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avr 29, 2008

Pincement de coeur ...

Souvenirs …

Il me manque déjà,

Elle lui manque un peu,

Il me manque tout court .

Souvenirs …

Au milieu des colonnes de Buren

Sous le soleil, enlacés

Au milieu des anonymes en scène

Par la musique, bercés

Nouveaux amoureux de Monsieur Doisneau, ils se sentent seuls au monde .

Moments immortalisés,

Moments volés,

Moments aimés,

Revenez moi !

Je vous aime, je vous aime !

avr 28, 2008

Là où l'histoire s'arrête ...

Soudain …

Je sais .

Soudain …

Tout est tellement plus clair .

Soudain …

Il faut absolument que je lui dise ;

Soudain …

Je me sens plus fort,

Je me sens plus léger,

Mes ailes poussent, grandissent, se déploient.

Je vole, je virevolte.

Je suis envahi par ce sentiment incroyable qu’est l’amour.

C’est bon, c’est beau, c’est fort de se sentir tel le roi du monde .

Je suis invincible, plus rien ne m’arrêtera !

Puuuuuuuuuuuuuuuut ….

- « Putain ! C’était quoi, ça ?

- « Une connerie d’insecte » répond l’autre humain en actionnant les essuies-glaces .

avr 19, 2008

La brune, le bleu et le bleu ...

J’étais parti parce que j’en avais marre .. Pour quoi, pour qui ? Je ne savais pas à vraie dire …

Je sais simplement que tout mon être réclamait ce qu’il préférait le plus : du soleil et la mer …

J’ai toujours été attiré par les eaux transparentes et chaudes …Envie de m’y engloutir, version des années deux mille du « grand bleu »…La mer et moi, une vieille complicité ; quand je l’ai vu, j’ai su que ça serait elle, pour la vie …

Et je m’étais retrouvé là, dans ce coin du monde où tout semble tranquille, prés de la mer, un pays où il semble doux d’y vivre, le soleil donne une note nature aux gens, illusion d’optique , sans doute, on ne voit que ce que l’on a envie de voir … Le soleil doit certes adoucir mais comme partout, quand on a mal, là, au milieu de la poitrine ou dans un coin de sa tête, obsédant, ça reste, ça ne s’enfuit pas …Mon mal être, lui, se sentait mieux ici …

J’étais arrivé la veille et j’attendais avec impatience (des restes de la civilisation urbanisée ) le bateau qui m’emmènerait de l’autre côté de l’archipel, deux heures de traversée, pour retrouver Jimmy et son bateau qui lui me transporterait au milieu de l’eau, plonger … Enfin …

Le soleil est doux à cette heure, six heures quinze, je commence fort mon périple « vacancier » mais il est vrai que même le décalage horaire n’a pas eu raison de mon sommeil agité …

Je suis là nonchalant, en attente …

Quand j’y réfléchis aujourd’hui, je ne l’avais même pas remarqué, elle, qui aussi, attendait le bateau ; j’étais tellement absorbé, par quoi, d’abord ? Je ne m’en souviens plus …

Plus tard, j’ai embarqué .

Plus tard, nous étions au milieu de l’eau, enfin pas si loin de la côte à vraie dire, nous passions au large de plusieurs îles et nous arrêtions à d’autres … Notre bateau, le bus de par ici, prenait à chaque fois davantage de gens qui se saluaient, riaient, s’engueulaient … Un joyeux bordel … 

Je me laissais bercer par tout ça, le soleil était plus haut et cela était vraiment délicieux, je me sentais presque bien …

Nous étions dans la dernière partie du périple, beaucoup étaient descendus dans la « cabine » du bateau, cette partie du voyage en mer étant la plus longue … Le bruit des vagues, du vent, la chaleur du soleil et le ciel incroyablement bleu faisaient à cet instant, partis de mon seul univers ; je pouvais me sentir seul au monde, un instant suspendu en harmonie …

Je ne sais pas ce qui m’a fait tourner la tête mais c’est là que je l’ai vue, là que je la remarquai .. Elle, une brune, pas très grande, enveloppée dans un sarouel et une chemise nouée à sa taille, laissant deviné l’esquisse de son nombril, les cheveux que je devinais très longs, retenus dans une écharpe en chignon défiant toutes les lois de l’apesanteur, les yeux encore cachés derrière des lunettes noires, une peau déjà bronzée ..

