oct 31, 2009

En trente et un octobre ...

Le jour entre rêve et réalité …

Le jour où je rejoints sans restriction mon pays secret.

Le jour où je retrouve les gens que j’aime, que je leurs parle de ma vie.

Le jour où je me dis qu’une petite heure, c’est bien peu de choses…

Les conseils fusent, les idées bonnes ou mauvaises aussi ..

Je ressors en premier novembre, certes fourbue et la tête pleine de brouhaha, cependant apaisée en espérant déjà l’an prochain, où l’équilibriste que je deviens alors, exécute son numéro en excellence …

 

Elle sourit comme toujours.

Elle se dit qu’Elle a fait le bon choix au final.

Elle qui ne doit se permettre aucun écart même infime soit il, pour que le chemin continue d’aller dans son sens…

Elle ne manquera pas de lui susurrer au creux de son oreille qu’Elle est toujours aussi contente de la retrouver, cette nunuche de cœur trop humaine.

Le choix avait été bon.

Elle en reste persuadée même si cela laisse à supposer qu’il faudra bientôt la préparer au plus grand bouleversement de sa vie…

Elle sourit encore en pensant qu’il y a des gens ici bas qui l’envisagent comme l’entité la plus froide en existence et pourtant, certains savent qu’Elle devient au cours des temps, un tantinet « sentimental » : aller s’enticher de cette fille là pour Elle, la Faucheuse, puisque c’est ainsi qu’on la nomme, qu’elle comble !

 

Et la nunuche sourit aussi, la voix si basse et si douce devenue si familière lui a glissé le salut qu’elle attendait déjà …

Elle sortira sous le soleil en respirant grandement et en laissant toutes ses histoires en bribes, en murmures, en cascades, en flots tumultueux se déverser en elle et se ranger tranquillement en toute quiétude de savoir qu’elles pourront resurgir en tout éclat lorsque le crayon courra sur le cahier aimé.

Mais cela sera demain …

 

Maintenant, il fallait déjà se préparer à l’heure la plus longue et la plus dense de l’année, en retrouvailles immortellement mortifiantes pour la plupart et pourtant, en y réfléchissant bien, puisque chacun peut saisir tout au plus simple, cela est aussi un clin d’œil mort de vie …

Bien sûr, d’autres dans cet intervalle, s’amuseront à se faire la peur de leur vie et y arriveront sans nul doute…Quand Elle s’approchera juste à ce moment là, si parfaite à l’image qu’ils avaient d’Elle.

Néanmoins, vous conviendrez qu’il faut bien que le chemin aille dans le même sens !

oct 26, 2009

Message de la nunuche du coeur à son homme extraordinaire ...

Chut …

Chuuut !

Ne bouges pas !

Ne protestes pas !

Laisses moi faire !

Laisses juste mes mains s’égarer sur toi en douces caresses …

Chut ….

Chuuuuut !

Laisses mes mains explorer ton corps qu’elles aiment tant …

Chut …

Chuuuuuuuut !

Rires …

D’accord … Tu es le vin et je suis la coupe …

D’accord … Mes yeux brillent de mille éclats …

D’accord … Ma bouche n’appelle que toi …

D’accord … Mon corps n’est fait que pour toi …

D’accord.

 

-« Que veux tu ? »

-« Juste toi . »

 

  

http://www.youtube.com/watch?v=gtdW6YQ9EpQ<...

 

oct 17, 2009

Faille en vie de nunuche ...

La nunuche du cœur que je suis a du mal à dormir seule, sans lui.

 

Cela faisait deux jours qu’il était parti lui, son homme extraordinaire.

Cela faisait deux jours qu’elle dormait en pointillés d’un sommeil agacé.

Forcément cela la rendait en journée, plus apathique, à s’endormir presque ou complètement sur son coussinet.

 

Son crayon tout déconfit d’une part, de partir en rature brusque et incontrôlée sur le cahier quelque peu médusé et surtout, d’autre part, de rester encore en main en équilibre entre réalité et rêve.

Irait il coucher ce qu’il entendait alors qu’elle dormait ?

Nan, nan !

