fév 24, 2009

Une main posée ...

IMPORTANT : Toute ressemblance avec des faits et/ou personnes n’est que fortuite ou involontaire.

 

La nuit est désormais tombée.

La chambre baigne dans un doux calme moiré par les lueurs vacillantes des bougies. Les respirations en quiétude retrouvées, alanguies au cœur de notre lit.

Sa main est posée sur le bas de mon dos, au creux de mes reins, juste abandonnée comme ça. Elle est là, innocente, en repos, sur ma peau tout juste apaisée.

 

Le pouvoir concentré dans cette main là ?

Sans doute.

 

Elle m’emmène vers des horizons lumineux, j’y voyage bien plus vite que la lumière, elle me guide, moi, la froussarde patentée …

Elle me fait rire en éclat .

Elle me fait chanter en rigoletto.

Elle me fait courir la ville de bas en haut.

Elle me fait bondir bien loin de moi.

Elle me caresse doucement.

Elle me soutient irrémédiablement.

Elle m’étourdit indéniablement.

Elle m’enivre inexorablement.

Elle …

 

Et ici, s’il vous plait, gardez bien à l’esprit que je n’évoque qu’une de ses mains, une seule …

Je laisse donc, le soin à votre imagination de faire ce qu’elle peut quant à l’action de ses deux mains associées …

Hum, oui ….

Heu …

Tssssiiiittt, tssssiiiittt !

On s’arrêtera là … Nan mé !

 

La plus heureuse des femmes ?

Oui, enfin, une parmi d’autres.

J’ai honte de l’avouer sans cesse, mais oui.

Et puis, de toute manière, c’est beau la honte !

 

Alors bien sûr, si d’aventure une de ces petites malines essayaient de me le prendre, elle aurait affaire à moi, en furie.

Car là, c’est la première fois que je ressens ce truc étrange, vous savez cette chose que l’on qualifie volontiers de stupide, le « je suis à toi, tu es à moi » avec toutes les extravagances que cela peut entraîner, les dérives idiotes du « je le veux pour moi, juste pour moi » …

 

-         « Tu me comprends, Arwenn ? »

 

Je la regarde avec un mi-sourire et me demande, oui, je me demande sincèrement si mon amie n’est pas en train de grandir … Bon, un peu, il ne faudrait pas exagérer non plus parce qu’après toutes les frasques que je vous ai déjà narrées, vous penseriez que j’exagère …..

Néanmoins, j’entrevois le délicieux tumulte qui la submerge, moi, l’équilibriste sur mon cœur recomposé, perché bien plus haut qu’il ne l’aurait jamais pensé.

fév 04, 2009

Le mensonge

Je suis comme vous tous ici ou là, je déteste le mensonge .

 

Toi qui viens de me mentir insolemment, effrontément en me regardant bien en face, plongeant tes yeux dans les miens avec une outrecuidance sans borne.

Réfléchis, soupèse, suppute tous ces instants suivants qui feront que ta bouche maintenant devra sortir une certaine cohérence avec ce que tu viens de me dire là.

Car vois tu à bien y réfléchir, l’on n’empêche pas ses lèvres de laisser échapper ces petites mots qui trahissent et si en plus, tes mains exhibent ce qui ne devrait pas être là… Je te laisse imaginer alors ce que moi, je peux penser de tout ça.

Et manque de chance pour toi et manque de chance pour moi, penser paraît-il est ce que je fais en trop.

 

Tu me regardes m’espérant soudain blonde, sans doute.

Je vais la jouer pour te faire plaisir juste maintenant.

Je vais être sublime, je le sais, dans mon mensonge.

 

Et c’est ainsi que s’installe lentement et sûrement une pourriture sans nom qui gangrène de manière lente et insidieuse ce qui est un « nous ».. Celui là va tomber dans un temps passé plus ou moins vite dans le futur et devenir un souvenir rangé.

 

L’on y pensera dix ans après parce que le chiffre interpelle et puis, on oubliera ou tout du moins, on essaiera.

Au final, ce qui est ennuyeux avec la mémoire, c’est que quoiqu’il en soit, ça reste là .

 

« Ce qui me bouleverse, ce n’est pas que tu m’aies menti, c’est que désormais, je ne pourrai plus te croire » (Nietzsche)

fév 02, 2009

Choses, vous avez dit "choses" ?

Il est des choses simples et des choses compliquées.

 

Néanmoins, ça, c’est pour la galerie des glaces, histoire de pompeux à faire frémir leurs bouclettes.

 

Car, à vrai dire, il n’y a que des choses simples parce qu’il ne peut en être autrement.

Nous vivons sur un truc vachement bien pensé et je ne vais pas ici tout étaler. Je vais simplement faire appel à votre culture là et vous conviendrez assurément que la différence reste dans la perception que vous en avez, le truc x ou y ou z, si ça vous fait plaisir, que chacun appréhende avec ses moyens.

 

Dis moi à quel point tu m’aimes ?

Dis moi combien tu m’aimes ?

Dis moi comment tu m’aimes ?

 

Hum …

Vous le sentez poindre cet insignifiant petit tourbillon qui va devenir une tornade pendant deux étés au moins, voir plus si stupidité patentée ?

 

Bon, plus simple …

 

Demandez à trois personnes de définir la couleur de ma page (ou de la vôtre) ; ça y est, tout le monde a compris ?

 

Alors si d’aventure vous vous avisez de poser « la » question pour savoir si … Ne perdez pas de vue la petite démonstration .

Quoiqu’il en soit, à partir du moment où vous l’envisagez, sachez qu’il y a quelque chose de foiré au royaume des aimés et que tournez sept fois sa langue dans sa bouche aurait été le plus judicieux des choix, à moins bien sûr que subitement, vous vous preniez pour un taiseux et que vous n’élisiez que votre seule personne … Tsssiittt, tsssiittt ….

 

Combien, comment, à quel point …Au diable, ces quantificateurs !

 

Nul besoin de théorèmes, de zéros, de uns …

L’amour ne se mesure pas, ne se démontre pas, ne se calcule pas.

Il existe c’est tout et entre en plénitude dans un « je t’aime » partagé permettant au « à nous à jamais » de prendre tout son sens et d’étinceler éternellement.

 

 

Nb : Forcément, je n’ai pas choisi le « est ce que » parce que là franchement, pas besoin, même d’un dessin !

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