sep 19, 2008

Petites réflexions passantes ...

Je me demande souvent si l’on a quelque fois la possibilité de « voir » ou « d’entendre » un évènement futur.

 

Alors que je repensais au film que j’avais vu l'autre soir (« my blueberry nights ») , je me disais que cela faisait longtemps que je n’avais pas entendu Sade, vous savez cette chanteuse à la voix si suave des années quatre vingt.

J’étais donc là, sur ce quai de la gare, à attendre mon RER pour mon excursion du jour au Louvre et tout à coup, la chanson qui commença fut « hold on to your love » de vous savez qui…

Si l’on pouvait appliquer cette petite coïncidence à tout un tas d’autres petites choses qui semblent primordiales, je me demande si notre vie changerait.

Sûrement.

Les applications étant multiples, je deviendrai sans doute la plus chanceuse des femmes… Ou pas …

« Voir » l’homme de ma vie, par exemple, quelle idée folle !

La probabilité pour que cela soit, est aussi grande que celle d’apercevoir un jour, mes morceaux de cœur éparpillés aux quatre vents dans les mains d’un seul, « lui », mon homme extraordinaire extraordinairement absent de mon panorama.

Par conséquent, je parlerai de jolie coïncidence pour cette prescience musicale inopinée parce qu’au fond, c’est « smooth operator » que j’aurai préféré entendre …

En revanche, je voudrai m’attarder un peu sur le film « my blueberry nights » de Wong Kar-Wai avec mon très cher Jude Law et Norah Jones (entre autres) .

 

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18759571&a...

 

Un vrai poème tout en images, l’exploration de son être en exquises touches de lumière. Se reconstruire après une rupture douloureuse, l’essentiel pour beaucoup, une galéjade, pour d’autres.

Un joli moment esthétique de cinéma, en tout cas. Un peu bancal peut être, mais se laisse regarder sans déplaisir, je trouve pour ma part que cela va avec les lieux de tournage…

Pour info, le réalisateur est celui de « in the mood for love » . Il est donc certain que l’on ne pouvait retrouver la « grâce » de Hong Kong où les passions avaient toute la latitude d’être autres que dans un pays plus « artificiel ».

Cependant, ceci est une opinion très trés personnelle.

sep 14, 2008

Et pendant ce temps ...

Lorsque les enfants sont en vacances, votre maison prend un air de très très propre, presque malsain de netteté en fait.

En effet, vous en profitez pour accomplir toutes ces petites choses que vous ne faites pas quand ils sont là : ménage du sol au plafond …

Ca vous occupe une bonne semaine. Une fois la mission accomplie et bien, vous vous retrouvez au cœur d’une maison « impeccable » digne du concours de la parfaite et exemplaire ménagère (ça existe, ça ? ) …

Puis, vous vous apercevez que cette maison est décidément bien vide, trop bien rangée, vous n’avez qu’une seule hâte, c’est que les poussins reviennent remettre leur ordre à tout ça.

 

Pour pallier à des soirées télévisuelles au combien médiocres, vous louez des films, ceux que vous n’avez pas eu le temps d’aller voir au cinéma pour activités excessives le reste de l’année. Néanmoins, c’est plutôt pas mal, mais à vraie dire au cours de ces six derniers mois, vous n’avez pas été émue, remuée, interpellée jusqu’au plus profond de vos tripes par ne serait ce qu’un film. Vous savez le genre qui vous attrape en coup de cœur, en vous prenant par la plus énorme des surprises. D’accord, il y a eu des petits « boum boum » mais rien de bien transcendant, pas « le » film qui fera parti définitivement de votre play liste.

 

Vous passez votre temps aussi à faire avancer vos cahiers de brouillon dans le sens « remplissage » maximum et en plus, (chic, chic) faudra retaper tout ça : l’entrée en machine pour une meilleure lisibilité pour le bien de votre comité de lecture !

Cependant, en vérité, vous écrivez des médiocrités dignes de votre poubelle plastique et vous jetez, vous jetez ces pages noircies de dégeuli dégoulinant qui ne vous ressemblent pas… C’est ça une plume sèche ? Bah, comme vous écrivez au crayon de papier, vous direz plutôt « à bout de taille crayon ».

 

Bon alors quoi ?

 

Les enfants pas là, vous en avez l’habitude, les vacances d’été, ça revient tous les ans.