Il resterait l’outil fidèle et attendrait courageusement en souhaitant ardemment qu’elle ne le lâche pas, où roulerait il sinon ?

 

La nunuche, en ces jours d’absence, faisait tout en peu.

C’est comme si sa vie passait en mode mini et tous ces mots qui s’installaient alors paresseusement entre les carreaux et les lignes disparaissaient en général, au retour de cet homme qu’elle aimait tant.

Cela se passait régulièrement ainsi, jusqu’au jour où son téléphone lui signala l’arrivée de ce curieux sms annonçant son retour alors qu’il était censé ne rentrer que quarante huit heures plus tard.

 

Le cœur de la nunuche fit un bond.

Il fallait être prête pour son retour : un petit dîner en toute simplicité comme ils aimaient tant et ça serait parfait, l’amour et les baisers échangés inclus au menu avec places multiples et interchangeables.

Elle retrouva le sourire.

Elle s’excusa auprès de son cahier pour les pages découpées et de son crayon, pour les frayeurs causées. Elle les remercia de leur patience et de leur compréhension, puis, fonça en cuisine.

 

Deux heures plus tard alors que la maison chantait déjà en fête le retour de son homme si extraordinaire, elle se décida à l’appeler pour connaître la précision temps quant au « toute à l’heure » indiqué.

Elle eut son répondeur sur lequel elle posa son interrogation.

 

Tandis que trois heures et douze messages plus tard il appela enfin, elle lui répondit en toute hébétude, enregistra l’explication qu’il lui donna et s’écroula sur son coussinet avec le sentiment étrange que celui çi ne la supportait plus.

 

C’est ainsi que fût semé la graine, celle de la blonde détestée, celle là même qui serait aimée de lui… Enfin, c’est ce que croyait fermement la nunuche du cœur au moment où elle glissa en turpitudes idiotes au travers de son coussinet…

 

-« Que voulais tu ? »

-« Juste lui. »

oct 11, 2009

Brève d'un soir ...

La nunuche du cœur que je suis, était quelque peu fébrile ce soir.

Son homme extraordinaire l’accompagnait ainsi pas de soucis, tout irait bien.

 

Alors pourquoi cette boule dans le ventre ? Pourquoi ce tumulte dans la tête ? Pourquoi s’en faire ?

 

La robe de soie qu’elle avait choisie, l’épousait à merveille, les pendants d’émeraude rehaussaient juste un peu l’éclat de ses yeux, ses pieds ne souffriraient pas chaussés de si hautes sandales et pour une fois, ses cheveux étaient disciplinées ou presque, en un chignon de circonstance…

 

Elle détestait ça en fait.

Elle préférait de loin rester à vivre cachée entre son amour et ses mots.

Cependant, elle n’avait pas le choix puisque c’était écrit dans son contrat, elle s’exécuterait sans sourciller.

Et puis, quelque part, l’observatrice qu’elle était, avait besoin de se gaver d’images, d’impressions qu’elle ne côtoyait certes pas, en restant posée tranquillement sur son coussinet.

 

Elle estompa le rouge à lèvres et sourit.

Elle ne pensait qu’à leur retour à la maison en fait et se demandait juste en combien de temps, il effacerait tout ça, cette nunuche là du soir grand apparat..

 

-«Es tu prête ? »

-« J’arrive ».

 

Il fallait y aller.

Elle sût au regard qu’il posa que, même, cette nunuche là savait l’émouvoir.

Il lui posa son châle sur les épaules, elle avait décidément le don de toujours le surprendre …

 

-« Que veux tu ? »

-« Juste toi ».

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=AHnZ_vtyJ6E<...

(So close to reaching that famous happy end)

oct 03, 2009

En pom-pom girl ...

La nunuche du cœur que je suis a une particularité particulière : elle n’est fan de personne, à part de lui, son homme si extraordinaire.

 

Donc, quand il y a quelque chose dans sa vie à lui induisant le besoin d’une forme d’aide à la manière du méga coup de douceur dynamitée, je suis là .

