jan 13, 2009
Episode 3 ou 4 ...
Tandis que le Seigneur poursuit sa chevauchée et que la Dame erre dans son château, Erintechaï est heureuse et c’est bien la seule.
Elle va bientôt être celle dont le monde se souviendra à jamais.
Elle va accéder au Ty Xuaï Peyxam et à son pouvoir infini.
Elle s’y prépare depuis si longtemps.
En fait, c’est par hasard qu’elle l’avait découvert alors qu’elle n’était qu’une jeune apprentie au service d’une Elue.
A cette époque, son rang social ne lui permettait en rien de devenir une mageanticipatienne.
Il fallait certes avoir certaines dispositions mais surtout, être de lignées particulières.
Ainsi, l’on se retrouvait dans une école majestueuse qui, en dernière année d’études, vous désignait comme « Elue » et assignait à votre service une apprentie, entendez par là, une fille qui n’avait pas eu de chance.
Cependant, l’apprentie l’était en général sur quelques années et possédait évidemment quelques avantages sur l’Elue fraîchement nommée .
C’est au cours d’une mission de recherche de manuscrit à la bibliothèque Devitro, une des tâches incombant aux apprenties, qu’elle repéra ce curieux petit livre. Il est vrai qu’elle était déjà dotée d’un certain sens toujours aiguisé de la curiosité et il avait suffit d’être dans le secteur « livres réservés aux Elues » pour que celui ci soit encore plus affûté.
Elle vola le petit livre ce jour là.
Elle le possède encore aujourd’hui, « son » livre des révélations.
Elle n’avait eu de cesse depuis d’étayer ses investigations, de rechercher cet objet si convoité et de pouvoir enfin le « réveiller ».
Elle avait dû sacrifier à l’ordre des mageanticipatiennes établi quelques informations pour y obtenir une place car il faut bien dire : il n’y a qu’au cœur du pouvoir installé que l’on puisse œuvrer efficacement plus loin pour soi.
Au temps venu d’entrer en charge d’un des Seigneurs régnants sur leur monde, elle avait été à l’origine du choix car dans son plan établi, celui là servirait à merveille son dessein et surtout, au cœur de ce château, dans la salle du bas qui est au dessus, se trouvait « son » objet. Il lui restait certes encore à y placer l’élixir de Xuaï à l’alignement quatrième du Temps Nouveau dans le cycle de la Chevauchée Eclatante au péricynthe de Xiéminche mais, ici, la piste s’arrêtait. Impossible de déceler le lieu exact où se cachait ce fichu liquide…
Elle se félicitait de cette résolution car le Seigneur avait cédé à toutes ses préconisations pour faciliter l’avancement de son projet.
A part bien sûr, depuis que la Dame était entrée au château ; celle çi était différente et le Seigneur était devenu moins malléable, moins à son écoute…
Il avait fallu improviser. La torpeur de petite princesse était de son fait, il fallait bien que le Seigneur se mette en quête, l’alignement après tout, à ce moment là, n’était qu’affaire de poignées de secondes…
La Dame venait d’une contrée de part delà l’océan et il est vrai que personne n’avait beaucoup d’informations concernant ce pays.
Erintechaï n’en avait cure, elle savait faire face à toutes sortes de situations même les plus saugrenues, ça n’était pas une femme aux cheveux de feu qui empêcherait son destin de s’accomplir.
Bah oui, c’est fou tout de même ce que les gens imbus d’eux mêmes peuvent être négligents …
Allez, on s’arrête ici…
21:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : made in me
jan 12, 2009
Episode 2 ou 3 ...
Sept jours.
Il restait sept jours.
Le Seigneur chevauchait à perdre haleine, son fier Frison à la robe d’ébène, Trente-Trente, était lui aussi épuisé.
Il savait qu’il lui faudrait trouver un endroit pour la nuit.
Son cheval avait besoin de répit et, à vrai dire, tout son corps à lui aussi réclamait du sommeil après ces soixante douze heures écoulées sans dormir. S’il voulait aller plus loin, il leurs fallait du repos.
Il était prêt du but, il le sentait même si le découragement avait été son compagnon ces jours passés.
Sa Dame lui avait envoyé un message via leur complice de toujours, cette fidèle Lune, et le chemin alors lui avait semblé être tout tracé.