Quelque chose d’indéfinissable me donna l’envie de l’approcher, de lui parler ; le geste qu’elle faisait quand elle remettait sa mèche indisciplinée en place, peut être .. Ca me semblait incroyablement sensuel pour un mouvement somme toute, bien banal …

- « Bonjour «  murmurai je en l’approchant .

Pourquoi faut il qu’à ce moment là ma voix me trahisse ? Je tempêtais mais ne laissais rien paraître ..

- « Bonjour » me répondit elle d’une voix incroyablement basse et légère à la fois .

Je tombais sous son charme, complètement, à l’instant suivant, celui où elle enlevait ses lunettes. Les yeux noisettes qu’elle posait sur moi me chavirèrent jusqu’au plus profond de mon être … Pas d’autres mots .

Nous, nous installâmes là, comme ça, l’un à côté de l’autre, face à cette mer intensément bleue, avec un ciel qui se confondait avec elle, caressés par le soleil et le léger vent ...

Moment de plénitude …

Il est peut être fou de penser que certaines personnes ont ce don si particulier de vous comprendre d’emblée, ils vous appréhendent comme s’ils faisaient partis de vous et la réciproque est si vraie que les mots deviennent inutiles .

C’était un de ces moments magiques que l’on voudrait qui dure mille ans ..

Déjà le joyeux tintamarre des « locaux » comme on les appelait ici, raisonnait à nos oreilles . Nous nous regardâmes . Nous nous sourîmes, complices …

Nous arrivions à destination .

Je n’avais même pas imaginé l’instant suivant cependant, là, une sorte de panique m’envahit … Si je ne trouvais pas quelque chose là, à dire, je la perdrai pour toujours ?

Elle me regarda en souriant, je devinais son regard derrière ses lunettes, ça me transperça le cœur … Elle toucha mon bras :

- « Toi, aussi, tu vas plonger ? »

Je me sentis si bêtement heureux à ce instant là que les seuls mots qui franchirent ma bouche furent un « ben, oui » pitoyable .

- « Jimmy doit me conduire aux deux passes à Havaiki nui «  me dit elle .

Sacré Jimmy, moi qui pensait être son client préféré comme il se plaisait à me l’expliquer en long et large … Je vais renégocier notre tarif préférentiel  .

Je connaissais l’endroit pour y être déjà venu, unique, préservé, un lieu qui m’avait semblé adapter et à ce moment, je remerciais je ne sais qui pour m’être trouvé ici et maintenant pour la rencontrer, elle .

Jimmy nous accueillit avec toute la jovialité dont il était capable, une incroyable exaspération pouvait vous envahir à ce moment là mais c’est le jeu des exubérants et ça passe quoi qu’on dise …

Nous avions le temps de nous harnacher, nous les chevaliers de l’eau, du silence et de la paix … Mon souffle restait court quand elle enleva ses vêtements et enfila sa combinaison, sa peau était dorée à souhait, son corps laissait deviner qu’elle prenait soin d’elle . Je me sentais encore malhabile avec les mots et ça m’énervait . Moi d’habitude si sûr de moi, enfin, pour l’extérieur . Quelque part, je savais tromper le monde …

Elle me regardait en souriant et ça s’estompait, je ne savais que lui sourire . Je me sentais bien .

J’allais avec elle pénétrer le monde que je préférai le plus, j’aurai pu me pincer à ce moment pour savoir si je ne rêvais pas … Qu’elle est la probabilité de rencontrer une femme à l’autre bout de votre univers, qui soit ou qui semble être « elle » ? Qui partage votre passion ?