Je me sens à ma manière sa pom-pom girl en titre, prête à donner du pompon et de la voix, sautillante et pimpante à souhait …

 

Quitter mon cahier et mon crayon pour m’attacher à ce genre de rôle est un sincère exploit de ma part.

Cependant, à vraie dire, il vaut bien que je me transforme quelque fois, en sa plus grande alliée trépidante à la dynamique dynamisante, euphorisante et énergisante …

 

Nous savons tous qu’il n’y a rien de mieux et de plus efficace que le coup de fouet par le rire …

Nous savons tous que pour l’autre, nous pouvons endosser tous les rôles ou presque …

Nous savons tous que pour l’autre, nous pouvons soulever toutes les montagnes, assécher les mers, lever la lune ou le soleil avec le même éclat, dire aux étoiles de s’allumer en un claquement de doigts… Et tellement, d’autres choses qu’il serait déplacé de citer ici, risquant de flanquer une sérieuse baisse de moral au super héros patenté et je ne vous dis pas, le boulot pour sa douce et chère moitié  

 

Plus sérieusement.

Même si je n’ai pas l’air de la super héroïne, je peux posséder pour un temps restreint, certes, sa même efficacité parce que c’est lui l’être qu’il faut « sauver » .

Vous rendez vous compte ?

Lui, cet homme si extraordinaire qui remplit ma vie, mon corps, mon âme peut avoir besoin de moi, juste pour le petit déclic retardé pour cause de ? Mais, on s’en fout après tout. L’essentiel est de savoir lever le nez, laisser mes mots en suspens et agiter mes pompons en toute précision efficace .

 

Parce que vous l’aurez compris, je suis un tantinet souvent dans mes mondes, mes histoires crées de toutes pièces.

Je ne suis, et le confesse, que la dresseuse de mots se bousculant et voulant être tous au premier plan pour accomplir avec le plus de justesse leur rôle.

Et il n’est vraiment pas aisé pour lui, qui m’accompagne, de vivre au côté d’une apprivoiseuse de consonnes et de voyelles sauvages à la seule fin d’une histoire sans répit, d’un souffle haletant jusqu’au point final.

 

Néanmoins j’ai une chance inouïe : cet homme n’a rien de commun avec le simple.

J’ai comme l’impression parfois qu’il n’a été fait juste que pour moi et que la réciproque est résolument avérée.

Alors si je dois devenir funambule malgré ma sainte horreur du vide, je le ferai !

 

Pourtant, mon crayon s’agite déjà en protestation gribouillante dérangeant le sens d’esthétisme si cher à mon cahier. Il me susurre que je ne pourrai pas le poser définitivement pour cet homme là.

Ah ?

Ah !

Sans doute as tu raison, petit instrument, mais nous savons tous les deux que ça ne serait plus moi et que par conséquent, cet homme là, comme tu dis, ne serait sans doute plus à moi, comme je ne serai plus à lui …

 

 

Il lève les yeux en quittant mes bras, dans lesquels il s’est serré si fort que j’ai crû mourir mille fois.

Il me contemple si intensément que je sens mon âme défaillir sous tout l’amour du monde juste concentré dans ce regard là.

Et il sort vers sa vie sauvage à lui qui l’attend de pied ferme en le narguant sans nul doute du bon coup qu’elle croyait lui jouer…

 

 

-«  que veux tu ? »

-«  Juste toi » .

sep 27, 2009

En feu de corps ...

L’on m’a demandé, pour l’histoire en cours, de « pimenter» quelque peu, d’y insérer un ou deux passages plus « corsés » … Donc, j’essaie et je m’exécute en vous demandant toute votre indulgence et pourquoi pas, vos suggestions …

Merci.

 

La nunuche se sentait fébrile.

Son homme, celui qui la faisait frémir juste en ne pensant qu’à lui, était parti ce matin très vite, trop vite ...

Elle, qui restait encore allongée dans leur lit, s’étirait en pensant à ce désir qui l’avait tenaillé quand elle l’avait regardé, en douce, se lever si beau dans sa nudité et se diriger vers la salle de bains. Elle l’aurait rejoint sous la douche si elle avait osé, pour le caresser doucement. Il l’aurait capturé de sa bouche, de ses bras, de son corps …

Cependant non …

Elle était restée dans sa tendre torpeur, il fallait qu’il aille travailler.