Cependant, dans son impatience, il avait oublié un mot important et avait par conséquent, mal interprété la route à suivre, il avait ainsi perdu soixante douze heures !
Il ne pouvait plus se permettre un tel gaspillage de temps, il fallait donc se montrer raisonnable et méthodique pour atteindre enfin ce but si recherché depuis des jours, des semaines …Il en allait de la vie de petite princesse et pour elle, il était prêt à combattre toute les armées des enfers si il le fallait.
Il arriva enfin prêt d’une auberge.
Il installa Trente-Trente dans l’écurie et s’occupa de lui avec attention.
Il ne laissait personne faire ce travail, son cheval était son ami le plus fidèle dans cette quête et il savait parfaitement comment le soigner pour qu’ils aillent ensemble jusqu’au bout de cette histoire.
Il se restaura hâtivement, prit un bain rapide également et s’écroula dans le lit frais et doux qu’on lui avait préparé en songeant aux bras de son aimée.
Sa Dame lui apparut alors. Elle se glissa tout contre lui pour le protéger dans son sommeil, il s’endormit apaisé…
La nuit était sans lune.
La Dame se demandait ce que son Seigneur faisait par delà les terres qui les séparaient.
Elle soupira.
Elle tressait ses cheveux quand soudain, elle sentit son appel.
Ce pouvoir là lui permettrait de se coller tout contre lui, elle serait cette nuit la gardienne de son sommeil, elle prononça les mots secrets …
Allez zou, c’est bien tout pour ce soir …
05:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : made in me
jan 11, 2009
On continue ? La Dame, le Seigneur ...
La Dame errait dans le château devenu si silencieux.
Son Seigneur en était absent depuis si longtemps, elle soupira.
Il devait retrouvé l’élixir de Xuaï avant la prochaine lune pleine, le placer au cœur du Ty Xuaï Peyxam au troisième soir et petite princesse serait sauvée.
Cela faisait trois cycles lunaires qu’il était parti sur les conseils avisés d’Erintechaï, la mageanticipatienne, à la recherche de ce remède.
Il devait cependant, être impérativement rentré pour le quatrième : l’alignement serait alors parfait pour procéder à l’ouverture du Ty Xuaï Peyxam, cela signifiait la vie pour toute chose, cela présageait la fin des tourments…
Il restait neuf jours.
Et la Dame errait dans le château, crissements de velours sur le carrelage froid, avec l’impression continuelle de vivre avec un poignard plongé dans son cœur.
Erintachaï avait conduit petite princesse loin d’ici.
Erintechaï avait éloigné son Seigneur dans cette quête.
Erintechaï regardait passer la Dame en souriant, son temps à elle approchait, elle avait œuvré patiemment et méthodiquement, la récompense serait à la hauteur de ses espérances.
Toutefois, la mageanticipatienne avait oublié un détail : les liens particuliers qui unissaient la Dame à la Lune …
La Dame soupira, elle ne pouvait que se montrer patiente et être la gardienne du château qui avait vu grandir leur amour, leur bonheur.
Ces temps heureux reviendraient, ils ne pouvaient que revenir, n’est ce pas ?
Après tout, elle portait en elle le serment de la lune et il était un réel pouvoir …
Allez, chut, c’est tout pour ce soir .
Il va falloir fermer tes yeux ma douce, ma jolie, petite princesse, la suite de l’histoire sera pour demain ; le dragon est prêt, il t’emmène au pays des rêves, maintenant ….
Dors bien ma douce, ma jolie, petite princesse …
09:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : made in me
jan 10, 2009
Le serment de lune
La lune avait été là lorsque la Dame avait poussé son premier cri.
Elle lui avait été présentée comme il se doit et elle avait été si attentive à tous ses bouts de rayons que l’astre en avait été charmé.
Il lui avait accordé tant d’importance qu’il lui avait donné de ses pouvoirs cachés
(qu’il serait mal venu de citer ici, sous peine de le mettre en colère et où irait notre monde alors ! )
et se promettait de suivre ce petit bout d’humaine tout au long de sa vie.
C’est ainsi que la Dame grandit avec une alliée de choix.
