oct 05, 2008

Rêve de Bridget ...

Mon petit coup de pied mental (ô combien précieux et adorable) m’a suggéré un jour de laisser une chance à « l’homme » qui tente de m’approcher.

 

Il est vrai que je suis une Bridget bébête, gaffeuse avec une nette tendance à « killer » toute tentative de parade amoureuse. Vous conviendrez que pour trouver son Darcy, ça n’est pas gagné …

 

Alors, un jour de septembre, la fille s’est mise en mode « aimable » et a accepté un dîner avec un homme rencontré qui lui semblait digne d’intérêt (entendez ici : pas de vernis culturel et pas trop moche avec un sérieux sens de l’humour) .

Ce qu’elle n’imaginait pas, c’est qu’il vienne la chercher en Porsche, qu’il roule à tombeau ouvert jusqu’à la mer, qu’il l’emmène dans un restaurant vraiment très, très chic … si si … Heureusement qu’elle a toujours la glamour attitude !

Ca a cassé la magie.

Il s’est retrouvé affublé d’un nez rouge et d’un truc dans la bouche qui fait « tuuuttt » à chaque fois qu’il parlait.

Bridget n’aspirait qu’à une seule chose : rentrer … En se demandant si il y avait encore des trains qui rentraient vers Paris à cette heure là …

 

Bilan de la soirée : un dîner exquis et l’assurance de la fiabilité allemande sur route, à vitesse excessive …

 

Ca n‘est pas curieux une fille ?

Sûrement.

Cependant, j’ai toujours pensé que ça ne servait à rien d’en faire trop et là, franchement, ça dépassait tout, pour moi, en tout cas … Le restaurant, sans doute …

 

Mais alors que souhaite une petite Bridget ?

Hum et bien en fait, elle aurait aimé que ça soit « lui » qui vienne la chercher.

Sur sa moto collés l’un à l’autre, leur cœur battant à l’unisson, ils auraient filé vers cette plage pour un pique-nique sous les étoiles face à la mer … Des mots et un baiser, avec pour seul témoin, la lune ronde et bienveillante …

 

Bridget, Bridget ! Décidément incorrigible romantique, toujours à rêver …

 

En tout cas, une chose demeure certaine, je vais avoir du mal à réessayer le mode « aimable » .

Et puis, de toute façon, l'impénitente romantique que je suis, dit toujours : lorsque ça sera « lui », je saurai et tout ça n’aura vraiment plus aucune espèce d’importance … Chaque lieu, chaque composant deviendront « l’idéal », ce moment à nous, pour nous jusqu’à la fin des temps …

sep 19, 2008

Petites réflexions passantes ...

Je me demande souvent si l’on a quelque fois la possibilité de « voir » ou « d’entendre » un évènement futur.

 

Alors que je repensais au film que j’avais vu l'autre soir (« my blueberry nights ») , je me disais que cela faisait longtemps que je n’avais pas entendu Sade, vous savez cette chanteuse à la voix si suave des années quatre vingt.

J’étais donc là, sur ce quai de la gare, à attendre mon RER pour mon excursion du jour au Louvre et tout à coup, la chanson qui commença fut « hold on to your love » de vous savez qui…

Si l’on pouvait appliquer cette petite coïncidence à tout un tas d’autres petites choses qui semblent primordiales, je me demande si notre vie changerait.

Sûrement.

Les applications étant multiples, je deviendrai sans doute la plus chanceuse des femmes… Ou pas …

« Voir » l’homme de ma vie, par exemple, quelle idée folle !

La probabilité pour que cela soit, est aussi grande que celle d’apercevoir un jour, mes morceaux de cœur éparpillés aux quatre vents dans les mains d’un seul, « lui », mon homme extraordinaire extraordinairement absent de mon panorama.

Par conséquent, je parlerai de jolie coïncidence pour cette prescience musicale inopinée parce qu’au fond, c’est « smooth operator » que j’aurai préféré entendre …

En revanche, je voudrai m’attarder un peu sur le film « my blueberry nights » de Wong Kar-Wai avec mon très cher Jude Law et Norah Jones (entre autres) .

 

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18759571&a...

 

Un vrai poème tout en images, l’exploration de son être en exquises touches de lumière. Se reconstruire après une rupture douloureuse, l’essentiel pour beaucoup, une galéjade, pour d’autres.