Et puis, à besoin de lui impératif, elle lui  avait envoyé ce message et il avait répondu. Elle avait senti son désir et ce fut lui qui fut le plus fort.

Elle décida de se préparer, d’aller l’attendre à sa sortie de bureau, de lui en faire la surprise.

Elle était donc là quand ce fut l’heure.

Elle était là, tendue dans cette faim qui l’avait tourmentée toute à l’heure.

Il la regarda amusé et intrigué.

Il la sentait encore plus à lui que d’habitude alors que leurs peaux ne se touchaient même pas.

Tout son corps exhalait le désir et celui ci était si palpable, qu’il eut envie d’elle tout de suite.

Elle le regardait en souriant, s’approchant au plus près pour l’embrasser tendrement, juste tendrement. Elle sentit sa main se poser sur sa hanche dans ce geste de possession qu’elle aimait tant et qui la rapprochait de lui tout contre .

Sa raison vacilla presque.

Il fallait quitter cet endroit, rentrer, enlever ces barrières de tissus, être nue contre lui, être nus ensemble…

Il semblait troublé lui aussi mais elle rassemblait tellement ses forces pour ne rien laisser paraître qu’elle ne vit pas ce regard couvé sur sa nuque, descendre lentement le long de son dos, le long de cette fermeture éclair interminable qu’il se prendrait en plaisir, à défaire. Il devina qu’elle ne portait rien sous cette robe et cette image suffit à lui donner envie de rejoindre encore plus vite leur appartement.

Elle posa sa main sur sa cuisse comme elle le faisait toujours alors qu’il conduisait et ferma les yeux.

Il mit la radio et parla de tout et n’importe quoi, sans émotions apparentes et pourtant, elle avait le don dans ses gestes innocents d’épanouir son désir d’elle en une seconde et il faisait de fichus efforts pour ne pas tout à coup, remonter sa main entre ses cuisses pour constater ce qu’il avait déjà entrevu et glisser en toute impunité vers cet endroit déjà humide et chaud.

Ils arrivaient.

La voiture garée dans le parking souterrain, ils prirent le chemin côte à côte de l’ascenseur .

Ne pas se toucher de trop prés.

Ne pas s’effleurer.

Ne pas se respirer.

Le désir était quasiment tangible et ils faisaient de foutus efforts pour ne pas se laisser noyer maintenant dans le plaisir de leurs corps affamés et de l’un et de l’autre.

La porte de l’ascenseur se referma.

Quatre étages… Quatre …

Rez de chaussée.

Trois étages…Trois …

Tandis qu’elle se retournait et plongeait dans ses yeux, il l’attira à lui avec toute violence de passion retenue dans un baiser aussi fougueux que voluptueux, laissant sa main remonter le long de sa cuisse, relevant sa robe, saisissant ses fesses … Elle émit un gémissement de plaisir, le sentant si dur tout contre elle, elle inonda la main qui la caressait et pénétrait plus loin.

Trois.

La porte s’ouvrit.

Il rabattit sa robe, la prit dans ses bras et l’emporta à l’intérieur.

Il la posa délicatement.

Ils se tenaient enlacés dans un baiser de torture délicieuse.

Il défit la fermeture éclair interminable, elle enleva ce qu’elle pouvait lui ôter aussi vite qu’elle le pouvait mais, que peut une simple robe contre un costume complet ?

Elle se retrouva nue bien plus vite, il la plaqua contre le mur de l’entrée et se mit à vouloir l’explorer là maintenant alors qu’elle ne rêvait que de lui en elle, son membre si dur au plus profond d’elle. Il jouait avec ses seins si durs, si dressés, sa langue chatouillant, léchant à qui mieux mieux. Ses mains continuaient de la caresser avec autant d’insistance qu’elle en restait coite sous tant d’assauts répétés et soudain, sa bouche curieuse remplaça ses doigts qui la rendaient déjà folle, à moitié folle ?