C’est ainsi que lorsque le cœur de la Dame s’éprit de son Seigneur et qu’ils étaient encore séparés par un océan, l’astre brilla pour eux sous la forme du plus curieux des messagers mais des plus efficaces …
La Dame appelait cela le serment de Lune et c’était dessiné sur sa peau, là, juste à côté de son cœur : une lune ronde et bienveillante qui luisait doucement.
Erintechaï ne connaissait pas les filles de Lune et le serment prononcé par cet astre à leur encontre.
Il faut souligner que peu était choisie .
La Dame était la dernière élue et cette histoire remontait bien avant la naissance de la mageanticipatienne.
Il faut bien ajouter de toute façon que ces drôles de fées refusaient de composer en et avec les éléments et ne reconnaissaient en l’astre lunaire qu’une partie morte du soleil … Le plus extraordinaire, c’est qu’elles voulaient s’approprier le Ty Xuaï Peyxam !
Bref …
Nous n’irons pas plus loin puisque ceci était l’explication du serment en question …
-tout petit bout d'une histoire en court-
09:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : made in me
jan 01, 2009
Aux premières heures de l'an neuf ...
Puisque 2009 pointe le bout de sa rondeur affichée, belle et bien perchée,
qu’elle ne vous soit que douceurs à satiété et plus si affinités, ainsi que bonheurs en multiples et fastueux …
Cependant, après tout, procédez comme vous le souhaitez ;
l’essentiel est bien sûr de conserver toujours au creux de votre cœur, un éclat tout en joliesse de pure lumière, le reste n’étant qu’histoire de poids et mesures à ne dépenser qu’aux us et égards de votre seul démesure …
Portez vous loin et bien …
Bises nouvelles
11:35 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : made in me
déc 27, 2008
Souhaits jetés en veux tu en aura ? ...
Donc, pour que ce 2009 soit son petit bonheur à soi …
Il faut,
à la manière d’imprécations jetées aux quatre vents en très petite tenue et à 00 heures tapantes,
se procurer une échalote que vous prendrez soin d’éplucher en veillant à conserver TOUTES les peaux et de fendre en deux : là au centre pile-poil, vous poserez votre vœu unique et enterrerez le tout dans votre jardin dans un foulard de soie non traité (important l’ « immaculé » du tissus tissé) .
(vous me direz et si pas de jardin ? Et bien, réfléchissez à l’endroit qui y ressemble de loin mais de prés, ça serait quand même mieux .. )
Ou alors …
Vous continuez à respirer posément en joliesse et vous laissez votre cœur s’écarquillez simplement au plaisir d’être un bon et beau vivant.
Nb : pour que toute magie opère, il faut bien sûr apprendre à se bouger son petit cul et regarder devant soi
09:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : made in me
déc 14, 2008
Eux ...
Les petits amoureux,
De la pluie,
serrés amoureusement sous leur parapluie sur leur banc, leur pays d’amour rien qu’à eux.
Du soleil,
enlacés fougueusement sur la pelouse toute proche de leur royaume délaissé juste le temps des rayons harmonieux.
Du vent glacial,
mêlés passionnément dans leurs manteaux amples sur leur siège-banquise à nouveau retrouvé pour leurs instants merveilleux.
Je voulais les saluer ceux là que j’ai croisé tout au long de cette année, chaque mercredi vers dix sept heures, toujours enchevêtrés excessivement en tendresse et en amour.
Mes petits amoureux à la Peynet, se foutant des passants, seuls au monde au pays de leur cœur éperdument épris, que j’aperçois dés la route traversée.
Et croyez moi, je vous comprends bien plus que vous ne pouvez l’imaginer.
Hum …
C’est vrai !
Suis je bête !
Vous ne me voyez jamais !
21:10 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : made in me
déc 01, 2008
En pour suite d'Arwenn ...
Arwenn ne se doute pas qu’Ushmishak l’a suivi.
Elle arrive à son rendez vous juste à l’heure. Elle qui déteste être en retard ou trop en avance, c’est parfait. Au même moment, elle reçoit un message sur son portable : le Gardhum va être en retard.
Tant mieux .
Cela va lui laisser le temps de reprendre ses esprits.
Qu’avait dit Ushmishak déjà ? A vrai dire, rien de bien intéressant.
