nov 29, 2009

Brève d'un jour ...

La fille en face de moi me posa la question récurrente, celle que je détestais entendre et qui forcément arrivait toujours à un moment ou à un autre, à me demander si il n’y avait pas un sérieux problème au pays de l’imagination journalistique ou si nous ne vivions en fait que dans un pays de semi liberté qui imposait les questions types et les réponses en parfaite adéquation avec le bon ton général.

Cela concernait forcément ma propension à écrire toujours dans le même registre avec une innovation toujours renouvelée.

Et bien sûr, je me pliais au petit jeu de la réponse que l’on attendait de moi.

J’y répondais en souriant, cette fille faisait son boulot et moi, le mien.

Au sortir de cet échange ô combien familier, je me sentais quelque peu perplexe.

Je repensais à cette période où je ne rêvais que d’éditions de mes histoires et où je n’avais pas envisagé le côté « people » que cela incombait.

Après tout, si j’avais voulu être en étalé dans tous les mags de la terre, j’aurai choisi autre chose que de devenir « écrivain » .

Est ce que le fait de devenir un personnage « public » induisait que l’on se plie sans protestation aucune, au jeu du paraître en hipe du moment ?

Ou est ce que cela était la rançon à payer pour être connue par le plus grand nombre, quitte à y perdre une partie de son âme ?

Bon, il est vrai aussi que cela répond aux conditions expresses de l’offre et de la demande car après tout, je vis, nous vivons dans une société dite de consommation.

L’essentiel pour moi étant que mes histoires courent et laissent dans le cœur et la tête de mes lecteurs, un certain goût de plaisir, je ne suis plus aussi rebelle à l’idée de me courber et de respecter les règles de ce jeu.

C’est ainsi qu’à présent, je peux me rendre toute seule à ce type d’interview alors qu’avant, il fallait toujours qu’il soit là, lui, mon homme extraordinaire qui me protège de tout.

Je grandis sans doute.

Enfin, pas tout à fait.

Je ne suis toujours pas en mesure de me rendre à ces soirées grand apparat sans avoir une peur au ventre indicible et auxquelles je n’irai sûrement pas sans sa présence rassurante à mes côtés.

Je me dis par moment qu’il faut avoir en soi une grande part de folie pour s’exhiber ainsi aux yeux de tous.

Je n’arrive toujours pas à me dire que j’y vais en autre, en déguisée : cette nunuche là de grand soir apprêtée comme une fille de papier glacé, ça n’est résolument pas moi, je ne suis alors que la comédienne pour mon art.

Cela le fait rire.

Moi, qui a ses yeux, est la grande dompteuse de la folie, à naviguer comme je le fais dans tous ces mondes imaginaires, certains auraient, paraît il, déjà perdu le sens de la réalité et plongé dans les comptes à régler rubis sur l’ongle à leur raison défaillante.

Moi, je lui réponds simplement que c’est parce qu’il est là.

Il est mon ancre dans ce monde çi et je suis si bien amarrée à lui que je peux m’envoler n’importe où, je suis sûre de rentrer toujours.

 

 

 

-  Que veux tu ?

-  Juste toi.

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=UjzJVuG1noQ&feature=Pl...

 

nov 28, 2009

Essai improbable de vol ...

Sur ma peau qui frissonne encore de tes mains posées, je glisse le drap devenu si froid.

 

J’ai décidé d’abandonner maintenant et de ne plus revenir dans ce corps dont tu ne veux pas.

Je vais voler et chercher une enveloppe plus adaptée à tes souhaits : une blonde, sans doute, petite, juste pulpée comme il le faut, au bel âge de trente cinq balais (pourquoi celui là ? Bah, parce que je le trouve sympa) .

Donc aujourd’hui, comme ça, je me dis que je peux bien faire cet effort là et trouver cette blonde qui te mettra en émoi.

 

Hrum …

 

Je peux vous préciser en tout cas que ça n’est pas facile mais alors pas du tout de s’extirper de sa peau !