Un joli moment esthétique de cinéma, en tout cas. Un peu bancal peut être, mais se laisse regarder sans déplaisir, je trouve pour ma part que cela va avec les lieux de tournage…

Pour info, le réalisateur est celui de « in the mood for love » . Il est donc certain que l’on ne pouvait retrouver la « grâce » de Hong Kong où les passions avaient toute la latitude d’être autres que dans un pays plus « artificiel ».

Cependant, ceci est une opinion très trés personnelle.

sep 14, 2008

Et pendant ce temps ...

Lorsque les enfants sont en vacances, votre maison prend un air de très très propre, presque malsain de netteté en fait.

En effet, vous en profitez pour accomplir toutes ces petites choses que vous ne faites pas quand ils sont là : ménage du sol au plafond …

Ca vous occupe une bonne semaine. Une fois la mission accomplie et bien, vous vous retrouvez au cœur d’une maison « impeccable » digne du concours de la parfaite et exemplaire ménagère (ça existe, ça ? ) …

Puis, vous vous apercevez que cette maison est décidément bien vide, trop bien rangée, vous n’avez qu’une seule hâte, c’est que les poussins reviennent remettre leur ordre à tout ça.

 

Pour pallier à des soirées télévisuelles au combien médiocres, vous louez des films, ceux que vous n’avez pas eu le temps d’aller voir au cinéma pour activités excessives le reste de l’année. Néanmoins, c’est plutôt pas mal, mais à vraie dire au cours de ces six derniers mois, vous n’avez pas été émue, remuée, interpellée jusqu’au plus profond de vos tripes par ne serait ce qu’un film. Vous savez le genre qui vous attrape en coup de cœur, en vous prenant par la plus énorme des surprises. D’accord, il y a eu des petits « boum boum » mais rien de bien transcendant, pas « le » film qui fera parti définitivement de votre play liste.

 

Vous passez votre temps aussi à faire avancer vos cahiers de brouillon dans le sens « remplissage » maximum et en plus, (chic, chic) faudra retaper tout ça : l’entrée en machine pour une meilleure lisibilité pour le bien de votre comité de lecture !

Cependant, en vérité, vous écrivez des médiocrités dignes de votre poubelle plastique et vous jetez, vous jetez ces pages noircies de dégeuli dégoulinant qui ne vous ressemblent pas… C’est ça une plume sèche ? Bah, comme vous écrivez au crayon de papier, vous direz plutôt « à bout de taille crayon ».

 

Bon alors quoi ?

 

Les enfants pas là, vous en avez l’habitude, les vacances d’été, ça revient tous les ans.

Brutalement, vous vous apercevez qu’il y a un facteur « x » venu se glisser dans l’équation : « lui » : celui à qui vous vous interdisez de penser. Et malgré tout, vous réfléchissez à tout un tas de trucs le concernant, c’est fou comme ça peut devenir obsédant un homme extraordinaire, à faire inexorablement frémir votre santé mentale.

En fait, si vous vous occupez autant, c’est également et surtout pour ne pas songer à lui.

« Un seul être vous manque… » et vous basculez dans une hyper activité digne d’agendas de douze ministres.

Soupir.

Il ne manquerait plus que vous vous mettiez à faire du sport de manière intensive puisque tout le monde l’aura compris, vous faites tout en trop…

Re soupir.

Et ne parlons pas de votre job ! Vous avez l’impression de vous être transformée en machine hyper productive, presque dépitée d’être au mois d’août à l’activité ralentie (quoique cette année, c’est un peu bizarre mais ça, c’est une autre histoire).

Re re re soupir

Bridget répond au téléphone en jetant qu’elle est une bête de sexe, vous auriez tendance à dire que vous êtes une enragée des activités cumulées diverses et variées : le dérivatif par excellence pour différer l’exultation.

Mais bon, ça ne fait pas le même effet !

Re re re re soupir.

La bonne nouvelle, c’est qu’il reste encore une semaine à supporter tout ça : la maison va revivre avec le retour de vos amours, vous allez respirer (le croyez vous, vraiment ? ) .

 

Et lui ?

Et « nous » ?

Prétentieux, ça, à prendre plutôt comme la première personne du pluriel : un « je » + un « il », ça fait un « nous » sans la connotation « couple amoureux » .