Elle regarde autour d’elle.
C’est une journée superbe, le soleil est au rendez vous et le ciel, d’un bleu lumineux. Elle marche un peu en l’attendant.
Soudain, elle sent son regard, elle se retourne. Il est là. Il lui sourit.
Tiens, est ce que c’est ça un cœur qui bat ? Hum, ça serait pas mal qu’il batte moins fort, elle a l’impression qu’on ne va voir que lui, s’agiter dans sa poitrine …
Ce qui se déroule par la suite est encore quelque peu embrouillé dans sa tête. Elle ne sait pas si elle lui a posé les bonnes questions concernant son Royaume.
Elle semblait toute à l’heure, bien plus préoccupée par cet homme et tout ce ressenti à son égard, que des archives à consulter.
Il lui avait confié le fameux cube, elle en était certaine, elle le tenait enfermé dans sa main. Cependant, tout le reste c’était déroulé comme dans un rêve, elle avait l’impression de flotter.
Bien.
Il faut mettre la précieuse relique en lieu sûr.
C’est à ce moment qu’elle aperçoit son chat qui semble fort occupé avec une de ses congénères. Arwenn sourit, décidément, c’est un jour plein de surprises.
Il lui faut rentrer au plus vite.
Zut, mais par où ?
Manifestement, elle a la tête sans dessus dessous.
Elle se presse vers la station de métro la plus proche, serrant toujours l’inestimable colis.
Ushmishak n’a pas vu Arwenn quitter les lieux, il s’en aperçoit un peu trop tard à son goût, quoiqu’à bien y réfléchir, il n’a aucune idée du temps passé. Ce qu’il faut, c’est rentrer dare-dare, être à la maison avant elle …
Il se glisse par la fenêtre du salon alors qu’elle tourne la clef dans la serrure. Il a réussi de justesse, il a les pattes en feu.
Il la regarde. Elle lui semble différente : les joues plus roses, les yeux pétillants, un sourire béat affiché.
Sans un regard pour lui, elle se dirige immédiatement vers sa chambre.
Tant mieux, cela lui permet de reprendre contenance sur son coussin posé … Mggrrraouh (zut) ! A vivre en chat sur cette Terre, ça lui donne de mauvaises habitudes !
Arwenn sourit en relisant ces lignes.
Tant d’années étaient passées !
Elle s’était résignée finalement à ne jamais retourner en son Royaume.
Elle avait découvert ici quelque chose de bien plus incroyablement rarissime : un Amour partagé.
Elle en avait d’ailleurs écrit sur le sujet, des kilomètres d’articles qui semblaient toujours d’actualité. Il faut croire que dans tous les mondes possibles, l’amour est ce que l’on espérait le plus que l‘on possède un ou plusieurs cœurs…
Il était impossible à Lud, le Gardhum, de traverser le tunnel ? terrier ? il y aurait laissé sa vie, le voyage de retour n’étant possible que pour les natifs du Royaume, une protection contre les invasions diverses.
C’est après les frasques de Muscheggen que les trois Zéphyldes avaient pris cette décision.
Muscheggen s’était échappée de la Terre alors qu’elle était prisonnière d’une grotte cachot, enfermée là par celui que l’on appelait Merlin par ici.
Le destin, peut être, avait cligné de l’œil en plaçant là, à quelques mètres de la geôle, le tunnel ? terrier ? …
Forcément, le passage avait été déplacé depuis, caché aux yeux de tous ceux du Royaume et surtout, de Muscheggen.
Qu’elle le découvre à nouveau au cours d’une simple promenade était encore un tour pendable du destin, histoire de jouer un tantinet ?
Bon d’accord, ceci n’expliquait pas non plus pourquoi Arwenn n’avait pu revenir en arrière lors de sa traversée !
Les trois Zéphyldes possèdent des pouvoirs étendus par delà les neufs mondes connus et celui de la prescience n’est que bien banal en somme, l’on va seulement poser que la magie devait opérer pour la survie de l’humanité (oui voyons, rappelez vous, un petit effort ! Le fameux cube !!! ) .
Ushmishak était le seul à être rentré.
Il en avait soupé de sa vie de chat, il avait souhaité ce retour plus que tout.