Fichtre que ça fait mal !

Je dois être quelque peu inconsciente aussi, je m’en vais comme ça, à l’aventure, moi qui ne suis pas aventureuse, sans avoir établi de plan précis.

Est ce que je vais dénicher ça, cette fille que tu désires ?

 

Hrrrummmm …

 

Nan franchement, je me savais quelques fois déraisonnable mais à présent, je me ferai presque peur à partir si loin de moi sans process parfaitement établi et timé  de retour !

Suis je devenue folle ?

Oui sans doute.

 

Hrrrrrrrruuuuummmm …

 

Dès le moment où j’ai compris que je serai à jamais comme la lettre qui ne peut que voyager timbrée sous peine de ne jamais arriver à destination ou finir en voie de garage ou pire, à la poubelle.

 

Soupir.

 

Pour l’instant, je vole loin de moi comme je peux, en explorant de ci, de là, à la recherche de cette fille que tu voudrais que je sois.

Nan de nan mais elle se trouve où cette trentenaire petite blonde juste pulpeuse à souhait ?

En plus, c’est fatiguant de chercher si loin de moi cette inconnue que tu convoites et qui ne me ressemble pas !

 

Hrrrrrruuuuuuuuuuuuuuuuuuuuummmmmm …… !!!!

 

A m’éloigner ainsi, c’est certain je vais oublier qui je suis, voir pire, ce que je cherche et me retrouver à me glisser dans la peau d’une brune piquante dont tu ne voudras probablement pas.

Te perdrai je alors ?

Ou est ce que je ne me rendrai même pas compte que je n’existe plus pour toi ?

Oublierai je que nous fûmes un jour, un nous ?

Envolé donc tout l’amour qui me pousse à faire ça ?

 

Hrrrrrrrrrrrrrruuuuuuuuuuuuuuuuuuummmmmmmmmmmmmm !!!!!!!

 

A faire quoi ?

M’éloigner de moi ?

Etre quelqu’un d’autre ?

Nan, mais qu’est ce que je raconte là !

 

Et ça n’est pas le pire !

STOP, CA SUFFIT !

 

Suis je tombée sur la tête ?

 

CA SUFFIT LA ! A vrai dire, ma petite chérie, tu te balades, en pitoyable, l’âme à l’air !

 

Tiens, tu es là, toi ?

 

Et heureusement !

Si tu rentrais tranquillement chez toi ? Dans ton corps de quadra grande gigue rousse certes non pulpeuse, néanmoins le tien ?

Ne pas oublier, ma petite chérie, que tu ne dois penser que pour toi, arrêtes de vouloir imaginer ce que lui, il souhaite.

Tu composes certes des histoires d’amour mais la tienne ne s’inventera pas. C’est seulement lui et toi qui l’écrira à votre manière, à votre rythme.

Et bien sûr, si il doit en être ainsi.

 

Tu as raison cependant, je croyais ..

 

NAN !!! ARRETE !!

 

Je déteste quand tu fais ça, à surgir en petite voix off fort énervée ; néanmoins, je suis d’accord sur ma propension à l’exagération excessive, je suis en plus ridicule à me balader ainsi toute nue.

 

Je ne te le fais pas dire et toujours à ton service !

 

Mouais, pas trop de fanfaronnade tout de même, je ne suis qu’une amoureuse égarée, pas perdue pour le reste !

 

Psiitt ! Tu l’as dit ..

 

Quoi, qu’est ce que j’ai dit ? Nan, je n’ai rien dit, rien dit du tout.

Bon et en plus, je suis sûre que ça va me faire mal de me remettre dans ma peau, non mais quelle idiote !

 

Soupir ..Je le confirme, tu es la plus grande ravissante idiote que la terre est portée !

Qu’est ce que je vais bien pouvoir faire de toi !

http://www.youtube.com/watch?v=WZWcbLr074A

nov 21, 2009

As long as you're near me

Un jour je me suis réveillée et j’ai découvert que je voulais devenir meilleure.