 

Et si vous repeigniez la cuisine ? Ou ranger la cave ? Ou creuser une piscine ?

Parce que franchement pour le best seller de l’été, c’est inéluctablement fichu !

 

sep 06, 2008

Résultante d'amour ...

Le pouvoir de l’amour qui, incontestablement, indubitablement, immanquablement, abat tous les obstacles, aplanit tous les reliefs, modifie instantanément les saisons, recroqueville toutes les distances …

C’est beau. C’est bien. C’est fort !

 

Cependant, je me pose une question :

Pourquoi cette surprenante suprématie suprême engendre ce truc si désagréable que l’on appelle la jalousie ?

 

Mais si enfin, vous connaissez sûrement ce machin qui vous réveille au beau milieu de la nuit ou encore, qui vous surprend alors que vous êtes sagement installée chez votre coiffeur ou dans l’ascenseur stupéfaite par « la » fameuse musique ou dans une réunion de rentrée curieusement soporifique …

Bref, dans n’importe quel lieu et toujours à l’improviste où ça vous attrape et ça ne vous lâche pas. Ca vous laisse pantoise, légèrement échevelée au grand dam de votre coiffeur préféré et bien souvent, un tantinet agacée, voir plus si affinité de caractère volcanique.

 

Pourquoi ?

 

Est ce une réaction « normale » ?

Y a t il un terrain propice ?

Doit on toujours en passer par là ?

Si j’aime d’un amour indicible est ce que je dois être jalouse ?

Et si je ne subis pas les affres de cette mesquinerie, cela veut il supposer que je ne suis pas au joli centre d’un amour infini ?

Combien d’assiettes, de verres, de vases … enfin d’objets se trouvant là, doit on casser pour bien mesurer l’ampleur de son amour ?

Là franchement, j’ai comme un doute titillant quant à la somme des dégâts égale à l’étendue de ce si beau sentiment, une relance économique tout au plus …Et encore ! Une envie de déco différente … Peut être !

J’ai simplement l’impression que l’amour rend stupide au point de fermer les yeux à l’intelligence.

La mécanique neuronale s’emballe quelque part et laisse le champs libre à des idées tsunanisantes idiotes car en y regardant de plus prés, la désuétude apparaît éclatante , non ?

 

Comment ça vous vous raclez la gorge ?

Qu’ai je omis ?

Ah oui, d’accord !

J’avais oublié !

Il est vrai que dans cet état, celui doux et charmant de l’amour éclos pioupioutant aux quatre vents, l’on ne réfléchit pas !

Et cela fait fleurir aux coins des rues, des squares, des bancs et des escaliers le « dis moi combien tu m’aimes » en épée de Damoclès, fichue résultante de l’amour en maladresse, non ?

 

 

 

aoû 18, 2008

Notes courantes ...

« Il a mis mon cœur à mal.

Il l’a pris , malaxé, pétri en tout sens.

Je pensais qu’il voulait le faire lever, dresser fier de tout l’amour que celui ci savait en lui, porter .

Cependant, non.

Il désirait simplement me montrer la désuétude du cœur amoureux qui bat chamade et s’emballe de légèrement en démesure sans pour autant que le vent l’emporte .

Je ne suis que remarquable ou encore, admirable mais au grand jamais, bonne à être aimée de lui. « 

On ne badine pas avec l’amour, susurre encore Alfred, tout en marivaudage … 

 

Bridget referme son carnet et soupire.

Les histoires d’amour sont décidément de drôles d’histoires.

Elle est bien heureuse d’en avoir fini avec ça.

Son cœur à elle avait été posé tendrement, délicatement sur un coussin mordoré. Sa chute l’avait laissé en mille morceaux, à recoller.

Elle avait alors décidé de les laisser s’envoler aux quatre vents et de ne plus jamais y penser.

Consigner les histoires des autres, drôle de métier ou drôle d’exorcisme ?

Bah, il faut bien récolter …

 

Nb : Si un truc bizarre vient à se plaquer jour de vent, c’est peut être un morceau de mon cœur ; décoller le lentement, précautionneusement, s’il vous plait, et laissez le repartir au gré du souffle levé.

Merci.

jui 25, 2008

Histoire de gens ...

Approchez.