Il faisait certes, quelques allers et retours pour le plaisir de visiter celle qu’il avait protégé des années durant. Arwenn avait juste eu du mal avec sa réelle apparence au début. Cependant, à présent, elle se réjouissait de ces visites surprises, elle avait ainsi des nouvelles de son cher Royaume.
Aujourd’hui, elle se sent toujours pleinement heureuse et cela dure depuis une quarantaine d’années.
Elle sourit en passant la main sur son ventre qui s’arrondit, leur deuxième enfant naîtra au printemps. Il va sans dire qu’il faudra trouver une solution pour les mettre à l’abri car l’humanité n’est toujours pas prête à découvrir une éternité d’amour aussi flamboyante.
Le temps passe si vite, décidément trop vite et sur cette Terre, il peut devenir leur pire ennemi tout en étant un allié incomparable à leur Amour.
Lud lui a promis, il a trouvé, il lui expliquera demain le temps des nouveaux changements …
Elle soupire d’aise, son Gardhum, son bel amour veille.
11:22 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : made in me
nov 15, 2008
Arwenn, la suite ...
Les temps étaient venus.
La Dame qu’elle était devenue de ce côté du tunnel, terrier …le savait.
Plus de vingt ans de ce monde çi s’était écoulé depuis son passage à travers ce foutu truc (tiens, elle maîtrisait bien leur langage maintenant).
Si il n’y avait pas eu Ushmishak, elle aurait si vite perdu espoir qu’elle se serait transformée en pierre.
Cependant le chat espiègle lui avait permis de surmonter toute sa peine, perdue sur cette Terre où tout semblait si compliqué, si empli de vilenies, elle n’aurait franchement pas pu arriver jusqu’à aujourd’hui.
Ushmishak la regardait du coin de son œil de chat depuis quelques jours.
Il sentait un changement opéré et se demandait dans sa petite tête de chat, ce qui pouvait bien préoccuper sa protégée.
Il était au combien fier d’elle.
Elle était devenue une fort jolie femme de ce monde malgré toute la particularité qui la caractérisait .
Elle réussissait tout ce qu’elle voulait entreprendre et là dessus, il avait fallu calmer sa fougue, cela aurait éveillé les soupçons, les trois Zéphyldes l’avaient envoyé ici pour la protéger pas pour l’exposer au risque que Musheggen ne la retrouve.
Ushmishak se demandait toujours comment leur monde avait évolué, le royaume d’Uruel lui manquait souvent et d’être coincé ici dans la peau d’un chat ne faisait rien pour aider, oui, son désir à lui aussi de retour, était grand.
Néanmoins Ushmishak était à mille lieux de savoir ce qui tarabustait la tête bien pleine d’Arwenn .
Quelque part, ça l’ennuyait fichtrement, lui qui se targuait de pouvoir anticiper et gérer toute situation, celle là lui échappait.
Et ce matin, il comprit toute l’étendue de son impuissance quant à l’attitude étrange d’Arwenn.
Il faut le rappeler, il n’était qu’un chat ici et dans leur royaume, un Ishtimak rattaché au service des trois Zéphyldes.
Arwenn s’était levée ce matin bien décidée à s’entretenir avec Ushmishak de ce qui la préoccupait.
Cela faisait des jours, des semaines, des mois qu’elle se documentait, menait des expériences pour savoir comment gérer ce sentiment nouveau qui l’envahissait inexorablement.
Toutes ses recherches lui apportaient un aspect théorique cependant, pas l’once d’une piste quant au ressenti.
Cela avait commencé quand elle avait crû reconnaître un Gardhum, les Gardiens de l’ombre obéissant au Ludovici Code, ceux là même qui protégeaient les Hommes de cette Terre depuis des siècles.
Ca, elle le comprenait bien, ces humains avaient réellement besoin d’être protégés ! Elle avait en tête deux ou trois expériences, voir plus, abracadabrantes et en ouvrant n’importe quel journal, l’on comprenait tout le travail à accomplir.
Bref.
Cela avait donc commencé par un début de soirée.
Elle était quelque peu lasse de sa journée, cela survenait parfois quand trop de souvenirs de sa vie sur Uruel la submergeaient.