Plus rien n’eut d’importance, lorsque je me retrouvais dans cet élément si familier, le spectacle pouvait commencer même si cette plongée n’était pas de tout repos et il s’avéra grandiose, bien en dessus des mots les plus beaux . Les deux passes possèdent leur lot de petits poissons à profusion : demoiselles, papillons, chirurgiens, perroquets, napoléons, ange empereur, bécunes, carangues, tortues, perches, rougets, murènes … Ou encore, des requins à pointe noire, des raies léopard et des raies manta…

Un enchantement si incroyable que j’en oubliais presque ma compagne qui semblait elle aussi, vivre un moment de plaisir aussi intense que le mien …

Jimmy était remonté dans le bateau, nous étions là bercés aux crêtes des petites vagues, nous avions déposé nos bouteilles dans le bateau et nous nous apprêtions à remonter lorsqu’elle s’approcha de moi en riant et fit ce geste que tous les enfants connaissent quand ils sont en milieu marin : elle me mit la tête sous l’eau ! Je l’attirais aussi en dessous, nos corps si proches, crièrent tout à coup leur faim de l’autre, ils s’agripèrent et nous remontâmes ainsi collés, nos bouches se cherchant et se découvrant à l’air libre en exquis baisers salés, passionnés…

Jimmy interrompit la magie de cet instant par un « il faudrait rentrer ! » tonitruant 

Je l’aidais à remonter dans le bateau, la prenait contre moi, je voulais la garder simplement comme ça sous le soleil, au milieu du bleu transparent de la mer et celui, intense du ciel , nos peaux débarrassées de leurs armures …

avr 15, 2008

Chamalows ... Primaire chabadabada ...

Il est onze heures trente .

Encore, une demi heure et nous sortirons de notre salle de classe, située au deuxième étage de cette bâtisse centenaire …

Nous sommes mardi et le mardi à midi et quart, c’est la bibliothèque qui ouvre pour une demie heure . Madame Simon, la maîtresse des CM2, « les grands »,  nous ouvre les portes de son armoire et nous laisse approcher tous les trésors qu’elle contient …

L’année prochaine, j’aimerai bien être dans sa classe, elle est gentille Madame Simon, toujours à me faire des compliments sur mes nattes et à me dire que ça serait bien de les laisser s’échapper. C’est bizarre les grandes personnes, ça n’est pas facile d’avoir les cheveux dans les yeux quand on fait du vélo , ils ont dû oublier aussi les nœuds ! …

Enfin ….

Toute à l’heure, je sais que je prendrai une bibliothèque verte, j’aimerai bien lire une nouvelle histoire des « six compagnons » …Soupir .. Pour l’instant, l’heure de conjugaison se termine et franchement, je n’ai pas le cœur aux temps composés …

Maman m’a mis un paquet de chamalows dans mon cartable, je n’ai pas intérêt à le montrer, sinon, les rapaces vont tout engloutir en deux de temps . Je l’emmènerai avec moi sur le banc, j’aime bien manger un truc de sucré quand je lis et puis …

Le mardi, c’est aussi le jour du banc … Et, de ce garçon, Eric, qui me parle quelque fois, pas toujours.  Les garçons, c’est un peu bizarre. Je ne sais jamais pourquoi il ne me parle pas et encore moins, pourquoi, il me parle . C’est à croire qu’il a un jumeau …

Ca y est, ça sonne enfin !

Isabelle, ma copine, m’attrape le bras et me demande si je viens à la cantine au premier service ; je lui rappelle qu’on est mardi, que je vais me chercher un livre et de toute façon, à la cantine, le mardi, c’est tout ce que je n’aime pas : soupe de légumes, boudin noir/ purée et les desserts, compote de pommes et fromage blanc … Pire, les garçons vont encore faire des batailles et le directeur va distribuer des punitions … Nan, nan …

Le deuxième service, c’est plus calme …

La classe de Madame Simon est au premier, la porte est ouverte ; cette classe est belle, je m’y sens bien . La nôtre est sympa mais elle fait encore pour bébé à sa maman. Je souris à la maîtresse en lui disant bonjour et je vais choisir mon livre, je ramène un « Alice » et par chance, il y a ce que je voulais …

Je vais aller dans la cour, m’asseoir sur ce banc, à l’abri du châtaigné . Ca sent bon, cet arbre et les feuilles ont toujours de belles couleurs .

D’ici, je domine la cour et je vois la sortie de la cantine.