Elle gémissait .

Elle ne savait pas comment elle tenait encore debout, il la tenait, il l’emmenait dans une folle sarabande de plaisir, de délices sans fin.

Etait ce cela mourir debout ? Elle qui voulait le surprendre de lui faire l’amour, c’est lui qui l’emmenait encore sans restriction aucune dans tous les méandres du plaisir …

Elle gémit plus fort.

Si il continuait, elle ne pourrait se retenir de jouir là dans sa bouche.

Elle essaya de se dégager mais il en avait décidé autrement.

Elle chancela au moment où elle se laissa glisser entièrement dans le ravissement déferlant.

Il la tenait toujours, la rattrapa tout contre lui en l’embrassant doucement mais il le savait, elle ne lâcherait pas prise, sa langue se montrerait exigeante dans sa bouche, elle imposerait son rythme celui impétueux qu’avait son corps qu’il la possède encore plus intensément, plus profondément.

Elle laissa son corps parler à celui qu’elle aimait. Il l’épousa dans le moindre de ses mouvements, ses mains, sa bouche, sa langue dansaient sur cette peau qu’elle rêvait depuis le matin.

Il ne tint plus alors que les caresses s’attardaient sur son sexe si dur, alors qu’elle le regardait bien dans les yeux … Il jouit si fort qu’il eut presque peur qu’elle ne fut effrayée par sa puissance décuplée.

Elle le contemplait toujours et à ce moment là, il sut qu’il allait la conduire sur leur lit et lui faire l’amour en la prenant simplement. Ils chevaucheraient en tendresse, intimement et indiciblement liés, tantôt lentement, tantôt rapidement mais verseraient à coup sûr dans le plaisir le plus exceptionnel, yeux dans les yeux, bouche contre bouche, langues mêlées ..

sep 19, 2009

Du petit train train du tortillard ...

Alors que le hérisson déguisé de nuages prenait sa route dans un ciel pourtant si bleu qu’il pourrait se perdre en gros mouton laineux au moindre souffle de vent, le train lui, avançait sur son bonhomme de chemin, pas trop mécontent à vrai dire.

 

Il s’éloignait sûrement et rapidement de la gare où il avait laissé derrière lui les pleurs, les joies, les bagages oubliés de toutes sortes : du doudou qui ne ferait pas qu’un malheureux, de la monnaie du petit déjeuner pris au petit café du coin, de l’amoureux transit demeurant uniquement cela sur le quai en lui murmurant « bon voyage » sans oser l’embrasser, du chien pourtant dans son panier, et que sais je encore … Un bric à broc souvent, des histoires tristes quelques fois ou simplement invraisemblables …

 

Envers et contre tout, il avalait les kilomètres .

 

Après tout, il fallait qu’il respecte son horaire et rien ne le ferait plus souffrir qu’un retard, même infime. Il avait été conçu pour être rapide, sûr et efficace. Il devait donc être le bon petit train que l’on attendait qu’il soit.

 

Le hérisson tremblait.

L’heure de la transformation était proche.

Il se mouvait encore en épines toutes dehors, il ne sera toute à l’heure que boucles soyeuses.

Le train ahanait presque tout à bougonner de sa vitesse autorisée sur cette partie encore villageoise.

Il ne rêvait qu’à la pointe qu’il se permettrait toute à l’heure, tendu encore plus loin vers la direction choisie par tous ces gens qui avaient pris place à son bord et qui commençaient leur nouvelle petite vie de passagers.

C’est fou en fait, que de pénétrer en un lieu fermé, porte refermée du wagon attribué, fasse que l’humain se métamorphose bon gré mal gré en nouvel Indiana machin du rail à la recherche de son siège qui lui semble, vu d’ici, définitivement perdu.

Et non !

Contre toute attente, l’éclair de génie vient à cogner son neurone en tentative d’action, volontairement passer ici en mode « mini » pour cause d’immersion en milieu étranger.

Car il est toujours utile de le rappeler : il appartient au genre humain pourvu par conséquent de tout ce qu’il faut pour réfléchir en toute situation.