 

Parce qu’auparavant j’étais quoi ?

A vrai dire, je ne sais pas.

J’ai pourtant toujours eu l’impression d’être quelqu’un de pas trop mal et d’ailleurs, c’est ce que mon entourage me soutenait jusqu’à présent.

 

Cependant là, j’ai eu envie à ton premier regard, à tes premiers mots posés de me surpasser, de faire les efforts que je n’aurai accomplis pour personne d’autre, hormis sans doute aucun, pour mes enfants mais ce n’est pas l’à propos ou si bien sûr, néanmoins, je vous épargnerai un discours long et fastidieux.

C’est étrange à vrai dire de vouloir ainsi être la personne pour toi la plus parfaite. Enfin, non pas parfaite, je déteste la perfection tout compte fait, elle a quelque chose de malsain même quand elle veut bien faire.

Qu’est ce qu’on ne provoque pas comme bêtises sous couvert de soi disant perfection !

De toute façon, elle ne peut exister puisque si cela aurait dû être ainsi, nous serions tous fichus sur le même modèle avec le même mode de pensée…

Ouf !

Heureusement la diversité, comment avancer sinon ?

 

Bon, tout ça ne me dit pas pourquoi j’ai envie de ça maintenant.

Pourquoi j’ai envie de changer alors que je ne me sentais pas si mal ?

Enfin, nan, ça n’est pas « changer » .

J’ai l’impression de me retrouver en fait, c’est comme si je me redécouvrais.

Celle là qui pointe son nez, c’est celle qui me regardait dans la glace, il y a quelques temps de cela en arrière et qui contemplait le monde avec ces yeux là d’une assurance sans limite, ceux qui t’observent maintenant.

C’est ça en fait, je me sens plus moi ! Je ne peux qu’éclater de rires ici : avoir noter ça, c’est une galéjade tellement énorme qu’il vaut mieux en rire et à gorge déployée encore !

C’est très bizarre en fait, où m’étais je perdue pendant toutes ces années ?

Est ce que j’ai joué sur le mode Alice dans des terriers trop étroits pour moi, à m’en faire devenir si étriquée que je ne savais plus qui j’étais ?

 

Ce que je sais c’est que ce matin en ouvrant mes yeux, tout a changé.

Je ne veux plus mourir d’amour, je suis bien trop vieille pour ça.

Je ne veux plus de faux semblants, je suis trop fatiguée de tout ça.

Je ne veux plus de futur en hypothétique beauté flamboyante, je suis lassée de ces mots qui sonnent creux dans ces bouches.

Je ne veux plus que l’on me promette la lune et le soleil, je veux juste que tu me regardes comme ça et que l’on avance plus loin.

 

Il aura juste fallu que tu poses ton regard et quelques mots.

Il aura juste fallu que tu m’enlèves ma précieuse robe et que tu m’aimes au plus profond de moi pour faire ressurgir de je ne sais où celle qui aurait dû toujours être là.

Et le plus curieux actuellement, c’est que j’ai peur de formuler ce que je ressens, peur que ces mots devenus usés et salis par ces bouches inconvenantes ne viennent polluer cet étrange apaisement qui m’envahit depuis que tu es là.

Je suis désolée, il m’aura fallu tout ce temps pour comprendre.

Je ne sais pas ce que je suis mais je sais ce que je suis quand tu n’es pas là.

Je te veux toi, c’est tout, c’est comme ça.

http://www.youtube.com/watch?v=M2IoMOQkBx4&translated...

nov 15, 2009

Zéro heure cinquante cinq minutes ...

A presque une heure d’un nouveau jour, je me suis réfugiée sur le canapé ainsi que tu me l’avais préconisée ; néanmoins, malgré tout, je ne peux pas dormir et je me sens quelque peu idiote là de me parler à moi toute seule.

 

Deviendrai je le jouet de mon imagination ?

 

En fait, je l’écris ainsi car j’ai toujours rêvé le voir ainsi posé.

 

Attendez ne trouvez vous pas que cela en jette comme ça ?