J’aime bien notre cour, elle est grande, bordée d’arbres, d’un côté des châtaignés, de l’autre, des platanes,  elle a de bons coins pour se cacher (mais ça, c’était quand j’étais plus petite) , maintenant, je choisis la corde à sauter ou l’élastique. Mais là, en ce moment, je n’ai pas de chance, c’est la saison des balles , alors, je préfère lire en attendant l’heure de la cantine .

Ca fait cinq minutes que je suis là quand j’entends le bruit caractéristique annonçant l’arrivée d'Eric : il shoote dans toutes les pierres qu’il rencontre et pourtant, à force, il ne reste pas grand chose de ce côté çi ….

Mais bon, ça n’est pas grave, je crois que tous les garçons font ça, c’est pour ça que leurs tennis sont toujours abîmées, au bout .C’est plutôt moche mais ce sont les garçons … (haussement d’épaules) …

-« Slu ! »

Ca aussi, c’est un truc que je n’aime pas avec les garçons, c’est que tu ne comprends jamais ce qu’ils disent , il faut traduire, toujours …

-« Bonjour ! » , je ne dis pas « Eric » parce que sinon, il saurait que je connais son prénom.

- « Tu veux un chamalow ? » et je lui tends le paquet, je me ravise et lui en donne un rose ; Il le prend et le fourre dans sa bouche ; je rougis un peu, j’espère que ça ne se voit pas (marre de rougir comme ça ) : il m’a touché deux doigts !

- « Tu veux t’asseoir ? », je pose le paquet de chamalows entre nous.

-« Tu lis quoi ? . Ouais, c’est bien, j’ai toute la collec dans ma chambre » dit il en reprenant un chamalow, il n’a jamais parlé autant et aussi bien !

Et c’est à ce moment là qu’Isabelle fait son entrée dans la cour avec Florine et Jeanne, elles me regardent bizarrement toutes les trois et se parlent dans l’oreille. Je suis bien obligée d’y aller sinon elles vont me cuisiner.

Zut et rata zut, qu’est ce qui m’a pris de lui demander de s’asseoir ? Elles ne peuvent pas comprendre qu’il est bien ce garçon, en plus, il aime « les six compagnons » …

Zut et zut et rata zut !!!!

Je m’enfuis sans rien dire, juste comme ça, le plantant là sur le banc qui est devenu le sien .

Est ce qu’il sera là mardi prochain ? …J’ai bien pris le paquet de chamalows ????

avr 14, 2008

Matin ..Chagrin ...

Paresseusement je m’étends sur le lit où tu n’es pas là ..

Ton odeur pourtant flotte encore ici et là .. Fermer les yeux et rester nichée comme cela, ici où tu étais encore hier …

Il fait froid . 

Je prends cet autre que toi qui m’enveloppe, m’épouse et me berce pour me conduire ailleurs, entre deux mondes…

Juste une pensée avant de sombrer : mais pourquoi t’ai je déposé au pressing !!!!!!

Encore quatre jours et je te retrouverai …

Huummm, ma couette ….

Soupir ...

avr 06, 2008

L'encre bleue ...

Sur un cahier d’écolier, je retrouverai …

Je rirai de ces mots couchés …

Ecrits de cette écriture ronde et bien disciplinée, moi, la sage qui bouillonne … Moi, l’exaltée qui te rêve ici et maintenant . Je me projette dans ce temps qui ne sera pas celui que j’espère. Le temps, on me le répète, nous change, nous déçoit et nous fait devenir mesquin . C’est drôle ça, je ne le crois pas . On est ce que l’on est et l’important est de ne pas l’oublier .

J’ai retrouvé dans ce cahier d’écolier à l’encre bleue délavée, ces mots d’amour que je t’avais dédiés .

Toi, l’amour, l’homme dont je rêve, espère l’existence quelque part dans ce monde. Je ne te connais pas encore et cependant, je m’enfièvre .

Tu es grand . Tu es beau. Tes yeux gris me transpercent toujours et encore. Ton esprit est si extraordinaire que je me sens maladroite et gauche. Ton regard me couvre et me dit combien tu m’aimes, combien tu me désires, moi, la femme qui ne l’est pas encore .