Regardez ce petit garçon assis là bas, un peu à l’écart.

Oui, celui là qui grelotte pelotonné dans sa serviette alors que les adultes l’accompagnant rangent les affaires, restes d’une journée de pique-nique passée au soleil timide sur cette plage de Malo Bray-Dunes . A cette heure, le soleil est caché par les nuages, le vent s’est levé et fait courir malicieusement ceux qui cherchent à rentrer sans rien oublier derrière eux.

Le petit garçon, nous l’appellerons Jean, lui, est à l’écart. Il attend de rentrer au chaud.

C’est un enfant plutôt petit pour ses dix ans, un peu malingre, le visage orné de boucles châtains qui lui mangent le visage encombré par des lunettes si peu esthétiques encore dans ses années soixante dix. Il est le premier de sa classe dans toutes les matières, une tête d’ampoule, vraie de vraie.

D’ailleurs, c’est peut être pour cela que les autres le mettent de côté, l’intelligence a toujours fait peur quelque soit l’âge que l’on peut avoir.

S’est il amusé lui, pendant cette journée en famille avec ses parents, son oncle, sa tante et ses cousins ?

Oui, quand le soleil était au plus chaud lorsqu’il jouait au football.

Il adore ce sport, c’est pour ça qu’il est inscrit au club de sa ville, quelque part dans le Nord de la France.

Le football, c’est sa passion.

Plus de garçon « trop » petit, plus de binoclard matheux premier de la classe, simplement un enfant qui exulte sur le terrain en courant derrière le ballon. Et là, même ses camarades de jeu peuvent l’admettre, c’est un bon.

  La fille que je suis n’émettra pas d’avis, ce domaine restant pour moi, une vaste terra incognita.

Lui, ici maintenant, il a vraiment froid.

Ses cousins, eux, parlent bruyamment du château construit toute à l’heure et qu’ils n’ont pas réussi à sauver de la mer montante. Ils trouveront d’autres tactiques la prochaine fois, c’est certain.

Les adultes ont réussi à tout empaqueter, ils les appellent pour le transport des affaires assemblées, il faut bien ramener tout ça, à l’emplacement qu’ils ont au terrain de camping, à deux kilomètres. Ils sont venus à pieds aujourd’hui, pensant qu’une promenade serait la bienvenue, c’était sans doute une bonne idée sous le soleil même farouchement timide de ce matin, cependant là, à dix huit heures, ça ne semble plus aussi drôle ni pour les uns, ni pour les autres.

La petite tribu se met en route pour le périple.

Jean pense qu’il aura sans doute moins froid mais redoute l’instant de la douche, toute à l’heure.

Au vue de l’heure, l’eau sera froide, toute chaleur évanouie avec les autres, ceux qui sont rentrés bien plus tôt.

Et les vacances seront rythmées avec ces moments de froidure qui laisseront dans la tête de notre petit garçon, un curieux souvenir de vacances à la mer. C’est sans doute pour cela, qu’adulte, il préfèrera le soleil resplendissant, rayonnant des plages du sud ouest et, le confort d’un hôtel.

Cela le fera sourire, peut être.

Là , ça l’aide à grandir.

On a toujours envie d’échapper à ces mauvais moments en poussant plus vite.

Sa vie sera rythmée au son des Who, Pink Floyd, Led Zeppelin lui faisant découvrir d’autres passions pour la guitare et la batterie.

Il fera des grandes écoles et comprendra qu’entre têtes d’ampoule, la vie peut être vraiment simple et il poursuivra son chemin de réussite scolaire prodigieuse. Les distinctions les plus hautes en poche, il se plongera dans la vie « active », rencontrera celle qui partagera sa vie, qui lui donnera deux enfants. Il se satisfera presque de cette vie de travail acharné, de famille heureuse.

Jusqu’au jour où tout basculera.

Pourquoi ?

On ne peut réfréner ses passions sans laisser au fond de sa bouche, de sa tête un goût amer, celui du désenchantement : la voix pernicieuse qui vous murmure votre vieillesse et susurre, malgré cette vie au combien remplie d’honneurs et de bonheur, qu’il vous manque un petit truc. Ce machin qui restera dans la tête de tous comme par exemple, l’empreinte laissée par un génial joueur de foot ou de guitare, pas celle d’un honorable ingénieux mathématicien.