Mettez la phrase en bouche et prenez toute la mesure de chaque mot, de chaque lettre composants ce petit bout de texte, et loin de moi le goût de tomber dans le péjoratif!

 

Avoir traversé mon coussinet me laisse complètement stupide.

J’imagine cette blonde partout.

Et surtout, pendu à son cou, à sa peau, sur sa peau que moi, j’aime tant.

Comment un tout petit appel a pu me faire basculer dans cette folie qui je vous l’assure, n’a rien de douce ?

 

Je la déteste cette blonde.

Je le déteste pour me plonger en froid dans un tel désarroi.

Je me déteste de me laisser dériver si loin dans la douleur.

Si loin que je ne me souviens plus de ce qu’il m’a dit ce soir là, lors de son appel, alors que je le croyais rentrant plus tôt pour moi.

Il n’y a que des bribes, des mots épars :

« ce soir » … « Tu sais cette fille blonde » … « Il faut que je la vois » … « C’est important pour moi » …

Je me remémore le raccroché, le sombre soudain de mon âme, mon réveil, mon sac fait à la hâte et mon départ mécanique en refuge chez mon amie.

 

Deux semaines sont ainsi passées, sans que je ne sache comment, à vivre en dehors du temps, en dehors de moi.

Il a appelé tous les soirs, il a sonné tous les jours et fait l’inverse aussi.

Cependant, mon amie ne l’a pas laissé m’approcher.

Jusqu’à ce qu’il trouve le moyen de lui expliquer.

Jusqu’à cet après midi où elle m’a conduite à ma maison, à notre maison sous le prétexte de récupérer mon coussin préféré pour que je recommence à écrire et guérir.

C’est ainsi que j’ai poussé la porte d’entrée en me demandant ce qu’il y avait de neuf au royaume du soi disant joli…

Forcément quelque chose de pourri dans ce coin autrefois de paradis ?

Hum…

Faut il soulever les tapis ?

Regarder sous les meubles ?

Soulever les tableaux ?

Un faux plafond peut être ?

Une latte de parquet qui s’échappe ?

Bon alors quoi ?

Quoi là ?

Sur la vitre aux yeux de tous, juste dissimulé par les jeux de lumière et de l’ombre ?

Il est certain qu’il n’y a pas de meilleure cachette que celle ci…

 

Et je me rendis compte subitement de toute l’étendue de ma stupidité.

Moi, la nunuche du cœur, souveraine en bêtise première !

 

Car là écrit de sa main sur les carreaux, dans la buée, était noté :

« Souviens toi.

Souviens-toi que je ne veux que toi.

Et toi, que veux tu ? »

 

Fichtre, je me rappelle !

 

Tous les mots de ce soir là me reviennent en chevaux au galop, ils passent au ralenti maintenant pour que je les saisisse bien un à un.

Et je comprends que mon esprit n’a entendu que ce qu’il voulait entendre et lu ce qu’il voulait bien lire.

Je suis rouge de désarroi.

Je suis rouge de colère.

A vivre dans mes mondes j’en oublie l’essentiel : n’être qu’à l’écoute de mon amour.

Grrrrrrrrrrrr …

Et je me retourne et il est là.

Je plonge dans ses yeux, le reste n’a plus d’importance.

 

- Que veux tu ?

- Juste toi.

nov 11, 2009

Dormance en égarement ...

Les jours passés à dormir et à se réveiller…

A faire l’amour en mettant le pays qu’est devenu notre lit à l’envers de l’endroit, à s’abreuver de l’un de l’autre en étanchant cette soif irrésistible qui me fait dire que loin de toi, je ne suis qu’un désert sans vie et l’on sait pourtant qu’il n’y a rien de plus grouillant que ce lieu là.

 

Les jours passés à dormir…

Seule dans ce lit où tu m’apparais encore quelques fois, où ma peau est en désespoir de la tienne, où mon corps est en désespérance du tien, où je suis en désolation de toi.