Et donc, brusquement, il comprend forcément qu’avec le billet qu’il tient dans la main, son sacré graal à lui, sa quête aboutira forcement quelque part ici.

Il se projette enfin dans un futur très immédiat, assis à une place respectable.

La révélation du numéro exhibant les chiffres espérés s’agite devant lui, aussi soudainement que les boucles laineuses tout là bas dans le ciel.

Bon, il faudra certes, me direz vous, en passer par la sacro sainte danse du bagage au dessus de la tête, sorte de rite avant de devenir une bonne fois pour toute, « passager » . Danse improvisée laissant à penser à son exécutant qu’il faut impérativement la prochaine fois, garnir moins son havresac afin de ne pas mettre en péril sa vie ou celle des autres forcément car après tout, l’on s’improvise « autre » ici et bagagiste, c’est un métier qui franchement ne court que les hôtels en grand…

Quoiqu’à bien y réfléchir, l’on s’étonne en agréable parfois en aidant quelque gente dame en détresse. La consigne alors est de dégager un flegme tout « maitre nageurienne » , un bedon rentré et les biscotos sans défaut …

La formalité accomplie de manière conventionnelle ou pas, néanmoins avec succès, notre voyageur prend possession de sa place en s’assurant tout de même une nouvelle fois, que le numéro est bien celui qui figure sur le ticket « magique ».

 

Pour celui là, c’est fait.

Il est installé, à sortir ses petites affaires qui vont l’aider à passer un heureux voyage. Il peut se poser en paix et afficher le regard un brin méprisant pour celui qui entre à son tour dans le wagon et qui franchement, à l’air pitoyable.

Hum, il me semble, Monsieur, que c’est quelque peu la contenance qui était la votre avant votre installation de Poussah…

 

Et cela, va se répéter sans cesse jusqu’à ce que chaque place trouve preneur.

 

Et moi alors ?

 

La nunuche du cœur qui voyage rarement a heureusement la bonne idée d’être avec lui, son homme extraordinaire qui en un clin d’œil les a installé avec la dextérité qu’elle lui connaît. Elle va se lover doucement, tant bien que mal, tout contre lui et laisser le train rêver à sa lancée fulgurante, son tracé irréprochable, ses minutes scrupuleusement respectées et son arrivée triomphale à la destination finale où il laissera échapper tous ces passagers qui reprendront bien vite le court de leur histoire de gens ayant pris le train …

 

 

sep 13, 2009

Signes, vous avez dit signes ?

Il y a quelques jours déjà que rien n’allait plus …

 

Bon, c’est vrai pour tout le monde, de toute façon, quand le cœur a été un tantinet piétiné et que l’objet de tout vos désirs a été soudainement soudain, éloigné.

Etre convalescent, en fait, n’est jamais drôle pour personne même si dans le terme utilisé, l’espoir de guérison marque, déjà et de plus en plus, son empreinte.

 

Et c’est alors que tous ces petits trucs surviennent, vous titillant sans cesse.

L’on se demande ce qui peut bien avoir changé, ce qui peut bien avoir suscité ces rouages bizarres qui s’agitent et sous votre nez, et dans votre tête …

L’on essaye néanmoins de relativiser tout cela, de se dire que ça n’est juste qu’une concordance de faits, certes du même acabit, s’enchaînant inlassablement ainsi bout à bout et de manière forte agaçante vu l’état déclaré.

 

Est ce que quelqu’un ou quelque chose a un truc important à vous dire ?

Après tout, comme vous êtes si tête en l’air, en espèce de Bridget en titre, il faut sans doute des moyens un peu plus tapes à l’œil et répétés pour attirer votre attention.

Mais là, ça commence à faire beaucoup !

Vos mails, votre boite aux lettres, vos papotes avec vos amies et même vos rêves, s’y mettent ! Vous ne pouvez plus faire un pas sans que ce machin là s’agite en toute indécence sous votre nez.

 

Donc, je dis stop s’il vous plait, Monsieur le Farceur (on peut féminiser après tout, il ne faut pas être aussi sectaire) , temps mort, je sors du jeu !