Je ne peux qu’imaginer tes mains sur moi, mon corps s’abandonnant à toi .

Je ne sais rien des jeux de l’amour, de la guerre des corps qui laissent les âmes repues et satisfaites .

Je sais que je serai tienne entièrement, complètement, à vider mes sens de toute raison.

Exaltée de toi, c’est ce que je veux être.

Exaltée de toi pour le meilleur et pour le pire.

Je te veux, je ne veux être qu’à toi et tes caprices, tes souhaits et tes espérances, être ta coupe, toi, le vin .

M’enivrer de toi à jamais et ne plus être jamais sage .

Je rirai, oui, sûrement, de ces mots couchés. Je rirai en pensant à cette petite écervelée que j’étais , que je suis et que j’espère, je resterai .

Moi, 16 ans .

avr 04, 2008

La conne d'amour ...

Quand j’étais petite fille et que je me laissais à rêver à l’homme qui m’emporterai, je l’imaginais grand, châtain aux yeux gris acier, pilotant des avions ou des voitures de course …

Ceux que j’ai rencontré ne furent pas ainsi, celui que j’aimai non plus …

 «  Ma chérie » , disait-il … Tu sais, ça serait bien que tu te prennes un peu de fesses et de seins. Je ne te demande pas d’être obèse mais plus ronde . Tu vois, les hommes aiment bien sortir avec des mannequins mais une vraie femme avec des formes au lit, c’est quand même mieux !

Oui, mon amour . Je vais m’appliquer à prendre quelques kilos ..Ah, cinq, ça n’est pas suffisant ? … D’accord … Les semaines passaient, douze kilos au compteur de la balance …

Ma chérie … Tu sais, ça serait bien de mettre un peu de piment dans notre lit. J’aimerai qu’on essaye de nouvelles façons d’envisager notre couple.

Oui, mon amour . Je vais m’appliquer à te satisfaire : attaches moi, dénatures moi, travestis moi … Les semaines passaient … Mes poignets me faisaient mal …

Ma chérie … Suis à la bourre sur ce dossier, tu ne pourrais pas y jeter un œil et voir comment toi, tu le traiterais ?

Heu .. Oui, mon amour . Mais .. Pas mon domaine, là …

Ma chérie, tu te dévalorises ! Pour ce « truc », tu seras parfaite et puis, c’est juste pour débroussailler …

Bon … Oui, mon amour . Je défriche mais à contre cœur …

Ma chérie … Tu sais, ça serait bien que tu mettes des petites robes pour changer de tes « trucs » informes dont tu t’affubles ; j’ai l’impression de sortir avec un sac . Tu pourrais faire des efforts, tu ne fais plus attention à toi comme avant !

Oui, mon amour … Je vais me débarrasser des kilos que j’ai pris pour toi.

Et la conne d’amour s’applique, se modèle, cède à tous ses caprices à lui d’homme sans jamais rechigner …

Lorsqu’un jour …

Ma chérie ? Tu sais … Au bureau … J’ai une nouvelle petite stagiaire, vingt cinq ans … Toute « mimi », toute jolie … C’est un bel âge, ça !  Les femmes sont vraiment très belles ! Ca serait bien …

Je me fige et me redresse, moi, la femme de trente deux ans . Et bien, non !

Je n’inventerai pas de machine à remonter le temps simplement pour satisfaire ton envie à la con . Je passerai encore moins par les mains d’un chirurgien esthétique. Je me sens bien ainsi. Si tu n’es pas content de ce que je suis, et bien, que devrais je dire ? Tu as quarante ans cette année, des poches sous les yeux, le souffle fétide de tes clopes immondes, le ventre en hégémonie, l’esprit en pisés et le plus grave, tu deviens con, irrémédiablement con .

Je te dis non, définitivement non tant que toi, tu ne feras pas d’effort !

Bien sûr, il n’a pas fait d’effort.

Bien sûr, il a préféré la fuite et de me laisser les enfants car à cet âge, ils ont besoin de stabilité :« avec le métier que je fais » et : « ma chérie, tu sais bien que tu es douée aussi pour ça ! » .

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