Elle se connecta à Internet, belle invention qui ne lui permettait pas de trouver une solution à son retour mais lui accordait de récolter moult incroyables informations utiles ou pas, sans doute dans l’avenir…
C’est ainsi qu’elle s’égara sur un site dédié à ce que les humains ne se sentent pas trop seuls et bien moins tristes.
Vraiment curieux alors qu’il suffisait simplement de se dire « bonjour » en face à face !
Ushmishak lui avait bien recommandé de se montrer prudente, les coutumes ici étaient étranges et il ne fallait pas déroger au fait de rester dans l’ombre, ne pas attirer l’attention sur eux.
Elle naviguait donc sur les textes et s’arrêta soudain sur les premiers mots de l’un deux, elle cliqua et entra dans son monde à lui (bah oui, c’est ainsi que tous ou presque qualifiaient leur page) .
Ce fut comme une bouffée d’air pur de son royaume, son cœur se mit à battre plus fort.
Si, il était l’un d’entre eux !
Il saurait sans doute l’aider, après tout, ils étaient immortels, une autre histoire telle que la sienne était peut être consignée dans leurs archives, avec le retour tant espéré dans son royaume.
L’espoir emplissait indubitablement le cœur d’Arwenn.
Cependant, après quelques semaines, elle sentit comme un changement dans sa tête, dans son cœur, dans son âme.
Elle ne comprenait pas.
Elle chercha à interpréter et n’eut pas davantage de réponse.
Quelque chose clochait il avec sa santé ?
Pourquoi son cœur battait il si fort ?
Pourquoi rougissait elle pour un rien quand elle lisait de ses nouvelles ?
Alors, ce matin, elle n’en pouvait plus de ne pas savoir ; cela faisait vingt cinq années qu’elle avait traversé et tout s’emmêlait pour la première fois dans sa tête.
- « Ushmishak ! »
Le chat s’étire.
- « Qu’y a t il ma princesse ? »
Là, il l’agace d’emblée, elle ne supporte plus qu’il l’appelle ainsi.
-« Racontes moi, expliques moi ce que l’on appelle « l’amour » .
Le chat manque de s’étrangler comme s’il n’arrivait pas à régurgiter sa boule de poils .
Il s’attendait à tout mais franchement pas à ça.
Que lui dire, comment lui expliquer sa non connaissance en cette matière si particulière de ce monde, des autres aussi à bien y réfléchir.
Alors, il se dit qu’au plus simple, c’est toujours ce qui fait mouche : il lui raconte avec ses mots à lui ce qu’il a lu sur la question.
Arwenn éclate de rires en découvrant qu’Ushmishak, le chat au savoir si étendu, à la connaissance sans limite …est au même point qu’elle !
Hors ce que voudrait savoir Ushmishak en fait, outre le jour « anniversaire », c’est ce qui peut bien mettre Arwenn dans cet état .
La princesse soupire et lui narre alors toute l’histoire de sa découverte du Gardhum.
Elle ajoute pour finir qu’elle a rendez vous avec lui toute à l’heure pour qu’il lui remette le fameux cube qui doit être mis à l’abri de toute convoitise humaine.
Comment Ushmishak est passé à coté de ça ?
Il n’en revient pas .
Sûrement cette chatte de gouttière qui lui tourne autour depuis des mois et qui lui met les miaous à l’envers.
Il va la suivre de loin, on ne sait jamais.
Il avait déjà rencontré certains de ces Gardhums par le passé, avant l’arrivée d’Arwenn et savait qu’ils n’étaient pas tous animés d’un esprit ouvert à tous ceux qui n’étaient pas « humain » de cette Terre.
C’est ainsi qu’il vit Arwenn plus resplendissante que jamais à la vue du Gardhum en question qui semblait, lui aussi, dans le même état qu’elle.
Les pensées qui traversèrent immédiatement la tête du chat furent celles ci :
Quelle était la probabilité pour que deux êtres intemporelles ne se retrouvent ici, sur cette planète et tombent en Amour ?
Car il le voyait bien, il se passait ici et maintenant, la rencontre qui allait changer la vie de sa protégée, rien n’était plus sûr.
C’est à ce moment là que surgit la chatte de gouttière.
Ushmishak miaoussa d’aise, le temps de l’Amour était venu …
NB : vous retrouvez la première partie au 22 juin passé ...