Et il se retrouvera tout seul partagé entre son appartement, son travail toujours aussi envahissant, ses enfants qui grandissent loin de lui, ses passions inassouvies…

Les femmes qu’il croisera alors ne verront qu’en lui un monstre d’égoïsme, un être d’excessive intelligence et ne prendront pas la peine de découvrir l’homme qu’il est tout simplement : passionné, gentil, attentionné, drôle, romantique, farfelu, enthousiaste.

Jusqu’à celle ci.

Une drôle de Bridget bébète à l’écoute, attentive au monde extérieur comme on n’en fait rarement et qui prendra le temps de le regarder jusqu’au fond de son âme.

Elle en tombera follement amoureuse immanquablement.

Elle le poussera à sortir tous ses côtés cachés, à les faire éclater au grand jour pour le bonheur des autres femmes qui tout à coup, ne seront plus si insensibles au charme décidément remarquable de cet homme là dont elles discerneront enfin l’éclat des yeux bleus, l’élégance de la silhouette sportive, la bouche diablement sensuelle.

Il sera heureux.

Elle sera en demi teinte.

Elle pensera alors que l’amour peut jouer décidément de drôle de tours.

Mais ceci est une autre histoire.

Alors, mesdames, lorsque vous rencontrez un homme à l’abord quelque peu réfrigérant, prenez le temps de découvrir l’homme exceptionnel qui se cache forcément, par habitude.

Celui là que vous prendrez dans vos bras et que vous ne laisserez plus jamais partir quand il vous regardera avec tout l’amour infini que son âme porte.

Celui là même qui vous fera penser que le monde est décidément beau malgré tout, simplement parce que lui, cet homme extraordinaire, est là.

jui 24, 2008

Et l'amour croît ...

Ca y est, le secret va être éventé, découvert, décelé  : je suis amoureuse !

Il fallait bien qu’un jour cela se dise et ne se susurre plus.

Il fallait bien que cela se sache et ne se taise plus.

Alors, aujourd’hui, je l’avoue au grand soleil, sans honte aucune.

Ouh lala !

Je sais que c’est lui !

Ouh lala !

Je sais que c’est bien !

Ouh lala !

Est ce que je rêve là ?

Comment diable, ai je pu vivre sans lui ?

Cet étui, si magique, où je range sagement ou vilainement tous mes écrits en coure, crayon et gomme y compris.

Mais qu’étais je avant ?

Une scribouillarde désordonnée ? Diantre, oui, certainement, résolument, immanquablement !

Ma vie de petite dresseuse de mots va en prendre un coup, le changement en route va leurs donner une mine resplendissante, l’air de rien …

Ne plus en perdre une miette, pour cela, ma reconnaissance est incommensurable !

Oh oui ! Merci infiniment de protéger tous mes mots !

Merci, grand merci pour tous mes futurs défendus, préservés du vide stellaire de ma mémoire défaillante !

Merci à toi donc, mon étui à écrits, ma réserve à bonheur, mon indicible amour.

Je promets solennellement de ne pas te perdre pour la félicité ineffable de mes modestes puzzles de lettres, mes assemblages maladroitement indomptables de consonnes et voyelles.

 (Il faudrait quand même ne pas oublier que je suis une Bridget en titre et qu’avec ma tête de linotte, je serai bien fichue de l’égarer … )

jui 07, 2008

En aparté ou drôle de soliloque …

Réveilles toi petite rêveuse !

Cet homme ne t’aimera jamais.

Lui, l’homme extraordinaire dont ton cœur, empli de la douce certitude d’amour, s’est amouraché (il n’y a bien que lui qui y croit). Moi, là haut celui qui régit ta vie, te le dit haut et fort : il ne t’aime pas, il ne t’aimera jamais.

Son cœur à lui est déjà pris, enlevé, ravit .

Soupir …

Ecoutes petite Bridget, tu croyais avoir rencontré ton Darcy mais rappelles toi, il y a Daniel …

Soupir …Pourtant …

Pas de pourtant. Des traces d’elle sont inscrites sur sa peau et toi, tu n’as pas su les voir, trop éperdue dans ton nuage cotonneux rose ou bleu (je te laisse le choix de la couleur) . Fichtre Bridget, dans quel monde vis tu ?

