, s’il te plait !

    Nan mé, tu as de la chance que je ne sois qu’une tite voix en tiret et en guillemets !

    Grrrrrrr !!!

    Bien.

    C’est mieux !

    Tu vois quand tu veux !!!

    Un peu de sérieux, je te prie…

    Le livre des filles, - petit raclement de voix - et ne ricane pas, nous met en garde nous toutes, nous les filles présentant les mêmes symptômes que toi.

    Te rends tu compte dans quel état tu es ?

    - Un état, parce que je suis dans un état ? Dis moi, dans quel état gère ? ».

     

    Soupir, mais alors très gros soupir agacé, très agacé en fait …

     

    - « Je n’ai jamais été aussi bien.

    Ah nan, c’est assez proche du sentiment de plénitude absolument heureuse de la maternité.

    Et tu sais quoi ?

    Je bouge au ralenti, histoire de contenir ce cœur qui bat trop vite, tout en parlant très fort, de manière à ce que cela ne s’entende pas.

    Je me demande même comment ma poitrine est assez solide ! C’est fou ça !

    Tu sais au bout du compte, on est finalement excessivement résistant !

    Je m’en doutais un peu tu sais, après tout, je prône partout qu’en tant qu’humain, on a la possibilité de faire tout plein de choses incroyables.

    Alors …

    - Stop !

    Ca suffit !

    J’aimerai avoir une tête pour me la cogner contre un mur ! Ou un pied pour te le coller aux fesses !

    Tu vas te calmer un peu et rester concentrée sur le sujet qui nous intéresse…

    - Tu veux parler de lui !

    Ah oui, pas de problème, je suis intarissable, je …

    - J’ai dit « STOOOOOOOOOP » ! – tornitruant le stop, d’accord ? -

    Je ne veux pas que l’on parle de lui mais de toi et de tout ça qui dégouline de toi en lumière infinie.

    - Alors, je t’arrête tout de suite petite voix à tiret et guillemets, pas question d’introspection sur ce qui est bon ou mauvais, si cela est ou n’est pas, tout cela n’a pas raison d’être exposé ici et tu sais pourquoi ?

    Tout naturellement en fait, de l’amour atout est simplement à prendre en tel!

    - Mais !!! Tu ne peux pas !!!

    Le code des filles explique …

    - Chut !

    Cela suffit !

    Va te réfugier plus loin. Le soleil, tu te souviens ?

    Néanmoins, je te rassure, je ne suis qu’une toute petite étoile révélée par un baiser doux et fort à la fois.

    Pas de quoi fouetter au sang deux chats ou même un, en fait si, cependant, c’est une autre histoire"…

     

     

    - Que veux tu ?

    - Juste toi.