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juillet 04, 2010

Egaré de fille présomptueuse en art dur de poésie ...

Non mais quel bazar, ça n’est pas un peu fini !

Vous avez vraiment décidé de me la jouer cacophonie dithyrambique en envolée systématique de capharnaüm établi !

Dois je m’équiper d’un filet avant de me saisir de mon crayon chéri afin de pouvoir aujourd’hui, vous capturer et vous domestiquer dans la gamme que je voudrai lui écrire et par conséquent, vous plonger ?

Bon d’accord .

Je suis d’accord.

Je clame haut et fort que je ne sais écrire de poésie et voilà t’y pas que je vous annonce ce matin tout de go que j’aimerai en composer une à ma façon.

Il est certain, à bien y réfléchir, que votre réaction n’a rien d’étonnante et je ne dois m’en prendre qu’à moi même pour vous avoir plongés en tels émois.

Pourtant, s’il vous plait, j’aimerai tant poser en mots choisis et si bien mis que mon cœur, pour lui, caresse et n’ose inventer ensemble en toute parfaite et lumineuse joliesse.

Oui, je sais qu’il est plus facile de laisser s’échapper en tournures imparfaites, vos consonnes et vos voyelles, en sorte de débridement salvateur jouissant en toute désinvolture, en toute impatience et, oh combien, aspiré dans la sarabande sardanapalesque de la liberté du seul éclat d’exister, même si, c’est en grand tout de n’importe quoi.

Un n’importe quoi, cependant, heureux, je vous le rappelle.

Je me montre impétueusement indocile avec vous, vous attirant là où d’autres n’osent pas vous aventurer par crainte d’être taxer de sottises construites et bannis à tout jamais des hauts et beaux écrits où vous vous devez de figurer.

Je m’en excuse certes, néanmoins en peu car après tout, vous êtes chacun unique et faisant également parti d’un grand tout en perpétuel mouvement, y imprimer un infime rythme en made in moi ne le fera que cheminer juste un peu plus loin. Et de l’importance d’avancer pour chaque histoire, grande ou petite …

Tiens, c’est un peu plus calme, vous m’accordez votre attention et je vous en remercie.

Alors mes petits mots, et n’y voir ici que l’affectif, me permettrez vous un bref essai de composer en espèce de poète ?

Je promets de ne pas en faire une habitude car forcer un trait non propre ne me ressemble en rien, vous le savez bien.

Chut, ne sois pas si agité mon crayon chéri, tu vas apeurer la page blanche du cahier aimé ; tout va bien se passer…

 

 

Je suis là debout à la pointe de mon cœur,

Tendue comme jamais en toute douceur

Mêlée au désespoir des amants mal aimés

Sans doute, ou arrogants d’un amour insurgé.

 

Sombre idée des sots fats !

 

J’en tremble à cette pensée surfaite, désuète

De dire, murmurer à toi, soudain étonné,

Former ces mots avec si peu de lettres,

Arrondir ma bouche faite pour tes baisers

Et lancer comme un vieux serviteur sans guêtre,

Sans gant, en abstraction parfaite, d’une voix fluette :

Mon nonamour, je ne t’aime pas.

 

 

Voilà.

Faut il y coller une révérence en faisant virevolter le point défini en non retour ?

Vous protestez encore, c’est donc qu’il faut juste clore et ne pas plonger en extravagance.

D’accord…

Je vous remercie mes petits mots et vous également, mes crayon et cahier complices, j’aurai au moins essayé.

Quant à toi, lecteur, merci aussi pour toute l’attention et l’indulgence portées.

 

 

- Que veux tu ?

- Juste toi.

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