Il serait temps que tu arrêtes d’écouter ton cœur ! Tu n’es pas si mal toute seule, regardes comme la vie est belle ! Ton travail te comble de toutes les satisfactions possibles.

Heu ? …

Pas de heu ! Avoues le, tu t’éclates au milieu de tes dossiers, de tes clients !

Heu ! …

Bridget, tu es énervante avec tes « heu » ! C’était bien non, avant lui ? A courir après le temps, à porter les enfants à bout de bras, à s’occuper des autres et pas de toi !

Ca suffit, tu m’agaces là ! Mon cœur est amoureux, d’un amour sans faille pour cet homme là. Lui qui est bien au dessus de ceux là, il est unique, comprends tu ? Unique !

Tu t’égares, Bridget, tu t’égares. Même plus capable d’être rationnelle ! Mais regardes ce que tu es devenue ! Jalouse, tremblante, soumise …

Ma pauvre Bridget que vais je pouvoir faire de toi ?

Et bien, tu vas commencer par te taire, j’ai décidé d’écouter mon cœur et lui, ne se trompe pas (rires de cerveau). Je suis heureuse avec lui. Je me sens différente avec lui. Je me sens forte quoique tu en dises même si la jalousie a trouvé le chemin pour me bousculer tellement que j’en deviens pitoyable à tes yeux.

Pourquoi ne pas rêver qu’au court d’une discussion banale :

-« Vous avez le charme indéfinissable de ces hommes exceptionnels qui ne savent pas qu'ils le sont . »

Il me sourira sans doute, oui, il me sourira.

-« Et vous, ma mie, vous êtes un bijou rare que j’aimerai porter à même la peau .

- Mais vous ne portez pas de bijou mon très cher !

- Justement pour vous, je saurai faire une exception … »

Alors, il me prendra doucement dans ses bras et plus rien n’aura d’importance, ça sera simplement lui et simplement moi .

Ah Bridget, Bridget ! Tu portes décidément bien ton nom ...

Te rends tu compte que je viens de soupirer, moi, ton cerveau !!!!

jui 06, 2008

Dimanche matin ...

Aujourd’hui, plein soleil sur ma petite ville ... Envie de sortir sans fard, sans excès de sophistication …Un peu de naturel …rires ...

Juste glissée dans un jean, tee shirt et baskets, rousseur affichée, cheveux retenus bon gré mal gré … Après tout, je vais aller là, à côté, au supermarché de mon quartier, ça serait bien le diable si je rencontrais quelqu’un de connu à cette heure .

Erreur ...

Penchée au rayon fruits sur les pommes, à sentir celles que je pourrai bien élire (méthode toute singulière pour le choix de mes fruits), j’entends un « bonjour  ! » qui me fait relever le nez. C’est lui . Ce brun élégant au regard d’acier que l’on m’avait présenté en février dernier, cet homme si décontracté que j’avais laissé passer.

Me sens un peu crispée …

Et puis, non, je m’en fiche en fait (tiens, pourquoi, au fait ?) .

A bien y regarder, c’est lui qui me semble un tantinet contracté .

Je souris .

Alors que je le salue, une brune pimentée s’approche (style Pénélope dans le film qui porte un titre avec « piments » dedans…) ; il enchaîne rapidement en me la présentant comme sa femme, Héléna …

Rires …

Vraiment pas à son aise, l’homme …

Je m’éloigne en leurs souhaitant un bon dimanche .

 Moi, bien dans mes baskets finalement … I

Important : j’aimerai ici demander à ces hommes mariés que l’on nous présente à nous, petites célibataires naïves, de porter leur alliance . Il faut bien garder à l’esprit, Messieurs, que nous autres candides, nous ne chassons pas sur le terrain des hommes enchaînés .

Enfin, cela reste une position très, très personnelle.

jun 23, 2008

Petit échange en court ...

Vous avez le charme indéfinissable de ces hommes exceptionnels qui ne savent pas qu'ils le sont .

Il me sourit .

Et vous, ma mie, vous êtes un bijou rare que j’aimerai porter à même la peau .

Mais vous ne portez pas de bijou mon très cher !

Justement pour vous, je saurai faire une exception … 

Il me prend doucement dans ses bras et plus rien n’a d’importance, c’est simplement lui et simplement moi .