 

Les jours passés à dormir et à s’égarer…

A se réfugier dans un monde où tu es encore là, où ton odeur traîne encore partout, où vivre avec toi est le seul possible …

 

La nunuche du cœur soupire et ne respire qu’en demi souffles.

Son coussinet ne la retient plus, mais plus du tout…

 

Et le temps s’enfuit encore dans les silences des mots empesés, englués …

Chut…

Nan !

Si, chuuuutttt … Et dors dans le canapé.

 

 

- Que veux tu ?

- Juste toi.

oct 31, 2009

En trente et un octobre ...

Le jour entre rêve et réalité …

Le jour où je rejoints sans restriction mon pays secret.

Le jour où je retrouve les gens que j’aime, que je leurs parle de ma vie.

Le jour où je me dis qu’une petite heure, c’est bien peu de choses…

Les conseils fusent, les idées bonnes ou mauvaises aussi ..

Je ressors en premier novembre, certes fourbue et la tête pleine de brouhaha, cependant apaisée en espérant déjà l’an prochain, où l’équilibriste que je deviens alors, exécute son numéro en excellence …

 

Elle sourit comme toujours.

Elle se dit qu’Elle a fait le bon choix au final.

Elle qui ne doit se permettre aucun écart même infime soit il, pour que le chemin continue d’aller dans son sens…

Elle ne manquera pas de lui susurrer au creux de son oreille qu’Elle est toujours aussi contente de la retrouver, cette nunuche de cœur trop humaine.

Le choix avait été bon.

Elle en reste persuadée même si cela laisse à supposer qu’il faudra bientôt la préparer au plus grand bouleversement de sa vie…

Elle sourit encore en pensant qu’il y a des gens ici bas qui l’envisagent comme l’entité la plus froide en existence et pourtant, certains savent qu’Elle devient au cours des temps, un tantinet « sentimental » : aller s’enticher de cette fille là pour Elle, la Faucheuse, puisque c’est ainsi qu’on la nomme, qu’elle comble !

 

Et la nunuche sourit aussi, la voix si basse et si douce devenue si familière lui a glissé le salut qu’elle attendait déjà …

Elle sortira sous le soleil en respirant grandement et en laissant toutes ses histoires en bribes, en murmures, en cascades, en flots tumultueux se déverser en elle et se ranger tranquillement en toute quiétude de savoir qu’elles pourront resurgir en tout éclat lorsque le crayon courra sur le cahier aimé.

Mais cela sera demain …

 

Maintenant, il fallait déjà se préparer à l’heure la plus longue et la plus dense de l’année, en retrouvailles immortellement mortifiantes pour la plupart et pourtant, en y réfléchissant bien, puisque chacun peut saisir tout au plus simple, cela est aussi un clin d’œil mort de vie …

Bien sûr, d’autres dans cet intervalle, s’amuseront à se faire la peur de leur vie et y arriveront sans nul doute…Quand Elle s’approchera juste à ce moment là, si parfaite à l’image qu’ils avaient d’Elle.

Néanmoins, vous conviendrez qu’il faut bien que le chemin aille dans le même sens !

oct 26, 2009

Message de la nunuche du coeur à son homme extraordinaire ...

Chut …

Chuuut !

Ne bouges pas !

Ne protestes pas !

Laisses moi faire !

Laisses juste mes mains s’égarer sur toi en douces caresses …

Chut ….

Chuuuuut !

Laisses mes mains explorer ton corps qu’elles aiment tant …

Chut …

Chuuuuuuuut !

Rires …

D’accord … Tu es le vin et je suis la coupe …

D’accord … Mes yeux brillent de mille éclats …

D’accord … Ma bouche n’appelle que toi …

D’accord … Mon corps n’est fait que pour toi …

D’accord.

 

-« Que veux tu ? »

-« Juste toi . »

 

  

http://www.youtube.com/watch?v=gtdW6YQ9EpQ<...

 

oct 17, 2009

Faille en vie de nunuche ...

La nunuche du cœur que je suis a du mal à dormir seule, sans lui.