Vous y allez un peu trop fort et je ne suis pas sûre de pouvoir passer l’épreuve en tout succès.

Merci donc de m’oublier et de vous acharner sur quelqu’un d’autre, merci infiniment.

A bon entendeur …

 

 

- « Psssiiitttt ?!!!!

Tiens, tu es là, toi ?

Bah oui, toujours quand tu es un peu out and not fun !

Mouais… Qu’est ce qu’il y a cette fois ? J’ai révélé encore un secret du livre des filles ?

Nan, nan … Mais c’est quoi ce « truc » qui te poursuit sans cesse ?

Ah ça ! Le « mariage » ! La panacée de l’ironie suprême ! Il ne me manquait plus que ça comme épreuve « choc » recevoir des tonnes et des tonnes de pubs, d’infos sur le sujet !

Rires … Heu, excuses moi ! C’est plutôt vache ça !

Comme tu dis, d’ailleurs, je crois que je vais faire comme la noiraude, je vais en parler à mon vétérinaire …Nan, je plaisante …Et le livre des filles au fait, il dit quoi dans ce genre de cas ?

Tu sais bien que l’on ne peut rien divulguer ainsi cependant là, il n’y a rien, pas de conseils pratiques !

Ca m’aurait étonnée aussi, vu que la plupart du temps, le côté pratique faut le chercher ! Je vais appliquer ma méthode : changer de boite mail, mettre une note pour le facteur, sermonner mes amies ... Pour le reste en immédiat, j’aviserai.

Tu sais, tu n’es vraiment pas drôle aujourd’hui !

On a tous de bons et mauvais moments … »

 

 

Et la nunuche du cœur posa son crayon et referma son cahier.

Elle sourit, c’est vrai que rien n’est facile quand on ne sait pas ce que l’on veut.

Elle avait de la chance, sans doute, oui, sans doute.

 

sep 11, 2009

Petite scène de vie quotidienne de la nunuche du coeur ...

La nunuche du cœur que je suis, bien posée sur son coussinet, écrivait.

 

Les mots s’échappaient de son crayon et s’en allaient se ranger bien sagement sur le papier.

Ils étaient impatients que l’histoire, dont ils faisaient partis, avance.

Chacun avait son rôle à tenir et, en braves petits mots qu’ils étaient, ils faisaient, ma foi, une jolie figure et tout ce microcosme cheminait, ainsi, en paix.

 

La clef tourna dans la serrure de la porte d’entrée.

 

Le crayon filait toujours et arrêta sa course quand la porte se referma.

La nunuche sourit, il rentrait, l’homme exceptionnel qu’elle aimait.

 

Elle reprit son écriture priant instamment tout son petit monde de se concentrer tout de même un tantinet.

Cependant, elle frémissait déjà d’imaginer le baiser qu’il ne manquerait pas de lui déposer en effleurant sa nuque si doucement, si tendrement de sa main chérie.

Le crayon sursauta, le mot en suspens n’osa même plus bouger.

Devait il sauter de son plein gré là derrière les autres ou attendre sagement la reprise d’écriture ? Après tout, il n’était plus qu’un mot tout seul, et de mémoire de mot, il ne savait pas.

 

Lui s’était approché et livra ce délicat et non moins passionné baiser.

Il effleura sa nuque en lui souhaitant le bonsoir.

 

Le mot, lui, était autant au bord de la torture que celle qui contenait son instrument. Il gardait sa position en maintenant tant bien que mal ses consonnes et voyelles.

La nunuche, en revanche, avait perdu de sa contenance.

Il est vrai que quand il arrivait et s’emparait ainsi, en un baiser, de tout son être, elle était livrée corps et cœur liés à leurs désirs partagés dans la nanoseconde immédiate.

Cependant, elle ne voulait ne rien laisser poindre ce soir ; flegme, toute en flegme et occupée seulement à sa nouvelle histoire.

 

Il fallait tout d’abord sauver ce petit mot si courageux et finir au moins le paragraphe, au moins …

 

Il la regarda du coin de l’œil en souriant.