Brutalement, vous vous apercevez qu’il y a un facteur « x » venu se glisser dans l’équation : « lui » : celui à qui vous vous interdisez de penser. Et malgré tout, vous réfléchissez à tout un tas de trucs le concernant, c’est fou comme ça peut devenir obsédant un homme extraordinaire, à faire inexorablement frémir votre santé mentale.

En fait, si vous vous occupez autant, c’est également et surtout pour ne pas songer à lui.

« Un seul être vous manque… » et vous basculez dans une hyper activité digne d’agendas de douze ministres.

Soupir.

Il ne manquerait plus que vous vous mettiez à faire du sport de manière intensive puisque tout le monde l’aura compris, vous faites tout en trop…

Re soupir.

Et ne parlons pas de votre job ! Vous avez l’impression de vous être transformée en machine hyper productive, presque dépitée d’être au mois d’août à l’activité ralentie (quoique cette année, c’est un peu bizarre mais ça, c’est une autre histoire).

Re re re soupir

Bridget répond au téléphone en jetant qu’elle est une bête de sexe, vous auriez tendance à dire que vous êtes une enragée des activités cumulées diverses et variées : le dérivatif par excellence pour différer l’exultation.

Mais bon, ça ne fait pas le même effet !

Re re re re soupir.

La bonne nouvelle, c’est qu’il reste encore une semaine à supporter tout ça : la maison va revivre avec le retour de vos amours, vous allez respirer (le croyez vous, vraiment ? ) .

 

Et lui ?

Et « nous » ?

Prétentieux, ça, à prendre plutôt comme la première personne du pluriel : un « je » + un « il », ça fait un « nous » sans la connotation « couple amoureux » .

 

Et si vous repeigniez la cuisine ? Ou ranger la cave ? Ou creuser une piscine ?

Parce que franchement pour le best seller de l’été, c’est inéluctablement fichu !

 

sep 06, 2008

Résultante d'amour ...

Le pouvoir de l’amour qui, incontestablement, indubitablement, immanquablement, abat tous les obstacles, aplanit tous les reliefs, modifie instantanément les saisons, recroqueville toutes les distances …

C’est beau. C’est bien. C’est fort !

 

Cependant, je me pose une question :

Pourquoi cette surprenante suprématie suprême engendre ce truc si désagréable que l’on appelle la jalousie ?

 

Mais si enfin, vous connaissez sûrement ce machin qui vous réveille au beau milieu de la nuit ou encore, qui vous surprend alors que vous êtes sagement installée chez votre coiffeur ou dans l’ascenseur stupéfaite par « la » fameuse musique ou dans une réunion de rentrée curieusement soporifique …

Bref, dans n’importe quel lieu et toujours à l’improviste où ça vous attrape et ça ne vous lâche pas. Ca vous laisse pantoise, légèrement échevelée au grand dam de votre coiffeur préféré et bien souvent, un tantinet agacée, voir plus si affinité de caractère volcanique.

 

Pourquoi ?

 

Est ce une réaction « normale » ?

Y a t il un terrain propice ?

Doit on toujours en passer par là ?

Si j’aime d’un amour indicible est ce que je dois être jalouse ?

Et si je ne subis pas les affres de cette mesquinerie, cela veut il supposer que je ne suis pas au joli centre d’un amour infini ?

Combien d’assiettes, de verres, de vases … enfin d’objets se trouvant là, doit on casser pour bien mesurer l’ampleur de son amour ?

Là franchement, j’ai comme un doute titillant quant à la somme des dégâts égale à l’étendue de ce si beau sentiment, une relance économique tout au plus …Et encore ! Une envie de déco différente … Peut être !

J’ai simplement l’impression que l’amour rend stupide au point de fermer les yeux à l’intelligence.

La mécanique neuronale s’emballe quelque part et laisse le champs libre à des idées tsunanisantes idiotes car en y regardant de plus prés, la désuétude apparaît éclatante , non ?

 

Comment ça vous vous raclez la gorge ?

Qu’ai je omis ?

Ah oui, d’accord !

J’avais oublié !

Il est vrai que dans cet état, celui doux et charmant de l’amour éclos pioupioutant aux quatre vents, l’on ne réfléchit pas !

Et cela fait fleurir aux coins des rues, des squares, des bancs et des escaliers le « dis moi combien tu m’aimes » en épée de Damoclès, fichue résultante de l’amour en maladresse, non ?

 

 

 

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