14:10 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : made in me
nov 12, 2008
Affres ...Arrrggghhh ...D'amour ...
Il est curieux de penser que l’on attende l’amour longtemps, que l’on espère, que le cœur chavire au moindre signe de , que l’on se trompe aussi souvent et qu’on le réclame toujours et encore à corps et sans cri .
Et puis, un jour, il vous appelle par votre prénom et vous sourit.
Il vous regarde de ses beaux yeux et à ce moment là, vous savez quelque part que c’est lui, vous ressentez son âme si grande, si belle.
Vous avez certes, besoin de signes qui confortent votre première impression et lorsque ceux ci sont validés, vous savez, vous le reconnaissez enfin pour ce qu’il est, Lui, votre grand Amour.
Celui là dont vous avez entendu parlé à mots couverts, respectueux comme si l’on citait quelque chose de sacré.
A force de ne pas le voir pour le croire, vous avez envisagé une espèce de légende, un goût d’un autre temps qui aurait disparu de la vraie vie et n’apparaîtrait plus que dans des livres ou des films qualifiés à juste titre, de « films ou livres de filles » … Tout un poème ! Comment voulez vous, après ça, que les garçons se décident à endosser leur rôle de prince charmant et donnent leur fameux baiser !
Bref, vous avez du mal à imaginer que cela vous arrive à vous, celle qui raconte des histoires d’amour justement et qui tout à coup, débarque en terre complètement inconnue, comme si le fait d’être amoureuse avait fait entrer en vous, une étrangère. A la fois sûre de vous et pleine de doutes, sursautant au moindre coup de téléphone, volant plus que marchant, vous vous faites l’idée d’être devenue une extra terrestre : vous comprenez ce qu’il pense, vous anticipez ses gestes, vous finissez ses phrases (bien sûr, la réciproque est vraie) et vous êtes excessivement bien, quoique vous en disiez, un sourire béat à la bouche, le monde pourrait s’arrêter, vous vous en fichez royalement.
Fichtre, l’amour avec un grand « a », c’est ça , ça existe ?
Ben, oui !
Cependant, une chose vous tarabuste parce que bien sûr, vous avez lu beaucoup, vous avez échafaudé des théories toutes aussi fumeuses les unes que les autres sur la durée d’un amour.
Et là, forcément, le « tutt » d’alerte de votre cerveau imbécilement réfléchisseur inconditionnel se fait retentir à plein « tutt, tutt » autrement dit, il fait un raffut de tous les diables histoire de secouer l’amoureuse énamourée de sa torpeur d’amour.
Soudainement soudain, vous avez peur que tout s’arrête, que vous vous soyez encore trompée, que votre cœur parte en miettes et là, vous êtes sûre de ne jamais vous en remettre.
Autant aller vivre sur la banquise en bikini, ça ne fera pas de mal au réchauffement de la planète et ça fichera le mot « paix » dans la tête de vos amis. Vous serez peut être élue le glaçon de l’année ?
Votre imagination ici, ne vous est d’aucun secours.
Bien au contraire, la traîtresse échafaude des plans sur des parcelles de rien et vous jette sans ménagement dans les affres aussi imbéciles que celles de la jalousie et du pessimisme noir de chez noir.
Heureusement pour vous, votre naturel optimisme veille au grain et lorsqu’il jette sur le « tutt tutt » de l’autre, un oreiller de plumes, c’est pour vous dire que vous déconnez sévère et qu’il faudrait voir, à juste titre, le regarder et l’écouter Lui, celui avec qui vous partagez ce merveilleux sentiment.
C’est ainsi qu’en vous prenant dans ses bras et en vous embrassant tendrement que votre Lui tua une bonne fois pour toute tous les doutes sur la fin de votre Amour.
Votre imagination protesta mais se satisfit de pouvoir vagabonder au cœur de ce combat . Elle fit de Lui, un noble chevalier, un aventurier émérite, un seigneur au cœur pur et … l’affaire fut close .
Tuuuuuttttttt ! …. Plingsprichhhhtuuuuuhhh …
ON A DIT : « fut close » …
Nan mé !
Nb : En cas de trop grande imagination débordante, garder à proximité, un oreiller de plumes lorsque votre Amour est un peu loin de vous ….
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