Il aimait ce petit air qu’elle prenait lorsqu’elle se voulait paraître fort occupée alors qu’il sentait sourdre en elle, l’appel du plaisir qu’ils connaissaient tous les deux si bien.

 

Le petit mot soulagé put enfin rejoindre ses comparses qui s’agitèrent un instant dans la mise à la ligne en guise de standing ovation. Il avait tenu bon et avait parfaitement exécuté sa pause sur le papier, un réel petit mot exemplaire !

 

Elle leva les yeux et vit son sourire esquissé, ses yeux s’allumer.

Elle était découverte …

Quoi de plus étonnant, il la connaissait si bien !

Elle remercia son petit monde du travail jusque là accompli et le pria d’être plus sage qu’elle jusqu’à son retour prochain.

 

Le crayon fut donc posé et le cahier, refermé.

 

Elle s’étira là, sur son coussinet et alors qu’elle allait se lever, il la souleva et l’emporta tendrement et fermement vers leur univers rien qu’à eux.

 

-« Que veux-tu ? »

-« Juste toi. »

sep 10, 2009

Et la ravissante idiote dit ...

« Où étais tu ? »

« Dans des histoires qui n’étaient pas les miennes » » …

 

Quand on cherche désespérément, ou pas, l’amour et que brutalement, ou pas, on le trouve, c’est quelque part la question que l’on peut se poser.

Car après tout, on en a remué, ou pas, des secondes, des minutes, des etc … pour en arriver là : juste dans ses bras, au plus prés, tout contre son corps serrée, le cœur en ébullition de Bonheur si immense que l’on se demande si la réaction chimique s’effectuera un jour et si elle restera là, en épée de Damoclès.

C’est à ce moment là que l’on y pense mais jamais, plus jamais après, sauf si bien sûr, l’exécution s’ébranle (ébullition, vapeur, pschiiitttt …)

 

Alors pourquoi ?

 

Pourquoi se donner toute cette agitation en vertiges hallucinants pour ne s’apercevoir au bout du compte que lui et vous, c’est du tout simplement simple en fait.

 

Quel est ce besoin irrépressible de vouloir absolument trouver son autre, sa moitié, son (coller ici le mot qui vous va bien) … ?

Est ce que l’amour glissé en sommeil quelque part dans nos cellules est si puissant qu’il actionne tous les leviers à sa disposition pour se libérer totalement et faire de nous un esclave consentant en dépendance totale ?

Dans ce cas, c’est certain, nous n’avons pas d’autre choix quand le processus est lancé.

En revanche, se poser la question de savoir si la survie de l’espèce travaille de concert me laisse tout à coup, une vision que je préfère oublier.

Ouh que oui !

 

Bref …

 

Puisque je suis une ravissante idiote, j’ai imaginé dans ma petite tête qu’une histoire d’amour presque parfaite (je préfère cette notion là) était en fait la résultante de deux sujets mis en présence chez qui le processus d’amour réveillé et bien déclenché s’était réalisé correctement et au même moment.

En fait, deux sujets en phase de « pile poil c’est le moment de tomber en amour toi et moi » se rencontrent et ça donne une histoire exceptionnelle et belle.

Forcément ce truc là ne survenant que sous conditions exclusives, les élus sont soit considérés comme une espèce en voie de disparition, soit railler parce que finalement comment croire à ça !

Néanmoins de toute façon, à la manière des légendes urbaines, l’idée se propage partout.

C’est celle ci qui a permis aux petits malins de survivre : le processus s’étant juste déclenché avec un décalage et vous l’aurez compris plus le décalage est grand, plus la réaction chimique (ébullition, vapeur, pchiiitttt ..) a des risques de se produire.

Quant à ceux qui cherchent en désespoir, c’est soit parce qu’ils ont volontairement interrompu le processus, soit parce qu’ils sont irrémédiablement sourds à tout.

 

Et que vive la diversité , n’est ce pas ?

 

 

« Chut, viens là, mon agitée du sommeil »

Et là, honteuse de l’avoir réveillé , je lui raconte ma théorie toute fumante encore.

« Et toi, que veux tu ? »

« Juste être avec toi ! »

 

Simplement simple, quoi !

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