 

Cela faisait deux jours qu’il était parti lui, son homme extraordinaire.

Cela faisait deux jours qu’elle dormait en pointillés d’un sommeil agacé.

Forcément cela la rendait en journée, plus apathique, à s’endormir presque ou complètement sur son coussinet.

 

Son crayon tout déconfit d’une part, de partir en rature brusque et incontrôlée sur le cahier quelque peu médusé et surtout, d’autre part, de rester encore en main en équilibre entre réalité et rêve.

Irait il coucher ce qu’il entendait alors qu’elle dormait ?

Nan, nan !

Il resterait l’outil fidèle et attendrait courageusement en souhaitant ardemment qu’elle ne le lâche pas, où roulerait il sinon ?

 

La nunuche, en ces jours d’absence, faisait tout en peu.

C’est comme si sa vie passait en mode mini et tous ces mots qui s’installaient alors paresseusement entre les carreaux et les lignes disparaissaient en général, au retour de cet homme qu’elle aimait tant.

Cela se passait régulièrement ainsi, jusqu’au jour où son téléphone lui signala l’arrivée de ce curieux sms annonçant son retour alors qu’il était censé ne rentrer que quarante huit heures plus tard.

 

Le cœur de la nunuche fit un bond.

Il fallait être prête pour son retour : un petit dîner en toute simplicité comme ils aimaient tant et ça serait parfait, l’amour et les baisers échangés inclus au menu avec places multiples et interchangeables.

Elle retrouva le sourire.

Elle s’excusa auprès de son cahier pour les pages découpées et de son crayon, pour les frayeurs causées. Elle les remercia de leur patience et de leur compréhension, puis, fonça en cuisine.

 

Deux heures plus tard alors que la maison chantait déjà en fête le retour de son homme si extraordinaire, elle se décida à l’appeler pour connaître la précision temps quant au « toute à l’heure » indiqué.

Elle eut son répondeur sur lequel elle posa son interrogation.

 

Tandis que trois heures et douze messages plus tard il appela enfin, elle lui répondit en toute hébétude, enregistra l’explication qu’il lui donna et s’écroula sur son coussinet avec le sentiment étrange que celui çi ne la supportait plus.

 

C’est ainsi que fût semé la graine, celle de la blonde détestée, celle là même qui serait aimée de lui… Enfin, c’est ce que croyait fermement la nunuche du cœur au moment où elle glissa en turpitudes idiotes au travers de son coussinet…

 

-« Que voulais tu ? »

-« Juste lui. »

oct 11, 2009

Brève d'un soir ...

La nunuche du cœur que je suis, était quelque peu fébrile ce soir.

Son homme extraordinaire l’accompagnait ainsi pas de soucis, tout irait bien.

 

Alors pourquoi cette boule dans le ventre ? Pourquoi ce tumulte dans la tête ? Pourquoi s’en faire ?

 

La robe de soie qu’elle avait choisie, l’épousait à merveille, les pendants d’émeraude rehaussaient juste un peu l’éclat de ses yeux, ses pieds ne souffriraient pas chaussés de si hautes sandales et pour une fois, ses cheveux étaient disciplinées ou presque, en un chignon de circonstance…

 

Elle détestait ça en fait.

Elle préférait de loin rester à vivre cachée entre son amour et ses mots.

Cependant, elle n’avait pas le choix puisque c’était écrit dans son contrat, elle s’exécuterait sans sourciller.

Et puis, quelque part, l’observatrice qu’elle était, avait besoin de se gaver d’images, d’impressions qu’elle ne côtoyait certes pas, en restant posée tranquillement sur son coussinet.

 

Elle estompa le rouge à lèvres et sourit.

Elle ne pensait qu’à leur retour à la maison en fait et se demandait juste en combien de temps, il effacerait tout ça, cette nunuche là du soir grand apparat..

 

-«Es tu prête ? »

-« J’arrive ».

 

Il fallait y aller.

Elle sût au regard qu’il posa que, même, cette nunuche là savait l’émouvoir.

Il lui posa son châle sur les épaules, elle avait décidément le don de toujours le surprendre …

 

-« Que veux tu ? »

-« Juste toi ».

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=AHnZ_vtyJ6E<...

(So close to reaching that famous happy end)

oct 03, 2009

En pom-pom girl ...

La nunuche du cœur que je suis a une particularité particulière : elle n’est fan de personne, à part de lui, son homme si extraordinaire.

 

Donc, quand il y a quelque chose dans sa vie à lui induisant le besoin d’une forme d’aide à la manière du méga coup de douceur dynamitée, je suis là .

Je me sens à ma manière sa pom-pom girl en titre, prête à donner du pompon et de la voix, sautillante et pimpante à souhait …

 

Quitter mon cahier et mon crayon pour m’attacher à ce genre de rôle est un sincère exploit de ma part.

Cependant, à vraie dire, il vaut bien que je me transforme quelque fois, en sa plus grande alliée trépidante à la dynamique dynamisante, euphorisante et énergisante …

 

Nous savons tous qu’il n’y a rien de mieux et de plus efficace que le coup de fouet par le rire …

Nous savons tous que pour l’autre, nous pouvons endosser tous les rôles ou presque …

Nous savons tous que pour l’autre, nous pouvons soulever toutes les montagnes, assécher les mers, lever la lune ou le soleil avec le même éclat, dire aux étoiles de s’allumer en un claquement de doigts… Et tellement, d’autres choses qu’il serait déplacé de citer ici, risquant de flanquer une sérieuse baisse de moral au super héros patenté et je ne vous dis pas, le boulot pour sa douce et chère moitié  

 

Plus sérieusement.

Même si je n’ai pas l’air de la super héroïne, je peux posséder pour un temps restreint, certes, sa même efficacité parce que c’est lui l’être qu’il faut « sauver » .

Vous rendez vous compte ?

Lui, cet homme si extraordinaire qui remplit ma vie, mon corps, mon âme peut avoir besoin de moi, juste pour le petit déclic retardé pour cause de ? Mais, on s’en fout après tout. L’essentiel est de savoir lever le nez, laisser mes mots en suspens et agiter mes pompons en toute précision efficace .

 

Parce que vous l’aurez compris, je suis un tantinet souvent dans mes mondes, mes histoires crées de toutes pièces.

Je ne suis, et le confesse, que la dresseuse de mots se bousculant et voulant être tous au premier plan pour accomplir avec le plus de justesse leur rôle.

Et il n’est vraiment pas aisé pour lui, qui m’accompagne, de vivre au côté d’une apprivoiseuse de consonnes et de voyelles sauvages à la seule fin d’une histoire sans répit, d’un souffle haletant jusqu’au point final.

 

Néanmoins j’ai une chance inouïe : cet homme n’a rien de commun avec le simple.

J’ai comme l’impression parfois qu’il n’a été fait juste que pour moi et que la réciproque est résolument avérée.

Alors si je dois devenir funambule malgré ma sainte horreur du vide, je le ferai !

 

Pourtant, mon crayon s’agite déjà en protestation gribouillante dérangeant le sens d’esthétisme si cher à mon cahier. Il me susurre que je ne pourrai pas le poser définitivement pour cet homme là.

Ah ?

Ah !

Sans doute as tu raison, petit instrument, mais nous savons tous les deux que ça ne serait plus moi et que par conséquent, cet homme là, comme tu dis, ne serait sans doute plus à moi, comme je ne serai plus à lui …

 

 

Il lève les yeux en quittant mes bras, dans lesquels il s’est serré si fort que j’ai crû mourir mille fois.

Il me contemple si intensément que je sens mon âme défaillir sous tout l’amour du monde juste concentré dans ce regard là.

Et il sort vers sa vie sauvage à lui qui l’attend de pied ferme en le narguant sans nul doute du bon coup qu’elle croyait lui jouer…

 

 

-«  que veux tu ? »

-«  Juste toi » .

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